Mardi 16 décembre 2014
14 min

Les marionnettes

Reportage de Jean-Baptiste Urbain au Mouffetard, Théâtre des arts de la marionnette, et réactions de sa directrice, Isabelle Bertola.

Les marionnettes
(©MaxPPP)

Ainsi font, font, font les petites marionnettes... Les petites marionnettes qui le sont de moins en moins, "petites" : le genre s'adresse aussi aux adultes. Depuis près de 30 ans, il existe une Ecole nationale supérieure des Arts de la Marionnette, à Charleville-Mézière et depuis un an, à Paris, un lieu lui est dédié : le Mouffetard-Théâtre des Arts de la marionnette. Dont Isabella Bertola, la directrice, est l'invitée du dossier du jour.

Jean-Baptiste Urbain est parti en reportage dans ce théâtre particulier : ce jour-là, il a assisté à un spectacle plutôt pour les petits, un jour de semaine, pour les scolaires, donc. Plusieurs classes de maternelle, de CP entrent dans la salle. On rigole, on s'agite un peu, mais les institutrices veillent au grain : elles placent certains élèves juste à côté.

Une musique toute douce, sans paroles... Quel est donc ce spectacle ? Le spectacle s'appelle "Couac", et est court, pas plus d'une demi heure. Une sorte de variation autour du "Vilain petit canard". Sur scène, on voit des projections d'images animées, des effets d'illusion. La chorégraphie maladroite d'un oeuf géant et - ô surprise - une actrice, puis deux, apparaissent en chair et en os.

il y a certes de la marionnette dans le spectacle, mais on est bien loin du Guignol des Jardins du Luxembourg (à quelques embaclures de là). A la sortie du spectacle, que pensent les jeunes spectateurs ? Le public est unanime et, du côté des adultes, même enthousiasme. Nadine Hivé est professeur des écoles dans le 5è arrondissement, c'est la 1ère fois qu'elle emmène sa classe au Mouffetarf. Elle est ravie de ce théâtre nouveau de la Marionnette.

Sur scène, deux comédiennes. L'une plus dans la chorégraphie, l'autre dans la manipulation. La metteur en scène, Angélique Friant est elle aussi actrice, à l'origine. C'est au fil des rencontres qu'elle a pris goût à ce genre théâtral qu'elle compare aux effets spéciaux pour le cinéma. Comme beaucoup, elle avait des clichés, en tête. Mais, même pour les plus petits, auxquels ce spectacle, "Couac", s'adresse, elle est désormais convaincue que l'on peut tout faire : les techniques sont libres. Et cette scène du Mouffetard l'est également.

Ailleurs sur le web

Sur le même thème

L'équipe de l'émission :