Le concert du dimanche
Concerts
Dimanche 27 août 2017
1h 58mn

La Symphonie n°3 de Mahler à Montpellier

La Catalogne est mise à l'honneur ce dimanche, avec cette interprétation de la Symphonie n°3 de Gustav Mahler enregistrée dans le cadre du festival de Radio France Occitanie Montpellier.

La Symphonie n°3 de Mahler à Montpellier
Affiche festival Montpellier 2017, © Radio France

Concert donné le 16 juillet 2017 à l'Opéra Berlioz au Corum à Montpellier, dans le cadre du Festival de Radio France Occitanie Montpellier.

Gustav Mahler
Symphonie n°3 en ré mineur

Cristina Faus, contralto
Cor de Noies i Cor Infantil de l’Orfeó Català
(Buia Reixach and Glòria Coma, direction)
Jove Orquestra Nacional de Catalunya
Direction : Manel Valdivieso

C’est encore l’été en France et dans beaucoup de pays, et la musique qui nous occupe aujourd’hui a justement un parfum d’été. D’abord parce qu’elle a été imaginée pendant l’été (deux étés consécutifs même), et ensuite parce qu’elle est un grand poème de la nature, cette nature dont nous prenons mieux conscience encore l’été, car nous en avons le temps.
Cette musique, la troisième symphonie de Gustav Mahler, s’est offerte dans ses dimensions impressionnantes le 16 juillet à Montpellier.

Elle était jouée par de jeunes musiciens : l’Orchestre National des Jeunes de Catalogne (auquel s’ajoute un chœur d’enfant et de femmes de Catalogne)
Mahler a composé cette troisième symphonie dans une cabane au bord d’un lac en Autriche. Un endroit où il recevait ses amis, et alors que le chef d’orchestre Bruno Walter lui rendait visite justement, il lui aurait dit cette jolie phrase : « Ne regardez pas le paysage, il est tout entier dans ma symphonie ».
Imaginons-nous donc au bord de ce lac : tout nous y autorise !

Autre élément important lorsqu’on écoute ce grand poème de la nature et de la création, le recours à deux textes, deux moments chantés (voix soliste et choeurs).
Le premier poème est extrait d’Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche : Oh Mensch, gib acht !
Le deuxième est issu de son cycle de Lieder Des Knaben Wunderhorn (Le Cor enchanté de l’enfant). Il s’agit du Chant de Mendicité des Enfants Pauvres (Armer Kinder Bettlerlied) qui est une sorte de vision du paradis.

Mahler avait prévu des titres aux cinq mouvement de sa symphonie, pour ensuite les supprimer. On peut s’en souvenir ; ils mettent sur la voix !

L’Eveil de Pan. L’Eté fait son entrée
Ce que me content les fleurs des champs
Ce que me content les Animaux de la forêt
Ce que me conte l’homme (la Nuit)
Ce que me content les cloches du matin (les Anges)
Ce que me conte l’amour

Le premier mouvement de cette symphonie, le plus long des six, est une cosmogonie à lui tout seul. Il fourmille d’éléments : des marches, des fanfares, des musiques de fête, de kermesse et est emporté par une joyeuse folie !
Ce mouvement me donne l’idée d’une autre musique d’inspiration populaire. Elle a été imaginée par un compositeur qui aimait beaucoup la musique de Mahler, c’est l’italien Luciano Berio, à qui il a pris la fantaisie d’arranger à sa manière, dans une instrumentation bien spécifique, des chants populaires de différentes cultures.

En miroir :

Luciano Berio
Folk Songs
Dawn Upshaw, soprano
Extrait du CD "Ayre"
REF DGG

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