Mercredi 17 septembre 2014
4 min

Mange tes morts / Pride : deux films jeunes et rageurs

Deux films au sommaire de la chronique ciné de la semaine : Pride, de Matthew Warchus, et Mange tes morts, de Jean-Charles Hue

Mange tes morts / Pride : deux films jeunes et rageurs
Les affiches de "Pride" et de "Mange tes morts"

Pride : Premier film d’un jeune cinéaste britannique Matthew Warchus.

Eté 1984 - Margaret Thatcher est au pouvoir et l’Union Nationale des Mineurs est en grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève.

La quintessence réjouissante et revigorante du feel good movie (le film qui fait du bien) made in Grande Bretagne. Comédie et drame cohabitent dans le reconstitution de cette histoire vraie, on passe du rire aux larmes en un clin d'oeil aussi savoureux que le jeu des comédiens et comédiennes (avec Bill Nighy, Andrew Scott, Imelda Staunton) tous excellents comme il se doit dans un film anglais. Pas le film du siècle en terme de mise en scène mais le genre de récit qui vous emporte, et qui baignant dans la musique pop des années 80 rappellera à certains d’entre nous les nuits passées sur le dance floor.

Mange tes Morts : Le deuxième film de Jean-Charles Hue, un cinéaste issu de la communauté des gens du voyage – peu représentée au cinéma français sauf avec Tony Gatlif - et que l’on avait découvert il y a trois ans avec La BM du seigneur, véritable ovni et choc dans le paysage souvent lissé du cinéma français.

Gens du voyage : une précision sociologique qui ne dit rien et en même temps dit tout car c’est un cinéma traversé à la fois par l’organique, le sensoriel, le mystique, la révolte. Filmé, saisi, dans une rugosité et une tendresse entremêlées, qui suit les traces chaotiques de divers jeunes gens.

Jason Dorkel, 18 ans s'apprête à célébrer son baptême chrétien alors que son demi-frère Fred revient après plusieurs années de prison.

Du cinéma du mouvement, qui passe avec une conviction farouche de mise en scène du cinéma naturaliste au thriller fantastique de manière virtuose et envoûtante. Confirmation époustouflante de la révélation d’un cinéaste à suivre.

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