Le Disque classique du jour
Magazine
Mercredi 29 décembre 2021
30 min

The last studio Recordings – Ivry Gitlis

Il y a un an disparaissait le violoniste Ivry Gitlis. Le label Arion fait paraitre un album de son dernier enregistrement studio. Un album qui réunit les morceaux qu’il a joués toute sa vie. C’est notre disque classique du jour.

The last studio Recordings – Ivry Gitlis
The last studio Recordings – Ivry Gitlis, © *

Initié au violon à l’âge de six ans, il donne son premier concert à peine un an après. Encouragé par le musicien Bronislaw Huberman, Ivry Gitlis part pour l’Europe. Il continue ses études en 1932 avec Jules Boucherit  au CNSM de Paris (où il obtient un premier prix en 1934) et avec le violoniste éminent Carl Flesch  à Londres. Il travaille aussi avec Jacques Thibaud  et Georges Enesco, deux grandes figures du violon, et rencontre également Jascha Heifetz  et Théodore Paskus.

Suite à sa participation au Concours Jacques Thibaud  en 1951, la carrière d’Ivry Gitlis commence à prendre forme. Il enregistre immédiatement son premier disque Le concerto à la mémoire d’un ange  d’Alban Berg, un enregistrement récompensé par le Grand Prix du Disque. Il devient en 1955 le premier violoniste israélien à aller jouer en URSS suite à sa rencontre de l’imprésario Sol Hurok. Il se produit en concert avec de nombreux grands orchestres et sous la direction des chefs tels que  Zubin MehtaDanie lBarenboïmHans RoshaudStanislaw WislockiEugene Ormandy, et William Steinberg.  Salué par les plus hautes récompenses en France tout comme à l’étranger, Ivry Gitlis est également recherché comme interprète pour les créations de nombreux compositeurs contemporains, dont Bruno Maderna  et Iannis Xenakis.

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Dans ce qui s'avère être son dernier enregistrement officiel en studio avec orchestre, ce magicien du violon a réuni des morceaux qu'il avait joués toute sa vie, dont la plupart il a enregistré plusieurs fois avec accompagnement de piano. Notamment ses miniatures préférées de Kreisler, jouées sur toutes les plateformes de concert du monde avec le charme irrésistible de ce beat personnel, ou encore ce Nigun de Bloch qui peut vous faire pleurer. Mais il contient aussi deux courts morceaux de Rodrigo et Bizet, inédits dans sa discographie.

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