La chronique ciné
Magazine
Mercredi 1 juillet 2015
4 min

Le Prince de Hombourg, de Marco Bellochio

Début des départs en vacances et lendemain de fête du cinéma, c’est une petite semaine de cinéma tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Une seule recommandation : "Le Prince de Hombourg" de Marco Bellochio, un film présenté en compétition à Cannes en 1997 mais jamais sorti…

L’auteur du Poing dans les poches, de Vincere ou de La Belle endormie adapte, la tragédie de Heinrich Von Kleist : en proie au somnambulisme Le jeune prince de Hombourg, commandant de la cavalerie du Brandebourg, ramasse une nuit un gant laissé par sa fiancée Natalia. Le lendemain, fasciné par la vision de ce gant, il n’écoute que distraitement les consignes militaires et, sur le champ de bataille, désobéit. Son oncle, chef de l'armée, exige que son indiscipline soit punie de façon exemplaire…

Un film d’une heure vingt qui ne garde que la quintessence de l’œuvre mais la sublime allant à l’essentiel d’un romantisme exacerbé, acéré, flamboyant, inimiste et opératique. Un diamant brut, noir et troublant.

Quelques conseils de sorties estivales…

On commence par un cartoon enthousiasme, et qui sort le 8 juillet : Les Minions. C’est le spin off de la franchise déjà triomphale Moi, moche et méchant (plus d’un milliard et demi de dollars de recettes pour les deux précédents épisodes). Un film américain dans sa production mais profondément frenchie dans son ADN coréalisé par le français Pierre Coffin et l’américain Kyle Balda.

Les minions sont des petites créatures jaunes vêtues de salopettes bleues et s’exprimant par onomatopées (Bello, Papoïe…) qui ont toujours voué leur existence à servir les pires méchants de l’histoire de l’humanité. Mais leur dévotion n’a d’égale que leur maladresse et ares avoir interrompu les carrières des tyrannosaures, de Dracula ou encore de Napoléon, les minions peinent à trouver un nouveau ‘big boss’ selon leur expression. Jusqu’à ce qu’ils croisent le route de Scarlett Overkill…

Un cartoon délirant, hilarant, absurde, saturé de références de clins d’œil et de parodies hommage ô combien réussi à Tex Avery et Gotlib, grand maître à penser de Pierre Coffin.

Autre registre une pépite de film d’auteur : Les Nuits blanches du facteur d’Andrei Kontchalovski

Entre documentaire et fiction, porté par la beauté d’une mise en scène entre naturalisme et poésie le cinéaste russe filme et narre la vie des habitants du village situé autour du lac Kenozero. Une petite communauté coupée du monde où chacun se connait et où toute leur activité est tournée vers la recherche de moyens de subsistance. Le facteur Aleksey Tryaptisyn et son bateau sont leur seul lien avec le monde extérieur et la civilisation. Jusqu’au jour où il se fait voler son moteur et que la femme qu’il aime part pour la ville…

Subtile, drôle, captivant sans portant de dramaturgie forte, un regard, un sens du détail… le fer de lance de la nouvelle vague soviétiques de années 60 auteur du magnifique Premier maître mais aussi de films américains musclés de Runaway train à Tango et Clash avec Sylverster Stallone signe la plus bulle bucolique de cet été.

Qui dit été dit blockbuster. On annonce Les quatre fantastiques, Terminator, Ant-man… s’il ne fallait qu’en garder un seul ?

Sans l’ombre d’un doute Mission Impossible The Rogue Nation de Christopher McQuarrie qui sortira le 12 août. Cinquième volet des aventures d’Ethan Hunt interprété par Tom Cruise. Humour et cascades impressionnantes au service d’un scénario générique des gentils versus des méchants mais riche en gadgets, comptes à rebours de la mort, rebondissements et coups de théâtre.

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