Le cri du Patchwork
Magazine
Dimanche 18 octobre 2015
1h

Expérience (1/3) : Expérience, expérimentation

Première épisode d’une nouvelle thématique : l’Expérience. Nous recevrons Matthieu Saladin, artiste, musicien et maitre de conférences en arts sonores, pour parler de la grande famille des musiques expérimentales. Et comme chaque dimanche, un zoom sur une œuvre plus ou moins récente, et un son.

SONOTHEQUE
SONOTHEQUE

Stéréo

“Mais la stéréophonie, qu’est-ce que c’est?”

Giovanni Gabrieli, Canzon VIII à 8
Gabrieli Consort, Paul McCreesh (direction)
AP [453427-2]

David Bowie, Space oddity
EMI [DBSOCD 40]

Dans Space Oddity en 1969, les voix de David Bowie et les instruments sont répartis de chaque côté, le centre n’étant réservé qu’à certains effets ou les solos. Une expérience d’écoute loin de la réalité mais caractéristique d’une époque d’expérience sonore.

Beach Boys, Surfin Safari
Easy Action Recordings [EARS061]

Combien de disques des Beatles par exemple ont été réédité en fausses stéréos pour pouvoir être diffusée sur les nouvelles chaines de diffusion stéréo ? Parfois allant à l’encontre de la musique.

Roy Orbison, Domino
Design Records (Orbiting with Roy Orbison)

A partir de 1966, on écrit pour la stéréophonie. Parfois comme une expérience hallucinatoire. Une image de l’effet du LSD tel que le conte les Pink Floyd dans leur premier opus en 1967, avec Interstellar Overdrive. Où le passage d’une oreille à l’autre est appuyé par un silence complet de l’autre.

Pink Floyd, Interstellar Overdrive
EMI [CDP 7463842]

Steve Reich, It´s gonna rain
Nonesuch [979169-2]

Louis Andriessen, Hoketus (1976)
Bang on a Can
Cantaloupe [CA21012]

Louis Andriessen, en 1976, dans Hoketus, place face à face deux ensembles se renvoyant la balle. Pendant plus de 20 min, on assiste à un ping-pong, à un hoquet frénétique et hypnotisant.

Barney Wilen and his amazing free rock band, Dear prof Leary
SPV [441062 CD]

Xavier Garcia, Radiorama - “Réglage stéréo”
Signature [SIG 16001]

Pour le compositeur Luc Ferrari, jouer avec les canaux de la stéréophonie l'amène à écrire en 1984 un Dialogue ordinaire avec la machine ou trois fables pour bande doucement philosophique. Ou comment pénétrer dans les questionnements du bidouilleur acousmatique sous forme d'un conte surréaliste.

Luc Ferrari, Dialogue ordinaire avec la machine ou trois fables pour bande doucement philosophiques
INA [G 6017]

Arel Bulent, Stereo electronic music n° 2
New World Records [80644-2]

ENTRETIEN
ENTRETIEN

Matthieu Saladin, artiste et Maître de conférences

Matthieu Saladin est artiste, musicien, et maître de conférences en arts sonores à l’université de Paris VIII.

John Cage, Atlas Eclipticalis, 1960

  • Version de chambre, Live performances, llDecember 1983, CornishTheaterat the Cornish Institute, Seattle,Washington
    New Performance Group
    Mode [MODE 3/6]

John Cage, Atlas Eclipticalis, 1960

  • Version orchestrale, Live performance,26February 1988, Crowell Hall atWesleyanUniversity, Middletown, Connecticut
    Orchestre de l’Université de Wesleyan, HarttContemporaryPlayers, Melvin Strauss (direction)
    Mode [MODE 3/6]

Christian Marclay, Record Without A Cover
Recycled Records, 1985

ToneYasunao, Solo For Wounded CD
Tzadik, 1997

Tom Johnson, An Hour for Piano
Jeroen van Veen (piano)
BrilliantClassics [8551/8]

Emmanuel Holterbach, 23 panoramas de fréquences (Galerie Roger Tator, 2010)
Galerie Roger Tator [9782953314014]

Webographie :
http://www.matthieusaladin.org
http://sonic.lequai.fr
http://editionsprovisoires.free.fr/catalogue.html

Publication : L'expérience de l'expérimentation, Yvan Étienne et Matthieu Saladin (dir.), 2015, Instants Chavirés / Presses du réel.

ZOOM
ZOOM

Earle Brown, Four systems

Sur la partition, seulement des traits, répartis sur quatre systèmes parallèles, comme si l’oeuvre était à jouer par quatre musiciens. Mais en fait non. On peut la jouer seul ou à 100.

Earle Brown, Four systems
Sabine Liebner (piano)
Wergo [WER 6745 2 ]

“L’oeuvre doit être interprétée dans n’importe quelle direction à partir de n’importe quel point dans l’espace défini de la partition, pour une durée indéterminée.”

Earle Brown, Four systems
Erberhard Blum
HatHut Records [ART CD 6147 ]

Avec Folio et Four Fragments, Earle Brown est le premier à réellement composer ce que l’on a appelé une forme “ouverte”, qui n’est pas figée pour une unique interprétation, comme nous l’entendons dans les 4 versions que nous avons sélectionnées pour ce Zoom. C’est la même oeuvre, mais ce n’est pas la même oeuvre.

Earle Brown, Folio : Four systems (1954) - Pour piano ordinateur et traitement éléctronique
Michael Duagherty (piano)
New World Records [80650-2 ]

Earle Brown, Four Systems
Earl Brown (trompette), interprètes divers
Tzadik [TZ 8028 ]

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