Le concert de 20h
Concerts
Jeudi 21 novembre 2019
2h 28mn

Romantisme allemand ! Jan Lisiecki, Thomas Hengelbrock et l'ONF jouent Mendelssohn, Weber et Schumann

L'Orchestre National de France dirigé par Thomas Hengelbrock joue l'ouverture du "Freischütz" de Weber, puis le 2° Concerto de Mendelssohn avec le jeune pianiste canadien Jan Lisiecki - et la Première Symphonie "Le Printemps" de Schumann clôture ce programme. Plongée dans le romantisme allemand !

Romantisme allemand ! Jan Lisiecki, Thomas Hengelbrock et l'ONF jouent Mendelssohn, Weber et Schumann
Jan Lisiecki / Thomas Hengelbrock, © Holger Hage / AFP - Bodo Marks

Le concert #1 

Je crois que cette ouverture du Freischütz était le symbole parfait du Romantisme allemand. « Je suis tout à fait certain qu’il s’agit du début tourmenté du grand âge romantique. Elle respire le romantisme par tous ses pores. Elle est très libre dans sa structure rythmique, dans sa structure harmonique, et elle évoque de nombreuses images et tableaux de l’opéra « Der Freischütz ». Et c’est la raison pour laquelle je désirais la placer au début de ce concert, pour moi c’est un poème symphonique. » (Thomas Hengelbrock)

Der Freischütz(Le Franc-tireur) de Carl Maria von Weber, un grand classique des concerts symphoniques et de la programmation des théâtres en Allemagne.
Le succès de l'opéra fut foudroyant dès la première à Berlin, le 18 juin 1821. Dans les 18 mois qui suivirent, l'opéra fut monté plus de 30 fois, avec jusqu'à 3 scènes londoniennes qui l'avaient en même temps à l'affiche ! Dès l'Ouverture, le spectateur est pris dans un tourbillon dramatique. Cette ouverture est un vibrant éloge à "Dame Nature" où Weber nous donne littéralement à "voir" la forêt immense, silencieuse, majestueuse et même un peu inquiétante...

Carl Maria von Weber (1786-1826) : Der Freischütz (ouverture) (1821)
Orchestre National de France
Direction : Thomas Hengelbrock 

Felix Mendelssohn-Bartholdy, célèbre virtuose du piano à son époque qui appartenait à la grande tradition des pianistes-compositeurs, a avant tout créé ses œuvres concertantes pour piano et orchestre pour son propre usage.      
La création du concerto pour piano et orchestre n°2 eut lieu à Birmingham, le 21 septembre 1837 avec Mendelssohn lui-même au piano, et elle remporta un immense succès, tant dans le public que pour la critique qui loua une œuvre qui évitait "l'exhibition bruyante et vaniteuse". On loua sa grande qualité intellectuelle, "quelque chose qui la distingue clairement de celle de ses contemporains."

Felix Mendelssohn-Bartholdy  (1809-1847) : Concerto pour piano et orchestre n°2 en ré mineur opus 40 (1837)
1  Allegro appassionato
2  Adagio, Molto sostenuto
3  Finale, Presto scherzando
Jan Lisiecki, piano
Orchestre National de France
Direction : Thomas Hengelbrock

BIS :Romance sans parole opus 19 n°6 « Venetianisches Gondellied »de Felix Mendelssohn

Thomas Hengelbrock est le fondateur et directeur du chœur et de l’ensemble Balthasar Neumann, et le chef associé de l’Orchestre de Paris. Son répertoire s’étend des œuvres du XVIIe siècle à la musique d'aujourd’hui. De 1995 à 1998, il était directeur artistique de la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen, de 2000 à 2006 directeur du Feldkirch Festival, et de 2000 à 2003 directeur musical du Volksoper de Vienne. Il est connu pour sa remise en question des normes en matière d’interprétation. Avec l’Ensemble Balthasar Neumann, il a notamment fait sensation en 2013, en dirigeant une série de représentations de Parsifal.
Chef principal du NDR Elbphilharmonie Orchester de 2011 à 2018, il a imaginé, en compagnie d’artistes tels que Johanna Wokalek et Klaus Maria Brandauer, des programmes mêlant musique, théâtre et littérature.

Droits photo : Christophe Abramowitz
Droits photo : Christophe Abramowitz, © Radio France

Avec Jan Lisiecki et Thomas Hengelbrock

Jan Lisiecki en répétitions le jeudi 21/11 à l'Auditorium de Radio France
Jan Lisiecki en répétitions le jeudi 21/11 à l'Auditorium de Radio France, © Radio France / Christophe Abramowitz

À 15 ans Jan Lisiecki signe un contrat exclusif avec Deutsche Grammophon. Il publie son sixième album sous ce label puis à l’âge de dix-huit ans devient le plus jeune récipiendaire du Young Artist Award de la revue Gramophone tout en recevant le Prix Leonard Bernstein. Aujourd'hui à 24 ans Jan Lisiecki donne une centaine de concerts par an à travers le monde et collabore avec des chefs d’orchestre tels qu’Antonio Pappano, Yannick Nézet-Séguin, Daniel Harding. 

Pour moi, en tant que chef d’orchestre, c’est un défi magnifique de pouvoir réagir face à ce que je reçois, c’est-à-dire aux orchestres, aux pianistes avec lesquels je travaille. Et j’ai une grande joie ce soir de travailler avec cet orchestre fantastique qu’est l’ONF, avec Jan Lisiecki, et bien entendu, le résultat est différent que si nous jouions sur instruments anciens. Mais pour moi, la chose la plus importante, c’est que ce soient les musiciens qui fabriquent la musique. (Thomas Hengelbrock)

Frédéric Chopin :Etudes n°1 et n°2 opus 10 et  Rondo capriccioso en mi majeur opus 14 n°1 et n°2
Jan Lisiecki, piano
[DG 2013]

Giovanni Legrenzi :"Lumi potete piangere", La divisione del mondo (Venise 1675)Dorothee Mields, soprano
Ensemble Balthasar Neumann
Thomas Hengelbrock, direction
[DHM 2000 "Festa Teatrale"]

Le concert #2 

La 1ère Symphonie de Robert Schumann fut esquissée à la fin de janvier 1841, en 4 jours seulement.  Ce "Printemps" du compositeur est une "saison intérieure, éternelle et symbolique, qui éclate dans cette musique où monte irrésistiblement la sève. L'énergie s'y renouvelle à tout instant : énergie de la danse, du grand chant d'amour, de la pure sensation de force organique. La métamorphose des thèmes est constante, l'irruption de nouvelles idées toujours surprenante et la magie de certaines combinaisons de timbres, dans le 2ème mouvement en particulier, aussi chatoyante que les trouvailles sonores de Berlioz." (Rémy Stricker).

Robert Schumann (1810-1856) : Symphonie n°1 en si bémol Majeur opus 38 : « Printemps »  (1841)
1  Andante un poco maestoso - allegro molto vivace
2  Larghetto
3  Scherzo : molto vivace
4  Allegro animato
Orchestre National de France
Direction : Thomas Hengelbrock

Le débrief du concert  

Rémy Louis, journaliste pour le magazine Diapason

Programmation musicale

Claudio Monteverdi : "Damigella tutta bella - O rosetta che rossetta, Scherzi musicali (Venise 1607)

Salomone Rossi : Sonate in dialogo detta la viena, Terzo Libro de varie sonate op. 12 (Venise 1607)

Claudio Monteverdi : "A quest' olmo", Madrigaux Livre VII (Venise 1619)

Tarquino Merula : Chaconne, Canzoni overo Sonate concertate Livre III (Venise 1637)

Orazio Vecchi : Sia maledetto amore - Sia benedetto amore, Canzonette libro terzo (Venise 1585)

Giovanni Giocomo Gastoldi : L'innamorato - Il bell' humore - Amor vittorioso, Balletti a cinque voci (Venise 1591)

Pietro Antonio Giramo : Festa riso gioco e gioia, Breve racconto della festa a ballo (Naples 1620)  

Johann Sebastian Bach : Cantate BWV 12 "Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen" (extrait)
Chœur et Ensemble Balthasar Neumann
Thomas Hengelbrock, direction
[HM 2009]

Le concert de demain

Messe en Si  de Bach, Leonardo García Alarcón avec le Chœur et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Les invités :
L'équipe de l'émission :