Lundi 5 septembre 2016
5 min

L'Odyssée de Sonia Wieder-Atherton

Difficile d’imaginer cordes plus sensibles que celles de Sonia Wieder-Atherton. Artiste à fleur de peau, interprète toujours sur le fil, elle traverse les océans en musique depuis près de vingt ans, marchant sur la corde raide de ses émotions, telle un funambule suspendu à ses rêves...

♫ Robert Schumann
Manfred
(arrangement pour chœur imaginaire et violoncelle)

Sonia Wieder-Atherton, violoncelle
CD chroniqueur

Très engagée dans la musique contemporaine, cette élève de Maurice Gendron et Natalia Chakhovskaia est avant toute chose une âme nomade. Elle est née californienne, a grandi entre les Etats-Unis et la France. A peine adulte, n’a pas hésité à briser le rideau de fer pour partir étudier à Moscou. Ses voyages nourrissent son jeu, et les spectacles d’un genre inédit qu’elle promène depuis deux décennies un peu partout, en France comme en Europe.

Si ses pérégrinations nourrissent son imaginaire de musicienne, celui-ci se nourrit aussi des errances des autres. Sa dernière création, qui passera ce week-end par l’abbaye de Maubuisson dans le cadre du Festival d’Ile-de-France, en est la meilleure illustration. Il s’agit d’une nouvelle version d’un très joli spectacle avec lequel elle a tourné il y a quatre ans : « Odyssée, succession de treize aventures pour violoncelle seul et chœur imaginaire », un puissant hommage musical et poétique à la Méditerranée.

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