Mardi 29 septembre 2020
25 min

Alexandre Kantorow : "La musique de chambre, c'est une sorte de médecine pour moi"

Alexandre Kantorow convoque Brahms, Bartók et Liszt autour de son nouveau disque, sorti début septembre chez le label Bis Records. Surnommé le "Tsar du piano", Alexandre Kantorow déploît dans cet enregistrement toutes les ressources de sa virtuosité musicale et pianistique.

Alexandre Kantorow : "La musique de chambre, c'est une sorte de médecine pour moi"
Alexandre Kantorow, 28 septembre 2020, © Sasha Gusov

Alexandre Kantorowest le premier français à remporter le premier prix et la médaille d'or auConcours Tchaïkovski à Moscou en juin 2019, à 22 ans, lors de sa seizième édition. En février 2020, il reçoit une Victoire de la musique pour son enregistrement du Concerto pour piano l'Égyptien de Camille Saint-Saëns.

Alexandre Kantorow est né dans une famille de musiciens. Son père, Jean-Jacques Kantorow, est violoniste et chef d’orchestre et sa mère violioniste à l'orchestre d'Auvergne. Il commence le piano vers l’âge de 3 ans. Il suit des études en horaires aménagées au lycée Racine, obtient son bac scientifique mention Très Bien. Il se forme ensuite à la Schola Cantorum, puis au CNSM de Paris, et enfin il entre à l’Ecole Normale de Paris où il travaille avec Rena Cherechevskaïa. 

Sa carrière débute alors qu’il n’a que 16 ans, lorsqu’il se produit avec le Sinfonia Varsovia aux Folles Journées de Nantes.  Alexandre Kantorow se produit par la suite avec de prestigieux orchestres, tels que Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre de Liège, Picardie, l’Orchestre de chambre de Bordeaux, l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre de Kaunas en Lituanie... Son répertoire de prédilection tourne autour des grands compositeurs romantiques comme Rachmaninov, Liszt, Saint-Saëns ou Franck.

Alexandre Kantorow revient au disque en piano solo avec des Sonates et Rhapsodies de Brahms, son compositeur de prédilection, mais aussi de Liszt et Bartok, sorti début septembre chez BIS Records.
C'était important pour le pianiste de réunir ces trois compositeurs : "ils ont tous un rapport de curiosité avec la musique folklorique. Ils ont essayé de l'intégrer à leur manière au sein de leur musique. Pour Bartok, c'était beaucoup plus analytique car il reproduisait intégralement des pièces populaires et Brahms l'a intégrée de manière plus subtile dans ses œuvres. Ils ont beaucoup de points communs, par exemple entre Brahms et Bartok, on trouve le même rythme qui va les unir" déclare Alexandre Kantorow.

Le musicien ne souhaite pas jouer uniquement en solo mais apprécie également de s'entourer de ses amis pour jouer de la musique de chambre. Selon lui, c'est fondamental : "il y a une force de groupe sur scène qui est assez inarrêtable quand on s'entend et qu'on se fait confiance. C'est un pur plaisir, c'est une sorte de médecine après un récital ou un concerto. A plusieurs on a l'impression de vivre la musique comme une forme de liberté, de plaisir de partager... C'est une sorte de médecine pour moi"

Prochains concerts d'Alexandre Kantorow

  • Vendredi 2 octobre et samedi 3 octobre au théâtre national de La Criée de Marseille. Johannes Brahms Les 4 Ballades Opus 10, Sonate n°3 en Fa mineur Opus 5
  • 5 octobre à Nancy, salle Poirel. Brahms
  • 30 novembre à la Philharmonie de Paris, Concerto pour piano n.2 de Tchaikovsky, dirigé par Valery Gergiev
  • 6 décembre : Opéra de Lyon - récital piano
  • 8 mai 2021 à Toulouse, Concerto pour piano n.3 de Prokofiev, dirigé par Tugan Sokhiev,
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