Mercredi 26 novembre 2014
14 min

Le Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil

Reportage de Jean-Baptiste Urbain au Salon du livre et de la presse jeunesse, qui se tient à Montreuil du 26 novembre au 1er décembre 2014.

Le salon du livre jeunesse ouvre ses portes aujourd'hui à Montreuil (Seine-Saint-Denis). C'est la 30ème édition de cet événement, premier du genre en Europe. Comment se porte ce secteur de la littérature jeunesse ? Comment a-t-il évolué ? Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, Jean-Baptiste Urbain propose un reportage, accompagné des réactions de Florence Seyvos, romancière et auteur de nombreux livres destinés aux jeunes lecteurs, mais également coscénariste des films de Noémie Lvovsky.

Mais d'abord, comment le livre jeunesse a-t-il changé en trois décennies ? Jean-Baptiste Urbain s'est rendu à Montreuil, à quelques heures de l'ouverture du Salon. Il n'y avait encore aucun enfant dans les travées, juste des manutentionnaires et des éditeurs qui préparent avec beaucoup d'attention leurs stands.

Il faut dire que plus de 160 000 visiteurs, petits-et grands, comme on dit, sont attendus jusqu'à lundi prochain. La jeunesse représente désormais le deuxième secteur en termes de vente dans l'édition. Pourtant, ce n'était pas encore le cas il y a trente ans, comme se souvient Jean-Marie Ozanne, éditeur et libraire, l'un des pionniers du salon.

La création a changé en 30 ans : d'abord sur la forme, les livres ont évolué. On trouve par exemple aujourd'hui beacoup plus d'albums dits "pop-pup ", c'est à dire en trois dimensions avec des pliages de papiers. De nouveaux thèmessont également apparus, dont certains tabous autrefois.

Le livre jeunesse, ce sont aussi des classiques : si vous vous promenez dans les travées du Salon de Montreuil, vous trouverez les livres de Tomi Ungerer, de Claude Ponti, les Ernest et Célestine de Gabrielle Vincent... Soit qu'ils n'ont été réédités, soit qu'ils n'ont jamais cessé de l'être. Un phénomène "vintage" que nous décrit Guillaume Fabre, directeur adjoint de la célèbre maison d'édition "L'école des loisirs".

À entendre ces interlocuteurs, on a l'impression que la modernité, la télé, les jeux vidéos, n'ont pas d'influence sur ce secteur de la littérature jeunesse. Au Salon de Montreuil, on ne verra que de la littérature créative, artistique, souvent européenne pour ce qui est des livres pour les plus petits.

En revanche, Jean-Baptiste Urbain est allé, pour finir, dans une grande librairie jeunesse, Le Divan, à Paris (XVe arrondissement) : ici, on vend des classiques, des livres créatifs, avec des petits mots du libraire, comme pour les livres pour adultes, mais, comme nous confie Mathilde, responsable des albums jeunesse, il y a quand même une nette influence du petit et du grand écran.

Le livre jeunesse est influencé par l'adaptation de films américains mais, quoi qu'il en soit, le marché voit son chiffre d'affaire continuer de progresser. Désormais c'est le second secteur le plus important de l'édition, en chiffre d'affaire, derrière la littérature générale.

Petite bibliographie des livres de Florence Seyvos sur le site Internet de l'école des loisirs.

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