L'invité du jour
Entretien
Mercredi 22 octobre 2014
50 min

Philippe Caubère : "j'ai appris la musique avec Ariane Mnouchkine et Clémence Massart"

Retour aux sources pour Philippe Caubère, avec "La danse du diable" au Théâtre de l'Athénée, 23 ans après sa création. Le comédien, auteur et metteur en scène, est l'invité de Vincent Josse.

C’est un double retour : celui de Philippe Caubère à l’Athénée, où il avait rassemblé, en 1994 puis en 2000, plus de 45 000 spectateurs. C’est également un retour aux origines, avec ce premier épisode de la saga Caubère, la plus que culte Danse du diable, “histoire comique et fantastique“ qu’il présentait ainsi en 1981 : “un spectacle joué par un seul acteur, qui en est l’auteur ; mais ce n’est pas un one man show, ni une série de sketches ; c’est une histoire ; comique parce que j’espérais qu’elle fasse rire, fantastique parce que je voudrais qu’elle fasse un peu rêver. Cette histoire, c’est celle d’un personnage, Ferdinand Faure, jeune homme qui, dans le secret de sa chambre, s’imagine la gloire… Je voulais que ce soit composé un peu comme une nouvelle, et néanmoins que ça reste une farce, j’allais dire, une blague. (…) Peut-on, de nos jours, parler de soi-même, de ses craintes intimes, de ses espérances, et que ce soit gai ? Peut-être que je suis fou, ou prétentieux, ou les deux à la fois. Tant pis.”

Quelque trente ans plus tard, on y retrouvera intacts les rêves de la vieillesse et les regrets de la jeunesse, et le contraire, et réciproquement, et tout ce qui passe au fil de l’aiguille, et à celui, moins bien cousu, de la vie : de Gaulle et Johnny Ouliday, Claudine et madame Colomer, Sartre et les gonzes de l’Estaque… Et les pataugas, et les rouflaquettes, et le théâtre, putain d’Adèle, portés à bout de bras, de nerfs et de forces par un acteur qui, là où certains en feraient des caisses, n’en fait jamais trop mais en fait toujours plus.

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