Le concert contemporain
Concerts
Lundi 31 mars 2014
1h 56mn

"Te craindre en ton absence" de Marie NDiaye et Hèctor Parra aux Bouffes du Nord

Opéra enregistré le 4 mars au Théâtre des Bouffes du Nord (Paris).

Te craindre en ton absence de Marie NDiaye et Hèctor Parra – création mondiale
Commande conjointe du C.I.C.T. /Théâtre des Bouffes du Nord, du LG Théâtre, de l'Ensemble intercontemporain et de l'IRCAM – Centre Pompidou, avec le soutien amical de la Ernst von Siemens Musikstiftung

Le texte de Marie NDiaye – dans cette première expérience pour la scène musicale - s’appuie sur la vie d’une femme profondément blessée, seule en scène, évoquant son exil. En voyage, en voiture, elle rapporte à sa mère mourante dans un hospice, les cendres de sa sœur suicidée.
Ce texte fort, imagé et mystérieux, est accompagné de la subtilité des textures orchestrales d’Hèctor Parra, qui empruntent à l’électronique - le compositeur s’est appuyé sur la réalisation informatique musicale de Thomas Goepfer à l’Ircam.
Après un monodrame sur le thème de Cassandre accompagné de la musique de Michael Jarrell, la comédienne Astrid Bas et le metteur en scène Georges Lavaudant s’unissent une fois de plus à l’ensemble Intercontemporain.

Hèctor Parra, musique
Georges Lavaudant, mise en scène et lumières
Jean-Pierre Vergier, scénographie et costumes

Astrid Bas, récitante
Ensemble intercontemporain
Julien Leroy, direction
Thomas Goepfer, réalisation informatique musicale Ircam


► L'INVITÉ :
Le metteur en scène Georges Lavaudant.

Georges Lavaudant bio
Georges Lavaudant bio

Etudiant en lettres à l’Université de Grenoble, Georges Lavaudant participe à la fondation de la compagnie du Théâtre Partisan et signe des spectacles qui font très vite remarquer son équipe : Lorenzaccio, La Mémoire de l’iceberg, Les Tueurs, Le Roi Lear (1973-1975).
Nommé directeur du Centre Dramatique National des Alpes en 1981, il inaugure un premier cycle institutionnel de dix ans. Pendant ces « années Cargo », sa notoriété devient nationale ; Lavaudant est considéré comme l’un des maîtres du théâtre d’images, dont la puissance de suggestion s’appuie sur son impact visuel et plastique. Citons Palazzo Mentale (1976) de Pierre Bourgeade, montage de textes empruntés à Borges, Kafka, Hölderlin…
En 1986, Lavaudant commence un nouveau cycle de dix ans : Roger Planchon l’invite à diriger avec lui le Théâtre National Populaire à Villeurbanne ; la même année, il met en scène Le Balcon de Genet, à Mexico. La découverte du Mexique est pour lui un véritable choc, qui nourrira plusieurs de ses spectacles.
Georges Lavaudant passe lui-même à l’écriture et signe en 1988 un premier spectacle en tant qu’auteur : Veracruz. Le Mexique lui inspire encore Terra Incognita, créé au Festival d’Avignon en 1992, et se retrouve dans d’autres travaux, dont l’un des spectacles-carrefour des années 1990 : Lumières, qu’il cosigne avec trois de ses collaborateurs réguliers, Bailly, Deutsch et le chorégraphe Jean-François Duroure. Parallèlement, il commence à s’intéresser aux questions de pédagogie : en 1996, il présente au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique 6 fois 2, sorte d’autoportrait collectif de douze jeunes comédiens, élaboré à partir d’improvisations, de questionnaires et de thèmes imposés.
La même année 1996, avec sa nomination à la tête de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, Georges Lavaudant entame une troisième décennie théâtrale. Il inaugure son mandat par une recréation du Roi Lear. À l’Odéon, il continue à jouer des différentes facettes de son art : les œuvres du grand répertoire classique – des Grecs à Brecht, en passant par Shakespeare, Büchner, Tchekhov ou Feydeau – alternent avec des créations contemporaines, qu’il signe parfois lui-même – Fanfares, 2000. En tant que directeur, il programme des artistes tels que Romeo Castellucci, Krystian Lupa, François Tanguy, Luc Bondy, Patrice Chéreau, entre autres ; c’est également sous son impulsion que l’Odéon poursuit ses activités théâtrales aux Ateliers Berthier, hors de son site historique du Quartier Latin, fermé pendant trois ans pour d’importants travaux de rénovation. À l’occasion de la réouverture, en avril 2006, Georges Lavaudant retrouve Ariel Garcia Valdès pour mettre en scène un nouveau montage shakespearien intitulé Hamlet [un songe].
À partir de 2007, il crée avec sa compagnie LG Théâtre La Mort d’Hercule, On purge bébé, Scènes de chasse, Attila, La Clémence de Titus, La Nuit de l'iguane et reprend Cassandre et Les Géants de la montagne de Pirandello à Tokyo (créée en catalan en 1999 à Barcelone)…
Parmi ses dernières mises en scène figurent notamment Roberto Zucco de Koltès, La Nuit de l’Iguane de Williams, Le Misanthrope de Molière, Ajax en collaboration avec Matteo Bavera, Une Tempête d’après La Tempête et Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, Macbeth Horror Suite de Carmelo Bene et Fado Alexandrino de Lobo Antunes, en collaboration avec Nicolas Bigard.
A l’Opéra, il met en scène La Cerisaie de Philippe Fénelon, créée le 29 janvier 2012 à l’Opéra national de Paris.
En décembre 2012, il mettait en scène Cyrano de Bergerac au Théâtre Mali de Moscou, avec des comédiens russes. En décembre 2013, il présentait Manfred de Carmelo Bene à l’Opéra comique.

►Programmation musicale :

Claude Joseph Rouget de Lisle (1760-1836)
Echos de France (La Marseillaise)
Django Reinhardt et le Quintette du Hot Club de France
Stéphane Grappelli, violon, arrangement
Django Reinhardt, guitare solo, arrangement
Jack Llewellyn, Allan Hodgkiss, guitare
Coleridge Goode, contrebasse
Enr. 31 janvier 1946 (Londres)
Intégrale Django Reinhardt « Volume 13 »
Frémeaux & Associés FA 313

Nino Rota (1911-1979)
Amarcord
Carlo Savina, direction
Enr. 1973
JBR CD 3708

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
L’Enlèvement au sérail – Acte II n° 16, quatuor « Ach Belmonte ! ach mein Leben ! »
Sari Barabas, soprano (Konstanze)
Anton Dermota, ténor (Belmonte)
Helmut Krebs, ténor (Pedrillo)
Rita Streich, soprano (Blonde)
RIAS-Symphonie-Orchester
Ferenc Fricsay, direction
Enr. décembre 1949 (Berlin)
Audite 23.413

Federico Mompou (1897-1987)
Musica Callada XI
Javier Perianes, piano
Enr. 2006
Harmonia Mundi HMI 987070

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Fidelio – Acte I n° 10 Finale « O welche Lust, in freier Luft » (Chœur des prisonniers)
Chor der Bayerischen Staatsoper
Bayerisches Staatsorchester
Ferenc Fricsay, direction
Enr. 1957 (Munich et Berlin)
Deutsche Grammophon 453 106-2

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