Samedi 15 août 2015
1h 54mn

Dancing Queen

La playlist d'aujourd'hui de DJ Laurent Valière vous promet des gaillardes, des tarentelles, une valse mythique, des mazurka mais aussi un cours de gavotte.

Sommaire :

► 8h35 : Cinéma : Ridicule
► 8h55 : La leçon de danse : La Gavotte
► 9h30 : A la barre : La boutique fantasque de Respighi
► 9h55 : Le slow qui emballe (l'émission)
► Programmation musicale

- 8h35 : Cinéma : Ridicule

Ridicule montre la vie à la cour au XVIIIe siècle, où la seule manière de s'adresser au roi est d'user d'esprit, d'intelligence et de beau langage. La rivalité est omniprésente dans les salons, les nobles s'humilient les uns les autres pour pouvoir augmenter leur estime auprès du roi. Un des protagonistes du film va même jusqu'à se donner la mort après avoir raté de très peu une rencontre avec le roi. Le monarque apparait là comme un dieu impitoyable, égoïste et capable de conduire les hommes à la mort sans même s'en rendre compte. Le héros du Ridicule, le baron de Malavoy, bien qu'étranger à cet esprit, est obligé d'y entrer pour pouvoir s'adresser au roi afin d'obtenir les fonds nécessaires à l'assèchement des marais de la Dombes. Il se découvre très vite un don particulier pour le beau langage, mais ne parviendra cependant pas à obtenir une vraie conversation avec le roi.

- 8h55 : la leçon de danse : La gavotte

La gavotte est une danse française d'origine populaire, en chaîne ouverte, à rythme binaire, gaie et à mouvements modérés ou assez vifs. Attestée dès le XVIe siècle dans différentes régions de France, elle est introduite à la cour sous la forme d’une danse de couple et devient une danse de bal et de théâtre à la fin du XVIIe siècle. Cédant progressivement le pas à la contredanse naissante, la gavotte décline au cours du XVIIIe siècle pour connaître un tournant à partir de 1785.
La Gavotte fera le bonheur des bals du XIXe siècle et entrera même dans le répertoire de l'armée, devenant une épreuve obligatoire pour obtenir le brevet de « prévôt de danse ».

Mais derrière cette danse, qu'on pourrait croire évoluant au fil du temps, se cache une variété infinie de formes : danse en chaîne, danse de couple, ronde au bouquet, danse militaire, voire quadrille. En Bretagne, « gavotter » signifie tout simplement « danser ». Gérard Nédellec évoque, dans "d'Armor et d'Argoat", 1945 : "Après un bon repas pris en commun, quelques gavottes terminent la soirée".

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- 9h30 : A la barre : La boutique fantasque

Léonide Massine a raconté comment, à Rome, lors d'une saison de ballet, Respighi a montré à Diaghilev la partition des Péchés de vieillesse de Rossini. L'impresario a engagé Massine et Respighi. Toulouse-Lautrec a eu une influence sur le choix de la période et sur le style de la Boutique Fantasque. Massine a conçu le personnage principal « à la manière de Lautrec ». Diaghilev a organisé une rencontre à Paris entre Massine et Derain, et ils ont tous deux travaillé au scenario au domicile de l'artiste, rue Bonaparte. La date de l'action a été déplacée de 1832 aux années 1860.

Léonide Massine s'est inspiré du ballet Die Puppenfee (de), musique de Josef Bayer, chorégraphie de Joseph Haßreiter (de) (créé à Vienne en 1888 et repris au Théâtre Mariinsky en 1907). D'autres personnes font remarquer les similitudes avec l'histoire du Stoïque Soldat de plomb de Hans Christian Andersen.

La Boutique fantasque plonge le spectateur dans l'univers d'un fabricant d'automates qui présente au public ses dernières nouveautés.

Créé le 5 juin 1919 par les Ballets russes de Serge de Diaghilev à l’Alhambra de Londres, le ballet a pour interprètes principaux Lydia Lopokova, Léonide Massine et Enrico Cecchetti, le tout sous la direction du chef français, Henri Defossé. Le livret a été écrit en collaboration par Massine et André Derain, le pionnier du Fauvisme. La musique a été composée par Ottorino Respighi utilisant les pièces de piano « les Péchés de vieillesse » de Rossini. Les décors et costumes étaient d'André Derain.

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- 9h55 : Le slow qui emballe (l’émission)

Programmation musicale

John Kander & Fred Ebb : Everybody dance
Comédie musicale : Steel Pier
Scott Ellis : direction
BMG (1997) 09026-68878-2

Miklos Rozsa : Madame Bovary : Valse
Musiques de films composés par Miklos Rozsa : Epic film music
Enneth Alwyn : direction
Philharmonie de chambre de Prague : orchestre
Crouch end Festival Chorus : chœur
Silva Screen (1996) SSD 1056

Antoine Duhamel : Ridicule : Ça vaut mieux que la tête (thème principale)
Le Cinéma de Patrice Leconte
Wagram Music (2001) PL 2103061

Arundel Books : Almand – Galliard – Galliard – Galliard
Musique of Violenze : Dances, Fantasias and Popular Tunes for Queen Elizabeth’s Violon Band
Queen Elizabeth’s Violon Band : ensemble
Hyperion (1996) CDA 66929

Giovanni Maria Trabaci : Gagliarda Terza Sopra la Mantoana
Stravaganze : Chansons et danses du XVIIème siècle italien
David Douglas : direction
Andrew Lawrence-King : harpe
Harmonia Mundi (1995) HMU 907159

Giovanni Maria Trabaci : Galliard 1
Stravaganze : Chansons et danses du XVIIème siècle italien
David Douglas : direction
Andrew Lawrence-King : harpe
Harmonia Mundi (1995) HMU 907159

Michael Praetorius : Danses de Terpsichore
Danses, Danseryes XIIe, XIVe, XV, XVI, XVIIème siècles
Chritian Mendoze : direction
Musica Antiqua : ensemble
Pierre Verany disques PV 785022

Camille Saint Sens : Suite en Ré Maj op 49 : Gavotte - pour orchestre
Saint-Sens : la Muse et le poète
Jean- Jacques Kantorow : direction
Ensemble Orchestral de Paris : orchestre
EMI (2011) 7549132

Serge Prokofiev : Roméo et Juliette op 64 : Gavotte (Acte I)
Roméo et Juliette op.64
Seiji Ozawa : direction
Orchestre Symphonique de Boston : orchestre
DGG (1987) 423268-2

Jean-Baptiste Lully : Gavotte en Rondeau – prologue
Lully – armide
Laurens Guillemette : soprano
Howard Crook : ténor
Véronique Gens : soprano
Noémi Rime : soprano
Bernard Deletre : basse
Gille Ragon : baryton
Philippe Herreweghe : direction
Orchestre de la chapelle royale : orchestre
Collegium Vocale de Gand : orchestre
Chœur de la Chapelle Royale : chœur
Harmonia Mundi (1993) HMC 901456/57

Thomas Ambroise : Entr’act
Mignon
Marilyn Horne : soprano
Alain Vanzo : ténor
Ambrosian Singers : chœur
Mac Carthy : chœur
Philharmonia orchestra : orchestre
Antonio de Almeida : direction
SONY (1978) SM3k 34590

Jules Massenet : Manon : Obéissons quand leur voix appelle (Acte III Sc 1) Gavotte de Manon et choeur
Angela Gheorghiu autograph / Femmes fatales
Antonio Pappano : direction
Orchestre symphonique du théâtre de la monnaie : orchestre
Angela Gheorghiu (Manon) : soprano
Roberto Alagna (Des Grieux) : ténor
Nicolas Rivenq (Brétigny) : baryton
Warner Classics (2015) 0825646190478/1

Jean Sébastien Bach : Partita n°3 en Mi Maj BWV 1006 : Gavotte en rondeau
Jean Sébastien Bach : Sonates et partitas
Gil Shaham : violon
Canary Classics (2015)

Alan Jay Lerner et Frederick Loewe : Ascot Gavotte
My fair lady
Julie Andrews : chant
Martyn Green : acteur
Avid Entertainment (2010) AMSC 1007

Luigi Boccherini : Quintetto n°4 in re maggiore « Fandango » per coda e chtarra : Allegro maestoso
Fandango, Sinfonie & La Musica Notturna di Madrid
Rolf Lislevand : guitare
José de Udaeta : castagnettes
Bruno Cocset : violoncelle
Pablo Valetti : violon
Jordi Savall : direction
AliaVox (2005) AVSA9845

Pablo de Sarasate : Habanera
Hommage to Pablo de Sarasate
Rachel Barton : violon
Samuel Sanders : piano
Dorian Recordings (1994) DOR-90183

Ottorino Respighi : Tarantella
La boutique fantasque
Charles Dutoit : direction
Orchestre symphonique de Montréal : orchestre
DECCA (1999) 455983-2

Ford t. Dabney : Oh ! You Devil
Black Manhattan, Volume 2
The Paragon Ragtime Orchestra : orchestre
Rick Benjamin : direction
New Wrold Records (1909) 80731-2

Georges Bizet : Carmen : Suite d'orchestre nº1 : Entracte III
Bizet / Carmen / L'arlesienne / Plasson
Michel Plasson : direction
Orchestre du Capitole de Toulouse : orchestre
EMI Classics (1993) 754765

L'équipe de l'émission :