Le concert de 20h
Concerts
Lundi 5 juillet 2021
3h 44mn

Les Noces de Figaro en direct du Festival d’Aix-en-Provence

Mozart délivre dans ses Noces de Figaro un vibrant plaidoyer en faveur du droit d’aimer. Dans une mise en scène inventive et burlesque, Lotte de Beer dépeint les rapports de sexe et de pouvoir tels que les voient et les vivent les personnages sous la direction de Thomas Hengelbrock.

Les Noces de Figaro en direct du Festival d’Aix-en-Provence
Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, dir. Thomas Hengelbrock : Andrè Schuen (Figaro), Julie Fuchs (Susanna), Gyula Orendt (Le Comte), Emilano Gonzalez Toro (Basilio) , © Photo by Jean-Louis Fernandez / Festival d’Aix-en-Provence 2021

Wolfgang Amadeus Mozart – Lorenzo Da Ponte / d’après Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, 

Les Noces de Figaro KV 492 

Opera buffa en quatre actes créé le 1er mai 1786 au Burgtheater de Vienne. 

Représentation enregistrée ce 5 juillet 2021 par France Musique et diffusée en direct du Théâtre de l’Archevêché d’Aix-en-Provence. Nouvelle production du Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence en coproduction avec le Teatro Real de Madrid. Avec le soutien de Madame Aline Foriel-Destezet, grande donatrice exclusive du Théâtre de l’Archevêché. 

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Distribution : 

Thomas Hengelbrock  : Direction musicale 

Lotte de Beer : Mise en scène

Andrè Schuen  : Figaro, valet de chambre du Comte, Baryton
Julie Fuchs  : Susanna, Soprano
Gyula Orendt  : Le Comte Almaviva, Baryton
Jacquelyn Wagner  : La Comtesse Almaviva, Soprano
Lea Desandre  : Cherubino, page du Comte, Mezzo-soprano
Monica Bacelli  : Marcellina, gouvernante, Mezzo-soprano
Maurizio Muraro  : Il Dottor Bartolo, Basse
Emiliano Gonzalez Toro  : Basilio, maître de musique / Don Curzio, juge, Ténor
Elisabeth Boudreault  : Barbarina, Soprano
Leonardo Galeazzi  : Antonio, Baryton 

Chœur du CNRR de Marseille
Anne Perissé dit Prechacq  : Cheffe de choeur
Balthasar-Neumann-Ensemble 

Rae Smith  : Décors
Jorine van Beek  : Costumes
Alex Brok  : Lumières
Peter te Nuyl  : Dramaturgie
Alejandra Gonzalez  : Collaboration aux décors
Joyce Henderson  : Collaboration aux mouvements 

Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, direction musicale Thomas Hengelbrock : Lea Desandre (Cherubino) et Julie Fuchs (Susanna)
Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, direction musicale Thomas Hengelbrock : Lea Desandre (Cherubino) et Julie Fuchs (Susanna) , © Photo by Jean-Louis Fernandez / Festival d’Aix-en-Provence 2021
Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, dir. Thomas Hengelbrock : Jacquelyn Wagner (La Comtesse) Gyula Orendt (Le Comte), Julie Fuchs (Susanna), Andrè Schuen (Figaro)
Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, dir. Thomas Hengelbrock : Jacquelyn Wagner (La Comtesse) Gyula Orendt (Le Comte), Julie Fuchs (Susanna), Andrè Schuen (Figaro) , © Photo by Jean-Louis Fernandez / Festival d’Aix-en-Provence 2021
Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, direction musicale Thomas Hengelbrock : Andrè Schuen, Emiliano Gonzalez Toro, Gyula Orendt, Jacquelyn Wagner, Maurizio Muraro
Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, direction musicale Thomas Hengelbrock : Andrè Schuen, Emiliano Gonzalez Toro, Gyula Orendt, Jacquelyn Wagner, Maurizio Muraro , © Photo by Jean-Louis Fernandez / Festival d’Aix-en-Provence 2021
Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, direction musicale Thomas Hengelbrock
Mozart, Les Noces de Figaro, répétitions – mise en scène Lotte de Beer, direction musicale Thomas Hengelbrock , © Photo by Jean-Louis Fernandez / Festival d’Aix-en-Provence 2021

Argument : 

Par Thimotée Picard, Dramaturge du Festival d’Aix 

Acte I. Tout à sa joie, Figaro, valet du comte Almaviva, prend les mesures de la chambre que celui-ci va lui concéder à l’occasion de son mariage. Suzanne, sa fiancée, le met en garde : son emplacement servira idéalement les visées que le Comte a sur elle. Dégrisé, Figaro se promet de prendre son maître à son propre piège. Deux autres personnages se sont jurés d’empêcher ce mariage : l’ancienne gouvernante Marceline, qui souhaite épouser Figaro, et compte pour cela faire valoir un contrat passé entre eux autrefois, et le docteur Bartholo, qui veut se venger de celui qui, naguère, aida le Comte à enlever sa pupille Rosine, devenue depuis comtesse Almaviva. 

Après s’être querellée avec Marceline, Suzanne reçoit les confidences du jeune page Chérubin, tenaillé par ses premiers émois amoureux – envers les femmes en général et la Comtesse en particulier. Parce qu’il est devenu importun, le Comte veut d’ailleurs le congédier. Ce dernier survient justement et Chérubin n’a que le temps de se cacher, assistant à la tentative du Comte de séduire Suzanne. Mais le séducteur doit à son tour se dissimuler quand s’approche le maître de musique Basile, venu interroger Suzanne sur les inclinations de Chérubin envers la Comtesse. Entendant cela, le Comte bondit hors de sa cachette puis sort involontairement le page de la sienne. 

Entre Figaro, suivi des habitants du village venus louer leur maître d’avoir renoncé au droit de cuissage. Le Comte se prête au jeu tout en cherchant à gagner du temps pour faire échouer le mariage. Faisant mine de lui pardonner, il nomme Chérubin officier dans son régiment, l’obligeant à partir sur le champ – sous les encouragements amusés de Figaro. 

Acte II. Seule dans ses appartements, la Comtesse déplore que son époux ait cessé de l’aimer. Suzanne lui relate ses manigances et Figaro propose un stratagème pour le confondre : la Comtesse prendra sur le fait son époux en galant rendez-vous avec Suzanne, qui ne sera autre, en réalité, que Chérubin travesti. 

Celui-ci survient, confessant son amour et ses malheurs. Suzanne commence à le dévêtir, puis passe dans une pièce adjacente, quand le Comte frappe soudain à la porte. Prise de panique, la Comtesse dissimule Chérubin dans son cabinet. Le Comte s’étonne de trouver sa femme enfermée chez elle et, entendant du bruit, se persuade de la présence d’un amant. Elle s’en défend en expliquant qu’il s’agit de Suzanne qui essaie sa robe de mariée. Pour le prouver, le Comte enjoint à l’occupante de sortir mais la Comtesse l’en dissuade. Revenue entretemps, la vraie Suzanne surprend la scène à la dérobée. Le Comte sort chercher de quoi forcer la porte du cabinet, fermant à clef les appartements de la Comtesse et l’emmenant avec lui. Restée à l’intérieur, Suzanne délivre Chérubin, qui fuit par la fenêtre ; elle prend sa place. Quand les époux reviennent, la Comtesse révèle la vérité mais, à sa plus grande stupéfaction, c’est bien Suzanne qui sort du cabinet. Elle affecte d’avoir menti pour susciter la jalousie du Comte qui demande pardon mais demeure méfiant. 

Souhaitant d’ailleurs vérifier les affirmations des deux femmes, il interroge Figaro, revenu chercher Suzanne pour l’emmener à la noce : sur le point d’être confondu, le valet se tire in extremis d’un mauvais pas, aidé par ses deux complices. Entre alors le jardinier Antonio, furieux qu’en sautant par la fenêtre, un homme ait piétiné ses plates-bandes. Figaro s’accuse du délit mais doit encore reconnaître dans le papier brandi par le jardinier et récupéré par le Comte le brevet de militaire perdu dans sa chute par le page. Au moment où il semble tiré d’affaire surgit Marceline, épaulée de Bartholo et Bazile. Elle vient réclamer ses droits : Figaro doit honorer sa dette ou l’épouser. 

Acte III. Un nouveau stratagème est imaginé pour confondre le Comte : faisant mine d’être en meilleure disposition, Suzanne lui donne rendez-vous le soir même dans le jardin mais, cette fois, c’est la Comtesse qui prendra sa place. Manifestant un peu trop tôt sa joie auprès de Figaro sans toutefois lui expliquer la ruse, elle est surprise par le Comte, qui comprend que l’on cherche à le berner, et laisse éclater sa jalousie. 

Marceline prend le Comte à témoin de son différend avec Figaro : il doit respecter son contrat. Pour temporiser, celui-ci argue d’origines nobles et mystérieuses qui l’obligent à avoir l’assentiment de ses parents. Aux indices qu’il donne, Marceline et Bartholo reconnaissent leur propre fils, qui leur avait été enlevé à sa naissance par des voleurs. Surprenant son fiancé dans les bras de sa rivale, Suzanne lui assène une gifle ; mais, informée de la toute nouvelle situation, elle cède à son tour à de plus doux sentiments. La Comtesse se languit du bonheur passé. Sous sa dictée, Suzanne écrit son billet de rendez-vous, qu’elle cachète avec une épingle. Des villageoises viennent rendre hommage à la Comtesse – parmi lesquelles Chérubin, déguisé par Barberine mais rapidement démasqué. Suzanne profite des danses préparant la noce pour glisser son billet au Comte, qui se pique le doigt à l’aiguille – incident qui n’échappe pas à Figaro. 

Acte IV. Barberine se lamente : elle a perdu l’épingle que le Comte lui a demandé de rendre à Suzanne en gage d’accord. S’ouvrant de son malheur à Figaro, elle lui révèle en prime le lieu du rendez-vous. Mais Marceline, qui l’accompagne, ne croit pas à la duplicité de Suzanne. 

Rendu dans le parc du château, et prenant Bartholo et Bazile à témoin, Figaro jure de venger tous les maris trompés. Suzanne et la Comtesse, qui ont interverti leurs habits, s’approchent du lieu de rendez-vous. Prévenue par Marceline de la présence de Figaro, Suzanne fait mine d’adresser au Comte un chant d’amour dédié en réalité à celui qu’elle aime sincèrement. 

Pendant ce temps, Chérubin fait une cour pressante à celle qu’il croit être Suzanne, mais c’est le Comte qui reçoit le baiser qu’il lui destinait. La gifle vengeresse par laquelle il lui répond s’abat finalement sur Figaro, venu surveiller de plus près sa supposée fiancée. 

Déguisée en Comtesse, Suzanne veut faire payer à Figaro sa jalousie mais oublie de contrefaire sa voix ; la reconnaissant, il lui rend la monnaie de sa pièce en faisant semblant de courtiser sa maîtresse. Détrompé, le couple se réconcilie. 

Ils reprennent une dernière fois la comédie en entendant venir le Comte, qui appelle ses gens pour confondre les amants. Ceux-ci se sont réfugiés dans un pavillon qu’il les somme de quitter. Précédée de Chérubin, Barberine et Marceline sortant tour à tour, la fausse Comtesse implore le pardon mais le Comte se fait intraitable. Venant du pavillon opposé, la vraie Comtesse se dévoile et c’est au tour du Comte de demander un pardon qu’elle lui accorde dignement. On célèbre les joies de l’amour et se prépare pour la fête. 

© Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence 

L’entracte :

Alessandro Scarlatti,

Concerto grosso n°1 en fa mineur - pour cordes et basse continue :
4ème mouvement. Allemande. Allegro

Balthasar-Neumann-Ensemble
direction : Thomas Hengelbrock
DEUTSCHE HARMONIA MUNDI 05472 775082

  • Interview du chef d’orchestre Thomas Hengelbrock, fondateur en 1985 du Balthasar-Neumann-Ensemble, ce soir dans la fosse du Théâtre de l’Archevêché.

Wolfgang Amadeus Mozart,

12 Duos pour 2 cors de basset KV 487 :
Adagio KV 487 n°7
Allegro KV 487 n°12

Membres des Flamants Noirs :
Olivier Derbesse, Rémi Delangle, cors de basset
ARTIES RECORDS AREC 009

  • Interview de Julie Fuchs et Jacquelyn Wagner, sopranos qui campent respectivement Susanna et La Comtesse.

Wolfgang Amadeus Mozart,

9 Variations en ré Majeur sur un menuet de Jean-Pierre Duport KV 573 :
- Variations 1 et 2

Alfred Brendel, piano
VANGUARD CLASSICS 08 4025 71

Ouvrage de référence : 

Avant-Scène Opéra : Les Noces de Figaro
n°314 – ISBN : 978-2-84385-354-8 

Avant-Scène Opéra n°314 : Les Noces de Figaro
Avant-Scène Opéra n°314 : Les Noces de Figaro
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