Le concert de 20h
Concerts
Mercredi 29 avril 2020
2h 28mn

Présences 2020. Des pièces de Byrd, Purcell, G. Lorieux, B. David, I. Mundry, G. Benjamin par Sit Fast & l'EIC

Deux concerts ! Sit Fast et Sarah Breton dans des pièces d'Alexander Goehr, Christopher Tye, Byrd, Purcell, Grégoire Lorieux et George Benjamin. L'EIC, Samuel Favre, Jennifer France et Helena Rasker dirigés par Pierre Bleuse dans des pièces de Bastien David, Isabel Mundry et George Benjamin.

Présences 2020. Des pièces de Byrd, Purcell, G. Lorieux, B. David, I. Mundry, G. Benjamin par Sit Fast & l'EIC
Ensemble Sit Fast

Premier concert 

Donné le 16 février 2020 à l’auditorium de la Maison de la Radio, dans le cadre du Festival Présences.

Programme élaboré par le consort de violes Sit Fast, autour de l’histoire de la musique anglaise, du 16e siècle à nos jours, et donc à George Benjamin invité d’honneur de l’édition 2020.  
Sit Fast est connu dans des répertoires très variés, de la musique ancienne au jazz et à la musique contemporaine, il a enregistré aussi bien l’œuvre de Bach que celle de Purcell.
Pour ouvrir ce concert, Sit Fast enchaîne plusieurs pièces entrelaçant des pièces de compositeurs anglais du 16e et début 17e siècle, avec des sonnets de Shakespeare et de Robert Frost mis en musique par Alexander Goehr, un des professeurs de George Benjamin après Olivier Messiaen.
Ensuite vient une création mondiale de la pièce du compositeur Grégoire Lorieux. Il est né en 1976 et a fait ses études au Conservatoire de Paris où il enseigne, il travaille aussi à l’Ircam et est très investi dans la coordination de l’ensemble L’Itinéraire. Pour cette pièce il s’est intéressé à la sonorité des violes et à la manière dont elles construisent leur espace de résonance, et donc un champ harmonique, que le compositeur associe à une métaphore de la lumière, la pièce s’intitule Lignes de lumière.
Le concert se referme avec une pièce composée en 1990 par George Benjamin. Il s’agit d’un poème de Yeats, The Long Legged Fly. Le compositeur reprend les deux derniers mots du poème,  Upon Silence , pour titre de cette partition. 

  • Programme 

Christopher Tye (1500-1573) : Trust (In Nomine XIII) a 5
Sit Fast
Atsushi Sakai, dessus de viole
Robin Pharo, ténor de viole
Marion Martineau, ténor de viole
Nicholas Milne, basse de viole
Mikko Perkola, basse de viole 

Alexander Goehr (né en 1932) : Three Sonnets and Two Fantasias opus 68 (extrait) - 1. Sonnet CXVI of William Shakespeare
Sit Fast 

Thomas Lupo the Elder (1571-1627) : Altre Parole a 5
 Sit Fast 

Alexander Goehr (né en 1932) : Three Sonnets and Two Fantasias opus 68 (extrait) - 2. Sonnet : The Silken Tent by Robert Frost   
Sit Fast 

William Byrd (1542-1623) : Browning a 5
Sit Fast 

Alexander Goehr (né en 1932) : Three Sonnets and Two Fantasias opus 68 (extrait) - 5. Sonnet LXXVI of William Shakespeare  
Sit Fast 

Grégoire Lorieux (né en 1976) : Lignes de lumière (aide à l’écriture d’une œuvre musicale originale du Ministère de la Culture, création mondiale)
Sit Fast 

Henry Purcell (1659-1695) : 3 Fantazias a 4 (IV, XI et VII)
Sit Fast 

George Benjamin (né en 1960) : Upon silence
Sarah Breton, mezzo-soprano
Sit Fast 

Prise de son pour France Musique : Jean-Michel Bernod, Antoine Viossat et Stéphane Thouvenin
Musicien metteur en ondes :  Vincent Villetard
Chargé de réalisation : Max James 

Second concert 

Concert de clôture du Festival Présences, donné le 16 février 2020 à l’auditorium de la Maison de la Radio. 

Ce concert de l’Ensemble Intercontemporain commence avec deux créations, la première signée par Bastien David est une commande de Radio France. Né en 1990, il fait ses classes au Conservatoire de Gennevilliers puis au Conservatoire de Paris avec Gérard Pesson, il est actuellement pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. Pour cette pièce Urban Song, le compositeur est resté très évasif sur ses motivations, précisant simplement qu’« ici, toute nature existante s’est fait engloutir par l’énergie prédatrice des mondes urbains en expansion », l’image était palpable jusqu’à la fin de la partition jouée dans l’obscurité.

La seconde création, de la compositrice allemande Isabel Mundry, professeure renommée à la Hochschule de Munich, s’intitule Noli me tangere, « ne me touche pas » en latin. Le titre fait référence à l'épisode de l’Evangile selon Saint Jean dans lequel Marie-Madeleine se rend sur la tombe Jésus pour se recueillir mais elle trouve la tombe vide, se retourne, voit Jésus, mais ne le reconnaît pas. Il prononce son nom, elle lui répond en prononçant le sien, et il dit : « ne me touche pas, je suis encore sur le départ, mais raconte aux autres ce que tu as vu ». Cet épisode est repris dans un ouvrage du philosophe français Jean-Luc Nancy, qui médite sur le phénomène du toucher. Isabel Mundry reprend cette idée, illustrée par la relation entre le percussionniste soliste et le reste de l’orchestre, toujours en réaction par rapport à l’autre, rarement de manière synchronisée, et dans certains passages de la partition où plusieurs musiciens se détournent du chef et sont dirigés par un chef assistant, dans l’autre sens.

Le concert se referme sur le premier opéra de George Benjamin, qu’il a cosigné en 2006 avec le librettiste Martin Crimp, Into the Little Hill, sorte de conte lyrique, qui s’inspire de l’histoire du joueur de flûte de Hamelin. La musique de George Benjamin est comme toujours très sophistiquée notamment sur le plan instrumental. 

  • Programme 

Bastien David (né en 1990) : Urban song pour grand ensemble (co-commande Radio France / EIC, création mondiale)
Ensemble Intercontemporain
Pierre Bleuse, direction 

Isabel Mundry (née en 1963) : Noli me tangere pour percussion et ensemble (commande de Radio France, de l’Ensemble Intercontemporain, du Collegium Zurich, de Zurich Fabrik, festival Eclat, création mondiale)
Samuel Favre, percussion
Ensemble Intercontemporain
Pierre Bleuse, direction 

George Benjamin (né en 1960) : Into the Little Hill, conte lyrique en deux parties pour soprano, contralto et ensemble de quinze musiciens, sur un texte de Martin Crimp
Jennifer France, soprano (la Foule, le Narrateur, l’Etranger, l’Enfant du ministre)
Helena Rasker, mezzo-soprano (la Foule, le Narrateur, le Ministre, la Femme du ministre)
Ensemble Intercontemporain
Pierre Bleuse, direction 

Prise de son pour France Musique : Delphine Baudet, Lucas Dorode, Nicolas Depasgraf et Bastien Varigaud
Musicien metteur en ondes : Etienne Pipard
Chargé de réalisation : Max James  

Actualité du disque 

Rastlose Liebe, une composition de Hugues Dufourt, en écho au lied de Schubert du même titre et à son adaptation pour piano par Franz Liszt, par le pianiste Jean-Pierre Collot chez Winter & Winter. 

Hugues Dufourt (né en 1943) : Rastlose Liebe (2000)
Jean-Pierre Collot, piano
Enr. 2018  
« Spectral Visions of Goethe »
Winter & Winter 250 910 262 2 

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