La chronique littéraire
Magazine
Vendredi 31 juillet 2015

"Le voleur de livres", d'Alessandro Tota et Pierre Van Hove

Résumé

"Paris, années 1950. Sartre et l’existentialisme quadrillent Saint-Germain-des-prés. Daniel Brodin, étudiant en droit en Sorbonne et féru de poésie vit à Aubervilliers, chez son oncle, communiste. Il s’ennuie, il est seul. Il attend de vivre une autre vie que celle de sa famille, mais laquelle ?

Il songe au suicide et trouve réconfort dans la poésie, volant des ouvrages en librairie, au petit bonheur la chance, puisqu’il est sans argent. C’est un poète, du moins le prétend-il. Au café Serbier, fréquenté par la fine fleur de l’intelligentsia parisienne, il est prié de déclamer un poème de sa composition. Il déclame alors un poème italien, pensant que personne ne le connaît. C’est un plagiat, mais c’est un triomphe ! Cette imposture – vue comme une oeuvre d’art – va lui donner ses lettres de noblesse et il devient rapidement légitime d’une bande de débauchés cultivés, artistes libertaires, volontairement désoeuvrés, délinquants, alcooliques, d’où émergent Gilles la tête pensante, Jean-Michel la tête brûlée, Ed la tête en l’air, et d’autres encore tous plus singuliers les uns que les autres. Et puis, il y a Colette, jolie tête bien faite, dont Daniel tombe amoureux… La gloire de Daniel durera le temps des roses, jusqu’à ce que Jean-Michel le détrône, devenant à son tour la coqueluche du Tout-Paris littéraire. Et, quand l’étoile de celui-ci ne brillera plus, il faudra bien se résoudre à vivre d’expédients, et les choses iront de mal en pis… La vie est le terrain de jeu de l’art, l’imposture et la provocation sont les seules expressions artistiques possibles… Une comédie dramatique, drôle et féroce, dans le milieu littéraire parisien des années 50, des bistrots où l’on déclamait en prose en fumant des cigarettes aux salons de Gaston Gallimard fréquentés par autant d’escrocs littéraires que de fins esprits !"

Editions :
Date de sortie : 5 mars 2015