Jeudi 30 janvier 2020
25 min

Les invités du jour : Kévin Amiel, Adèle Charvet et Marie Perbost

Hier nous avons reçu les nommés de la catégorie Révélation Instrumentale, c'est aujourd'hui le tour des nommés de la catégorie Révélations Lyriques : Kévin Amiel, Adèle Charvet et Marie Perbost, tous trois chanteurs, sont nos invités de ce matin.

Les invités du jour : Kévin Amiel, Adèle Charvet et Marie Perbost
Victoires de la musique classique 2020, © Radio France

Vous pouvez dès à présent voter ci-dessous pour la révélation que vous voulez voir récompensée. 

Kévin Amiel

Kévin Amiel
Kévin Amiel, © Océane Amiel

Originaire de la ville rose, Kévin Amiel débute ses études de chant en 2007 à l’école de L’Isle-Jourdain. La même année, il est invité par Raymond Duffaut à Avignon dans le cadre des « Tremplins jeunes talents ». Le ténor tient le rôle du Second notaire dans La Périchole d'Offenbach, en compagnie de Karine Deshayes et Jean-Philippe Laffont. En 2008, il intègre le Conservatoire de Toulouse et fait partie de la production de Hamlet d'Ambroise Thomas, dans laquelle Patricia Ciofi tient le rôle d'Ophélie.

Kévin Amiel interprète en 2010 le rôle du Jeune homme dans La Sainte de bleecker street de Menotti à l’Opéra de Marseille. Il enregistre ensuite à Varsovie l’opéra-bouffe L’Hirondelle inattendue de Simon Laks dans le cadre du Festival des Musiques Interdites. En 2011, il est nommé révélation classique de l’ADAMI et entre aussitôt à l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris. La saison suivante, il chante le rôle de Podesta dans La Fausse Jardinière de Mozart, ainsi que celui de Cecco dans Le Monde de la Lune de Haydn à la MC93 de Bobigny.

En 2013, il fait ses débuts sur la scène de l’Opéra de Paris dans le rôle d’Isepo dans La Gioconda de Ponchielli. Il y tient ensuite de petits rôles dans de grosses productions, telles que La Traviata (Gastone), Ariane à Naxos (Ein Offizier) et Alceste (Coryphée). En 2015, il chante à Montpellier dans L'Hirondelle inattendue et L'Enfant et les Sortilèges. L'année suivante, le ténor fait ses débuts à Rouen dans Milo et Maya de Matteo Franceschini et retourne à Montpellier en Bourguemestre Vanderprout dans Geneviève de Brabant d'Offenbach. Il prend le rôle de Pâris dans La Belle Hélène à Marseille et fait ses débuts à Saint-Etienne en Flavio (Norma).

En 2017, il est Max dans Fantasio à l'Opéra Comique de Paris, où il fait ses débuts. Puis il retourne à Avignon dans la peau de Malcolm, dans Macbeth de Verdi. La même année, il chante à Montpellier le Commandeur dans La Nuit d’un neurasthénique (Rota) et Gherardo dans Gianni Schicchi (Puccini). A Dijon, il incarne le rôle-titre des Contes d’Hoffmann (Offenbach). En 2018, il prend le rôle-titre de Faust (Gounod) lors des Nuits Lyriques en Marmandais puis celui de Siegfried adapté en trois actes à Saint-Etienne. Il est ensuite Griolet dans La Fille du tambour-major d'Offenbach à Marseille.

En septembre 2018, Kévin Amiel chante Alfredo Germont dans La Traviata (Verdi) à Toulouse avant de se rendre le mois suivant à Marseille pour interpréter les trois rôles du Gouverneur, Ragotski et Vanderdendur dans une version concert de Candide (Bernstein). En novembre, il incarne Sir Hervey dans Anna Bolena (Donizetti) à Bordeaux. L’Opéra Comique de Paris le reçoit en décembre dans le rôle de Marcellus pour Hamlet (Thomas). De retour à Marseille, le ténor est Siébel dans Faust en février 2019. En avril, il revêt le costume de Malcolm dans Macbeth à Limoges puis à Reims. En conclusion d’une riche saison, il fait escale à Marseille en mai pour incarner Fritz dans La Grande Duchesse de Gérolstein.

L'agenda de Kévin Amiel

  • Du 27 février au 6 mars au Théâtre du Capitole : L’Elixir d’amour, Donizetti (Nemorino), Sesto Quatrini à la direction
  • Le 26 mars à l’Opéra National de Montpellier : Roméo et Juliette, Gounod (Tybalt), David Reiland à la direction
  • Le 1er avril au théâtre des Champs-Elysées : Roméo et Juliette, Gounod (Tybalt), David Reiland à la direction
  • Du 12 mai au 2 juin à l’Opéra de Lille : Falstaff, Verdi (Fenton), Antonello Allemandi à la direction, mis en scène par Denis Podalydès
  • Le 11 juin au Festival de Saint-Denis : Das Lied von der Erde, Mahler, Maxime Pascal, à la direction 

Adèle Charvet

Adèle Charvet
Adèle Charvet, © Capucine de Chocqueuse

Jeune mezzo-soprano de 26 ans, Adèle Charvet débute ses études musicales à l'âge de six ans et se passionne immédiatement pour le chant qu'elle pratique dans la chorale de Claire Marchand, puis à la Maîtrise de Radio France, alors dirigée par Toni Ramon. En 2013, elle obtient son DEM de chant au conservatoire régional de Paris  avec les félicitations du jury, et l’année suivante, son prix de perfectionnement lyrique à l’unanimité avec une mention spéciale pour le cycle de lieder. Elle poursuit actuellement ses études au CNSM de Paris en chant lyrique dans la classe d’Yves Sotin.

Adèle Charvet est une artiste éclectique, et s’attache à pouvoir interpréter des répertoires très variés. Ainsi, son expérience du chœur dès le plus jeune âge l’amène à chanter sous la direction de Kurt Masur, Christophe Coin, René Jacobs ou encore John Nelson. Elle se perfectionne dans le répertoire baroque auprès de Julie Hassler, et Stéphane Fuget, et dans la déclamation et la gestuelle d’époque avec Nicole Rouillé et Jean-Denis Monory. Passionnée par le lied et la mélodie, elle approfondit ce répertoire auprès de Philippe Biros et Anne le Bozec. En 2015, elle forme un duo avec le pianiste Florian Caroubi, avec qui elle remporte le Prix de mélodie du Concours international Nadia et Lili Boulanger.

Très attachée à l’art de la scène, elle connaît ses premières expériences musicales et scéniques dans Brundibár de Hans Krása, où elle incarne le rôle de Pepíček. Elle interprète également le rôle de Hänsel dans Hänsel und Gretel d’Humperdinck, ainsi que Frau Reich dans Die lustigen Weiber von Windsor d’Otto Nicolaï.  En 2017, elle fait ses débuts à l’Opéra d’Amsterdam dans le rôle de la Jeune fille polovtsienne dans Le Prince Igor de Borodine.  Elle incarne par la suite la nourrice Filippievna dans Eugène Onéguine de Tchaïkovski au Festival de Verbier. Elle fait ses débuts au Royal Opera House dans Carmen (Mercédès), et chante également Il Pirata de Bellini en version de concert, puis Le Barbier de Séville (Rosina) à l’Opéra National de Bordeaux.

En concert, elle interprète au Barbican Center la Nelson Mass d'Haydn avec le London Symphony Orchestra sous la direction de François-Xavier Roth, elle se produit au Festival Berlioz à la Côte-Saint-André sous la baguette de Nicolas Chalvin avec l'Orchestre des Pays de Savoie, aux côtés de grands solistes tels que Xavier Philips, François-Frédéric Guy et Tedi Papavrami, mais également dans la 9ème Symphonie de Beethoven avec Les Siècles.

Parmi ses projets, citons Roméo et Juliette (Stéphano) à l’Opéra de Bordeaux, Manon à l’Opéra Comique, Cadmus et Hermione (Hermione) avec Le Poème harmonique à l’Opéra royal de Versailles, Rigoletto (La comtesse Ceprano), puis Carmen (Mercedes) à l’Opéra de Paris, Parsifal (Fille-Fleur) au Capitole de Toulouse et Pelléas et Mélisande (rôle-titre) à l’Opéra de Rouen. Elle prendra part à l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence et chantera notamment un programme Mozart avec l’Ensemble Pygmalion sous la direction de Raphaël Pichon. En concert elle chantera la Messe en Si de Bach à Leipzig, Benvenuto Cellini de Berlioz avec le Monteverdi Choir. Elle se produira également en récital au festival de Deauville, au festival de l’Epau ainsi qu'au Théâtre des Bouffes du Nord.

En 2019, elle sort son premier disque "Long Time Ago", accompagnée par Susan Manoff au piano.

L'agenda d'Adèle Charvet

  • Du 26 janvier au 4 février 2020 : Parsifal de Wagner au théâtre du Capitole à Toulouse
  • Les 7, 9, 12 et 15 mars 2020 à l’Opéra de Bordeaux : Roméo et Juliette de Gounod, version mise en espace
  • 28 mars 2020 à l’Espace Malraux de Chambéry : avec son quatuor vocal l’Archipel
  • 31 mars 2020 au Dôme Théâtre à Albertville : Carmen, Bizet
  • 2 juin au 12 juillet 2020 à l'Opéra Bastille : Rigoletto 

Marie Perbost

Marie Perbost
Marie Perbost, © Capucine de Chocqueuse

Encouragée dès son plus jeune âge par sa mère chanteuse, Marie Perbost entre à la Maîtrise de Radio-France où elle se forme auprès des plus grands chefs (Kurt Masur, Myung Wung Chung etc). Reçue au Conservatoire National Supérieur de Paris, elle découvre auprès d’Alain Buet et de Cécile de Boever les subtilités du métier d’artiste et se passionne pour le riche répertoire du Lied et de la mélodie auprès d’Anne le Bozec. 

Coup de cœur amical et musical, la pianiste Joséphine Ambroselli devient sa partenaire privilégiée dans cette aventure artistique. Ensemble, elles sont récompensées du prix spécial des « Amis du Lied » au concours international du Lied d’Enschede (Pays-Bas) en 2013, lauréates du Concours international « Les Saisons de la Voix » de Gordes en 2014 et Grand Prix du concours international Nadia et Lili Boulanger en 2015. 

Chanteuse et comédienne, elle aborde l’opéra dans différents rôles comme Blanche de la Force dans Les Dialogues des carmélites, Despina dans Cosi fan tutte ou encoreElisetta dans Le mariage secret de Cimarosa. Elle remporte le prix du « Centre Français de Promotion Lyrique », au concours de l’Opéra Grand Avignon et est finaliste du Concours International de Genève 2016. Elle est également très attirée par le répertoire de l’opérette qu’elle défend sur scène. En 2016, elle est la Révélation Lyrique de l’ADAMI et nominée aux Victoires de la Musique classique 2018 catégorie Révélation.

De grands chefs lui confient des parties solistes parmi lesquels Lionel Sow dans les Neues Liebeslieder Walzer de Brahms à la Philharmonie de Paris, Emmanuelle Haïm aux Invalides ou Philippe Pierlot dans la Passion selon Saint Jean de Bach à Notre Dame de Paris. Elle est également l’invitée de festivals prestigieux tels Les Folles journées de Nantes, le Festival Mozart, La Chapelle royale de Versailles, la Péniche Opéra, le festival du Périgord noir, le festival de la Vézère, le festival Pablo Casals etc.

En tant que membre de l’Académie de l’Opéra de Paris, on la retrouve dans la programmation de l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille toute la saison 2017/2018, ainsi qu’à La Folle Journée de Nantes. 

Les années suivantes, elle joue dans des productions telles que La Flûte Enchantée, Fidélio, Il mondo alla roversa de Galuppi, Le Testament de Tante Caroline de Roussel. Elle participe également à l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence.

Sous l’égide du label Harmonia Mundi, le premier disque de Marie Perbost est sorti dans la collection Harmonia Nova « Une jeunesse à Paris », et est consacré à la musique française des années folles, mêlant mélodie, chansons et opérette.

L'agenda de Marie Perbost

  • Du 28 mars au 4 avril au Théâtre du Capitole à Toulouse : Platée, Rameau, avec le Concert Spirituel
  • Du 26 au 30 juin à l’Opéra Royal de Versailles : Platée, Rameau, avec le Concert Spirituel
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