L'Expérimentale
Magazine
Lundi 15 avril 2019
1h

Concert : "Présences Électronique 2019" Partie 2/3

Pour sa 15ème édition, le Festival a eu lieu au travers de ce double écrin, l’Acousmonium et le Studio 104 de la Maison de la Radio. Une programmation internationale et des performances inédites ont été présentées dans un esprit d’exploration de la matière sonore.

Concert : "Présences Électronique 2019" Partie 2/3
Andrea Belfi à Présences Electronique 2019, © Didier Allard

Pierre Boeswillwald " Nuisances" 1971

Né en 1934, il suit une formation éclectique d’ingénieur (électronique, prise de son et, plus tard, D.u.t de micro-informatique), d’arts plastiques (arts décoratifs) et théâtraux (E. Decroux, théâtre antique de la sorbonne, Jean- marie serreau, Balachova...).
En 1953, il découvre le studio de la maison des lettres de la sorbonne où il rencontre, entre autres Roland Barthes, Pierre Jean Jouve, Montherlant, Bernard Parmegiani et André Almuro.
Dès lors, il s’engage définitivement dans la création sonore, et fréquente le club d’essai de la radio où il rencontre Pierre Schaeffer.   

Partant d’enregistrements microphoniques de nombreux sons, l’auteur a choisi de ne pas utiliser systématiquement les « meilleurs ».
Il s’agit donc d’une construction cherchant toujours à s’af ner mais constamment polluée par des évènements parasites qui sont les nuisances. Comme dans la nature, l’homme cherche à raf ner son environnement mais le détruit par ses erreurs. 

Max Eilbacher "Performance Live"

Max Eilbacher est un artiste intermedia. Sa pratique du sonore s’inspire tout autant des musiques électroacoustique et concrète européennes que de la performance sonore d’avant-garde américaine. Dressant des ponts entre ces diverses in uences sans en reprendre les codes, il crée des systèmes dans lesquels la synthèse sonore et les logiciels de calculs intensifs génèrent des motifs rythmiques et des timbres complexes, organisés in fine par une intuition compositionnelle.
La pratique d’Eilbacher tente de réconcilier l’expérience de l’instant et la représentation d’un résultat prémédité. Résidant à Baltimore, Max Eilbacher a étudié l’informatique musicale et le cinéma tout en étant actif dans la scène DIY underground américaine à travers des groupes comme SEF III et Horse Lords qui offre une réponse moderne à la tradition minimaliste en proposant une musique de trance basée sur l’intonation juste.
Que ce soit dans Horse Lords ou dans son travail en solo, Eilbacher explore constamment les fonctions de la structure et du rythme, et s’attache à capturer l’insaisissable instant de la perception de la forme. 

Andrea Belfi "Performance Live"

Percussionniste et batteur Italien, Andrea Bel  développe depuis une vingtaine d’années un style de jeu unique au  l de nombreuses performances et sorties sur des labels comme Room40, Miasmah, Latency, ou Float. À l’aise au sein de formations pratiquant aussi bien l’improvisation libre que les musiques électroniques et le rock alternatif, Andrea Bel  a accompagné des artistes comme Nils Frahm, David Grubbs, Carla Bozulich, Circuit des Yeux ou BJ Nilsen, et se produit également activement en solo.

Sarah Davachi "Performance Live"

Sarah Davachi (1987, Calgary, Canada) est titulaire d’une Licence de philosophie ainsi que d’un Master en musique électronique et supports d’enregistrement obtenu au Mills College d’Oakland, où elle a étudié avec Maggi Payne, James Fei, et David Bernstein.
En tant que compositrice et interprète de musique électroacoustique, Davachi s’intéresse au dévoilement des espaces auditifs intimes par l’usage d’effets psychoacoustiques, et par le recours au temps long et aux structures harmoniques simples, pour rendre compte des variations subtiles à l’œuvre dans le spectre du son, dans l’intonation et dans les résonances naturelles.
L’instrumentarium utilisé par Sarah Davachi est vaste, et inclue notamment les synthétiseurs analogiques, le piano, l’orgue électrique, les orgues à tuyaux et à anches, la voix, les samples, les orchestres à cordes et à vent, dont les idiomes communs sont souvent superposés dans des contrepoints texturels et timbriques. In uencée à la fois par les principes du minimalisme des années 60 et 70, avec un penchant pour les suspensions harmoniques, et par les pratiques expérimentales liées au travail en studio, Davachi  

propose une expérience moins marquée par les sensationsdeconsonanceetdedissonanceque par les impressions de familiarité et de distance. Son actualité discographique récente inclue Gave in Rest (Ba Da Bing, 2018) Let Night Come On Bells End The Day (Recital, 2017) et All My Circles Run (Students of Decay, 2017). 

William Basinski & Lawrence English "Performance Live"

William Basinski est musicien de formation classique et compositeur de musique expérimentale. Basé pendant plus de trente ans à New-York, il réside désormais en Californie. Il emploie les technologies obsolètes et les boucles de bandes magnétiques pour créer des paysages sonores mélancoliques, qui évoquent la nature périssable du vivant, et résonnent avec les souvenirs et le mystère du temps qui passe.
Sa pièce la plus célèbre, The Disintegration Loops, dont le principe repose sur la dégradation progressive d’une bande magnétique rejouée en boucle sur une longue durée, s’est hissée au rang des œuvres sonores les plus marquantes du début des années 2000. Ses installations et ses  lms réalisés en collaboration avec James Elaine ont été présentée dans de nombreux festivals et musées internationaux, et sa musique est jouée dans le monde entier.  

Lawrence English est un compositeur, artiste et directeur artistique basé en Australie. Son travail navigue entre plusieurs champs esthétiques, et se nourrit d’un questionnement sur la perception et la mémoire. Il se concentre sur l’aspect politique de la perception, à travers des performances lives et des installations, pour créer une œuvre qui explore les subtiles transformations de l’espace et qui suggère à l’auditoire de devenir conscient de ce qui existe au bord de notre perception. 

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