Jeudi 11 décembre 2014
15 min

Compositeur, un métier qui s'apprend ?

Comment apprendre à composer ? Reportage de Jean-Baptiste Urbain, et réactions de Frédéric Durieux, professeur de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

Profession : compositeur. Chaque année, des élèves du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris - entre autres - sortent diplômés, titulaires d'un prix. Mais que font-ils après ? Peut-on vivre aujourd'hui de son art, en France ? Qu'apprend-on dans une classe de composition ?

Après le reportage de Jean-Baptiste Urbain, Frédéric Durieux - l'un des trois professeurs de composition du CNSM de Paris - est invité à réagir sur ces questions.

Jean-Baptiste Urbain propose un reportage à l'Amphithéâtre de l'Opéra Bastille, à Paris, où se déroulait la répétition d'une oeuvre écrite à quatre mains, intitulée "Maudits les innocents", sur un livret de Laurent Gaudé. Sur scène, on trouve des solistes de l'Atelier lyrique, le comédien Didier Sandre, et la maîtrise des hauts de Seine avec le choeur d'enfants de l'Opéra de Paris.

C'est l'Opéra national de Paris qui a commandé à quatre élèves compositeurs du CNSM la mise en musique de cette oeuvre : quatre actes, soit un acte par compositeur. Parmi eux, Didier Rotella, l'un des élèves de Frédéric Durieux. Didier Rotella a 32 ans et a suivi le cursus de 5 ans au CNSM de Paris, où il vient de passer son prix de master. Au micro de Jean-Baptiste Urbain, le jeune compositeur témoigne de sa passion pour la composition, et sur son orientation, très jeune, vers ce métier. Il assiste alors à la répétition de son oeuvre, mais ne semble guère affecté par cette situation. Ce qui est étonnant, c'est que, à quelques jours de la création, on ajuste encore, on modifie certains passages, sur proposition du compositeur ou du chef (Guillaume Bourgogne).

Le compositeur Didier Rotella demande d'essayer un passage avec sourdine, puis sans. On pourrait imaginer que c'est contraignant pour l'instrumentiste qui a déjà travaillé sa partition, mais bien au contraire, Marc Pradel - le trompettiste - est ravi.

"Maudits les innocents " est présenté du 13 au 19 décembre à l'Opéra national de Paris.

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