La chronique de Guillaume Tion
Magazine
Mercredi 11 décembre 2019
2 min

Le nouveau festival de la compagnie La vie brève au théâtre de l’Aquarium

Lorsqu’ils ont pris cette année les rênes de l’Aquarium, Jeanne Candel et Samuel Achache, fondateur de La vie brève avec la productrice Marion Bois et l’administratrice Elaine Meric, ont décidé d’une programmation originale : ne pas perler leur saison de différents spectacles, comme tout le monde, mais organiser deux festivals, d’une durée de deux mois chacun, où collisionnent une quinzaine de productions. Nous y sommes, depuis le 3 décembre, c’est le premier festival. C’est Bruit 1.

Ce n’est pas du théâtre. Ou pas seulement de la musique. La vie brève mélange tout. C’est le Broadway du classique. Sur scène, les artistes jouent, chantent, éventuellement dansent, et interprètent en même temps du Bach ou du Schumann. Les musiciens sont comédiens tandis que les comédiens jouent de la musique. On appelle ça spectacle hybrides, transdisciplinaires, etc. Mais rien ne peut vraiment qualifier le plaisir que l’on ressent en assistant à ce genre de performance. D’autant que La vie brève est drôle. Sont donc présentées certaines de leurs anciennes productions, comme Demi-Véronique, mais aussi beaucoup de créations, des créations travaillées par des artistes en résidence dans un Aquarium qui devient laboratoire créatif où bien des compagnies se mélangent.

Et il y a de la musique : l’Ensemble Correspondance de Sébastien Daucé, le ballet royal de la nuit. Mais aussi, à l’autre bout du spectre, le Umlaut Big band, formation jazz délirante et tous terrains du saxophoniste Pierre-Antoine Badaroux. Tous ces artistes, auxquels il faut rajouter Lionel Dray, Antonin Tri-Hoang ou la Compagnie Lieux-Dits proposent encore 16 spectacles de natures différentes jusqu’au 25 janvier, avec un cabaret le 31 décembre. Il y en a pour tous les goûts.

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