Vendredi 21 novembre 2014
15 min

Les ateliers d'écriture

48 heures pour écrire une nouvelle sur un thème donné, c'est le concours que lance ce soir à 19 heures un éditeur, Edilivre, spécialisé dans l'édition numérique de manuscrits. Reportage de Jean-Baptiste Urbain.

Les ateliers d'écriture florissent en France. À quoi servent-ils ? Qu'est-ce qui s'y passe ? Est-ce fait pour vous ? Ce sont les questions posées dans ce dossier du jour, et auxquelles le reportage de Jean-Baptiste Urbain et les interventions de l'écrivain François Bon apporteront des éléments de réponse.

Jean-Batptiste Urbain s'est rendu dans un atelier d'écriture, rue Saint-Jacques (Paris), un quartier d'éditeurs. Ce n'est donc pas par hasard si Aleph (c'est c'est le nom de cet organisme spécialisé depuis 30 ans dans les ateliers d'écriture) s'y est installé. Le jour du reportage, l'atelier est en pleine session "Ecrire un roman" : réunis autour d'une longue table, les huit participants se concentrent sur un exercice lancé par le formateur, Olivier Targowla. Il est écrivain et anime depuis 22 ans des ateliers d'écriture : à charge pour lui d'apprendre des techniques, de guider, de corriger, et d'écouter, beaucoup.

Pour suivre ces journées d'atelier - 15 journées entières réparties tout au long de l'année - les participants ont tous auparavant suivi d'autres ateliers d'initiation. Ici, ils approfondissent et perfectionnent leur écriture. Chacun écrit son propre roman, avec une histoire qu'il a choisie puis le formateur aide les participants à construire, à nourrir leur récit.

En discutant avec les participants de cet atelier, il ressort l'aspect libérateur, bien connu, de l'écriture. Mais contrairement au journal intime, ici, le formateur Olivier Targowla insiste sur le lecteur auquel les apprentis écrivains s'adressent. Tous ont cette envie : envoyer un manuscrit pour être lu par le plus grand nombre, comme le confie Pierre Jordan, un autre participant. Ce n'est pas un cours professoral : chaque participant doit lire à haute voix, à tour de rôle, des pages entières de texte. L'échange est un fondement de ces ateliers.

15 journées de formation de 7 heures, reviennent 1440 euros si vous êtes un particulier, soit environ 13 euros de l'heure. De plus, certains organismes comme l'Aleph, sont pris en charge dans le cadre de la formation permanente. Dans le cadre d'un Droit individuel à la formation (DIF), les entreprises peuvent donc financer une formation pour, par exemple, écrire des nouvelles.

François Bon enseigne dans des ateliers d'écriture, que ce soit à Sciences Po Paris ou en prison... L'écriture et le rapport à soi est le sujet abordé dans son nouveau livre "Fragments du dedans " paru chez Grasset.

L'équipe de l'émission :