Mardi 9 septembre 2014
18 min

Les langues anciennes vont-elles mourir ?

Reportage de Jean-Baptiste Urbain dans une classe de 3ème en grec ancien, avec intervention de François Martin.

Invité à réagir sur le dossier du jour : François Martin, Vice-Président de la CNARELA, Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes.

Il faut sans doute beaucoup de passion pour transmettre la passion des langues anciennes. L'enseignement a changé de nom, symbole d'une évolution, et devient "Langues et cultures de l’antiquité" : on enseigne toujours des bases linguistiques, mais elles ne représentent plus maintenant qu’une partie de l’enseignement.

L'apport culturel et civilisationnel est très important, et constitue finalement la première motivation des élèves. Les classes ne sont pour autant plus des "réservoirs à bons élèves" comme le note une professeure principale.

Pour François Martin, on est entré dans une "nouvelle époque" : l'enseignement a considérablement changé. "On sent une véritable envie" des élèves de découvrir latin et grec. De plus, cet enseignement permet de créer des ponts avec l'actualité, la réinterprétation des mythes dans le théâtre du XXe siècle, dans le clacissisme... Mais il y a toujours une réelle importance de la langue, et la même volonté d'apporter un accès au texte original.

Pour autant, les langues anciennes sont en concurrence permanente : les horaires sont plus difficiles (heures du déjeunes, avant les cours...), elles entrent aussi en concurrence avec les autres options.

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