Le concert de 20h
Concerts
Lundi 12 juillet 2021
2h 57mn

Berg & Mahler par Renaud Capuçon et Klaus Mäkelä. Et Chostakovitch à 7

Renaud Capuçon et Klaus Mäkelä interprètent avec l’Orchestre de Paris le Concerto "A la mémoire d’un ange" de Berg et la Symphonie n°5 de Mahler. Puis des musiciens du Philharmonique de Radio France avec Andreï Korobeïnikov et Philippe Bourlois jouent des œuvres de Chostakovitch et Gengembre.

Berg & Mahler par Renaud Capuçon et Klaus Mäkelä. Et Chostakovitch à 7
Le chef d'orchestre Klaus Mäkelä et le violoniste Renaud Capuçon, © Photo by Mathias Benguigui / Pasco and Co et by Simon Fowler / Erato

1er Concert :

Concert enregistré par France Musique le 16 juin 2021 à la Philharmonie de Paris - Grande salle Pierre Boulez. 

Articulé par une série dodécaphonique, le Concerto « À la mémoire d’un ange » se compose de deux mouvements. Le premier, qui cite un air populaire de Carinthie, est un portrait volubile de la pureté de Manon, la fille d’Alma Mahler, décédée à 18 ans. Tandis que le deuxième, marqué par la tragédie et le fatum, évoque la maladie et la mort, jusqu’à la citation rédemptrice d’un choral de Bach, « Ô Éternité, parole du tonnerre ! ».  Au fil de ses cinq mouvements, l’imposante Symphonie n° 5 de Mahler propose un parcours de l’ombre, avec sa marche funèbre introductive, à la lumière récapitulative du Finale. Au milieu, le lyrisme statique de l’illustre Adagietto bouleverse par sa somptuosité harmonique et l’expression d’une douleur en voie d’être surmontée. 

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Alban Berg, 

Concerto pour violon et orchestre « A la mémoire d'un ange »  :
1er mouvement. Andante – allegretto
2ème mvt. Allegro – Adagio 

Gustav Mahler, 

Symphonie n°5 en do dièse mineur :
Partie I :
1er mvt. Trauermarsch. In gemessenem Schritt. Streng. Wie ein Kondukt
(Marche funèbre. Mesuré. Strict. Comme une conduite)
2ème mvt. Stürmisch bewegt. Mit größter Vehemenz
(orageux. Avec la plus grande véhémence)
Partie II :
3ème mvt. Scherzo. Kräftig, nicht zu schnell
(Vigoureux. Pas trop vite)
Partie III :
4ème mvt. Adagietto. Sehr langsam
(Très lentement)
5ème mvt. Rondo-Finale. Allegro — Allegro giocoso. Frisch (Frais) 

Renaud Capuçon : Violon
Orchestre de Paris
Klaus Mäkelä : Direction musicale 

Complément de programme :

Alma Mahler / orchestration David et Colin Matthews,

Die stille Stadt (La Ville silencieuse)
poème de Richard Dehmel

Licht in der Nacht (Lumière dans la nuit)
poème d’Otto Julius Bierbaum

Waldseligkeit (Béatitude en forêt)
poème de Richard Dehmel

Bei dir ist es traut (Avec toi c’est bon)
poème de Rainer Maria Rilke

Isabelle Druet : Mezzo-soprano
Orchestre Victor Hugo Franche-Comté
Jean-François Verdier : Direction musicale
KLARTHE KLA 026

2ème Concert :

Philippe Bourlois, accordéon et Andreï Korobeinikov, piano
Philippe Bourlois, accordéon et Andreï Korobeinikov, piano, © Photos by Edouard Thiébault / Disques Triton et by Irène Zandel / Mirare

Concert enregistré par France Musique le 10 mars 2019 à l'Auditorium de Radio France, à Paris.

Avant de devenir le symbole de la « bourgeoisie décadente » et de la culture américaine honnie, le jazz a joui d’une grande popularité dans la jeune Union soviétique. Chostakovitch lui-même, malgré les réserves qu’il avait sur ce style musical, écrivit entre autres deux suites pour orchestre de jazz. L’arrangement  de la Suite n°1 par Jean-Claude Gengembre substitue à l’orchestre de jazz originel (saxophones, cuivres, percussion, banjo, guitare hawaïenne, piano, violon et contrebasse) un quatuor à cordes – formation classique par excellence – issu de l'Orchestre Philharmonique de Radio France, l'accordéon de Philippe Bourlois et les percussions hautes en couleur qu'il joue lui même (vibraphone, xylophone, castagnettes, tom-tom, cymbales, tambour de basque).

Hommage de Jean-Claude Gengembre à Chostakovitch, DSCH Fantasy est une commande de la Filature musicale (Arras). Cette fantaisie mêlant légèreté et gravité évoque deux visages du compositeur, qui reste présent tout au long de la pièce par son célèbre motif-signature : DSCH pour Dmitri SCHostakovitch (ré-mi bémol-do-si).

Au lendemain du succès de son 1er Quatuor à cordes « printanier » (1938), les membres du Quatuor Beethoven pressèrent Chostakovitch de composer une œuvre susceptible de les réunir tous les cinq. Le résultat fut ce Quintette pour piano et cordes, qui s’est imposé depuis lors comme l’un des sommets de sa musique de chambre et que jouent ce soir, le pianiste Andreï Korobeïnikov avec Cécile Agator et Floriane Bonanni, Marc Desmons, Renaud Guieu.

Dmitri Chostakovitch / arr Jean-Claude Gengembre,

Suite de Jazz n°1 op 38a
transcription pour quatuor à cordes, accordéon et percussions :
1. Valse. Moderato
2. Polka. Allegretto
3. Foxtrot (Blues). Moderato

  • Présentation de DSCH Fantasy de Jean-Claude Gengembre par Floriane Bonanni

Jean-Claude Gengembre,

DSCH Fantasy
pour violoncelle, accordéon et percussions, créé le 11 juin 2017

Dmitri Chostakovitch,

Quintette avec piano en sol mineur op 57 :
1er mouvement. Prélude. Lento – Poco più mosso – Lento attacca
2ème mvt. Fugue. Adagio
3ème mvt. Scherzo. Allegretto
4ème mvt. Intermezzo. Lento attacca
5ème mvt. Finale. Allegretto

Andreï Korobeïnikov : Piano

Philippe Bourlois : Accordéon

Musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Radio France :
Cécile Agator, Floriane Bonanni : Violons
Marc Desmons : Alto
Renaud Guieu : Violoncelle
Jean-Claude Gengembre : Percussions

L'équipe de l'émission :