Le concert de 20h
Concerts
Mardi 10 mars 2020
2h 28mn

Beethoven 250 : Grande Fugue et autres quatuors par le quatuor Diotima

En 2020 on fête les 250 ans de la naissance de Beethoven. La Maison de la Radio a fait appel au quatuor Diotima, en résidence depuis la saison dernière à Radio France, pour célébrer l'événement. Ils joueront les quatuors à cordes n°13 et 14 ainsi que la Grande Fugue opus 133 du compositeur allemand.

Beethoven 250 : Grande Fugue et autres quatuors par le quatuor Diotima
Quatuor Diotima, © François Rousseau

Le quatuor Diotima c’est depuis longtemps l’un de nos plus importants quatuors pour l’interprétation de la musique d’aujourd’hui, et qui a toujours aimé jouer sur le contraste entre création et grand répertoire classique, pour faire réentendre les classiques à la lumière d’une musique plus moderne. C’est d’ailleurs ce que suggère précisément le nom du quatuor : Diotima est à la fois l’allégorie du romantisme allemand (Hölderlin nomme ainsi l’amour de sa vie dans son roman Hyperion) et c’est aussi un étendard de la musique de notre temps, brandi par le compositeur Luigi Nono dans Fragmente-Stille, an Diotima.

1ère partie du concert

Le Quatuor n° 14 en ut dièse mineur, opus 131 et le Quatuor n° 13 en si bémol majeur, opus 130 (celui de la célèbre et démesurée Grande Fugue), sont 2 immenses chefs-d’œuvre puisés parmi les derniers quatuors du compositeur.

Le Quatuor n° 14  se démarque par une fugue mélancolique aux accents populaires, des thèmes et variations aux addagio sublimissimes et un final réjouissant, une musique variée à l'image de Beethoven.

Ludwig vanBeethoven (1770-1827)

Quatuor à cordes n°14 en ut dièse mineur opus 131 (1926)  
1  Adagio ma non troppo e molto espressivo
2  Allegro molto vivace  
3  Allegro moderato (recitative)  
4  Andante ma non troppo e molto cantabile  
5  Presto  
6  Adagio quasi un poco andante  
7  Allegro

Entracte

Gioachino Rossini : Le Voyage à Reims (Scène 21, ensemble « Signor ecco una lettera »)
Cecilia  Gasdia, Lucia Valentini Terrani, Lella Cuberli, Katia Ricciarelli,  Edoardo Gimenez, Francisco Araiza, Samuel Ramey, Ruggiero Raimondi, Enzo  Dara, Leo Nucci, Giorgio Surjan, Oslavio di Credico, Raquel Pierotti,  Antonella Bandelli, Bernadette Manca di Nissa
Orchestre de chambre d’Europe
Claudio Abbado, direction

Felix Mendelssohn : Le Songe d’une Nuit d’été (ouverture)
Orchestre du Gewandhaus de Leipzig
Riccardo Chailly, direction

2ème partie du concert

Le Quatuor n° 13 en si bémol majeur, opus.130 est le dernier de la trilogie des quatuors de Beethoven qui comporte le n° 12, le n° 15 (édité plus tard, mais antérieur au n° 13) et le n° 13. C’est sans doute parce que le 13e était le dernier de cette série qu’il lui a choisi un finale aussi délirant, démesuré et audacieux que cette gigantesque fugue

Le public de l’époque ne comprit pas très bien cette « excroissance » virtuose. Comme souvent dans la dernière période de Beethoven, il allonge les durées. C’est donc un quatuor en 6 mouvements qui dure près d’une cinquantaine de minutes, avec 2 scherzos et 2 mouvements lents (dont une cavatine, qui était d’ailleurs le mouvement qu’il préférait dans toute sa musique de chambre) !
Cette musique est d’une mélancolie si profonde qu’on a l’impression qu’il nous parle comme de l’autre côté du miroir de la mort

Ludwig vanBeethoven (1770-1827)

Quatuor à cordes n°13 en si bémol majeur opus 130 (1825)  
1  Adagio ma non troppo - Allegro  
2  Presto  
3  Andante con moto, ma non troppo. Poco scherzando  
4  Alla danza tedesca. Allegro assai
5  Cavatina. Adagio molto espressivo
6  Grande fugue

Quatuor Diotima :
Yun-Peng Zhao, violon
Constance Ronzatti, violon
Franck Chevalier, alto
Pierre Morlet, violoncelle

L'après concert

Béla Bartók : _Quatuor à cordes n°3 Sz 85 BB 93 (_4. Coda. Allegro molto)
Arnold Schoenberg : Prestoen UtMajeur
 Quatuor Diotima

Richard Rodney Bennett : Divertissement pour deux pianos (1974)
Ludmila Berlinskaya et Arthur Ancelle, pianos.

Les invités :
L'équipe de l'émission :