L'Expérimentale
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Lundi 3 juin 2019
1h

Concert : "Focus" du GRM - partie 2

Concert Focus du 12 Mai 2019 qui a eu lieu au CentQuatre, avec Massimo Toniutti et François Bayle

Concert : "Focus" du  GRM - partie 2
François Bayle, © ina

Massimo Toniutti" Il Museo Selvatico " 1991

L’idée principale à l’œuvre dans Il Museo Selvatico est celle de ma relation intime avec l’espace environnant.
En partant d’un « silence », j’ai décidé de lui donner un caractère par l’ajout de petits bruits épars, et en procédant à de très légers ajustements de-ci de- là. Cette technique est devenue un processus compositionnel d’addition et de soustraction, une sorte de réaménagement de ces espaces environnants.

François Bayle"Jeîta , ou Murmure des Eaux" 1970 - version 2012

Création : Paris, Halles Baltard, le 4 février 1971, aux Journées-Rencontres du GRM
Suite concrète en 17 mouvements
Le découvreur de la grotte de Jeîta, près de Beyrouth au Liban, Sami Karkabi, avait demandé au compositeur des Espaces inhabitables une musique pour son inaugu- ration en 1969. Ce fut Nadir, en 1968, pour soprano, ténor, basse, clarinette basse, guitare, ondes Martenot et percussion, dont la création eut lieu dans la grotte le 11 janvier 1969, sous la direction de Konstantin Simonovic. À cette occasion, François Bayle réalisa des prises de sons dans l’espace même de la grotte (percussions sur les stalactites, bruissements des eaux, etc.) qui sont le point de départ de cette suite. Jeîta, dont le nom signi e « murmure des eaux » en araméen, interroge le paradoxe de cette intime et nocturne conjonction entre dureté et  uidité (l’opposi- tion  uide-solide qui était déjà à l’œuvre dans Jardins de rien), paradoxe que résume à lui seul le titre de l’un des mouvements : l’Eau verticale. L’eau, qui habituellement « s’effondre sans cesse, renonce à chaque instant à toute forme » (Ponge), la voici, au contraire, ici, prendre forme, mais au prix d’une durée démesurée, et par un phé- nomène invisible que cette musique glacée et lustrale nous rend sensible. À cette très lente élaboration et transmutation d’une pierre  uidi ée et d’une eau pétri-  ée, elle répond comme une phénoménologie de l’invisible : un temps à la fois  gé et véloce, un univers sonore du ténu, aux sonorités parfois minuscules, aux folies rythmiques microscopiques (battements aussi légers que ceux d’ailes d’insectes), aux sons à l’énergie intense et contenue, aux nappes étincelantes. Son découpage en dix-sept mouvements séparés (certains sont enchaînés) donne la sensation d’un labeur sans cesse recommencé, plutôt que celle d’une durée plane. Jeîta corres- pond aussi, chronologiquement, à l’arrivée dans les studios du GRM des premiers synthétiseurs, qui permettent au compositeur ses trames aiguës et ses textures scintillantes qui sont l’une des marques de sa première sonorité.  

Première série :
1. Murmure des eaux
2. Cloches fossiles
3. Murmure des abeilles de pierre 4. Bouche d’ombre
5. Rêverie de la multiplication
6. Le vaisseau nadir
7. Oracle
8. Murmure des eaux
9. L’eau verticale
10. Ailleurs  

Deuxième série :
11. Rêverie de la résonance
12. « Eau-forte »
13. Murmure des dentelles d’eau 14. Intervalles d’eau
15. Écritures murmurées
16. Oracle
17. Murmure des eaux  

Liens :

Boomkat : https://boomkat.com/products/il-museo-selvatico

wikipedia de François Bayle : https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Bayle

Videos : 

François Bayle parle de l'Acousmonium : 

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