L'invité du jour
Entretien
Mercredi 18 mai 2016
1h 19mn

Stanislas Nordey

Stanislas Nordey, met en scène "Je suis Fassbinder" de Falk Richter. La pièce est jouée au Théâtre de la Colline, du 10 mai au 4 juin.

Au regard de l’analyse de l’Allemagne post-fasciste faite par Fassbinder en 1977, Richter évoque les nouveaux courants d’extrême-droite qui se développent partout en Europe. Comment est-il possible aujourd’hui, notamment en France, que des pouvoirs propagent des conceptions rétrogrades de la famille et sur la place des femmes que l’Allemagne a enfin déboulonnées, suite à un long processus culturel depuis la seconde guerre mondiale. Que se passe-t-il exactement en France ? Et comment, face à cela, un artiste peut-il se positionner sur un plateau de théâtre ?

Stanislas Nordey est directeur du Théâtre National de Strasbourg et de son École depuis septembre 2014 où il engage un important travail en collaboration avec une vingtaine d’artistes associés – auteurs, acteurs et metteurs en scène – à destination de publics habituellement éloignés du théâtre et dans le respect d’une parité artistique assumée. L’intérêt qu’il a toujours porté pour les écritures contemporaines se retrouve dans le projet qu’il a conçu pour le TNS. En mars 2016, il créera son premier spectacle à Strasbourg, Je suis Fassbinder, en duo avec l’auteur allemand Falk Richter. Spectacle qui tournera ensuite à Grenoble, Rennes, Lausanne et Paris.
Metteur en scène de théâtre et d’opéra, acteur, Stanislas Nordey est un homme partisan du travail en troupe. Avec sa compagnie, il est artiste associé au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis de 1991 à 1995, avant de rejoindre, toujours avec sa troupe de douze comédiens, le Théâtre Nanterre-Amandiers, à la demande de Jean-Pierre Vincent qui l’associe à la direction artistique.

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