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Lundi 26 juillet 2021
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"Pass sanitaire" : l'adaptation des festivals au nouveau protocole

Depuis mercredi 21 juillet, les festivaliers ne peuvent plus assister aux concerts sans présenter un « pass sanitaire » valide. Cette nouvelle mesure annoncée lundi 12 juillet par Emmanuel Macron a dû être intégrée à l’organisation des festivals en un temps record.

"Pass sanitaire" : l'adaptation des festivals au nouveau protocole
Les organisateurs de festivals doivent désormais contrôler le pass sanitaire des spectateurs à l'entrée des concerts., © Getty

Le 21 juillet dernier, les festivals ont dû mettre en place le contrôle des « pass sanitaires », désormais obligatoires pour les événements publics accueillant plus de cinquante personnes. Cette nouvelle contrainte s’est accompagnée d’une tolérance annoncée mercredi par le premier Ministre Jean Castex, prévoyant un délai d’une semaine avant l’application des sanctions. 

Marjorie Jalladot, secrétaire générale de l’abbaye aux Dames, pour le festival de Saintes nous raconte : « Nous nous étions mis en ordre de bataille pour pouvoir assurer un contrôle des pass. Sur chaque concert, on a mis en place une équipe de quatre bénévoles qui étaient chargés de la vérification. Notre abbaye est située en cœur de ville ; on avait pris contact avec des pharmacies aux alentours qui avaient accepté de réserver des créneaux d’urgence pour les spectateurs qui n’avaient pas pris de précautions et qui souhaitaient assister aux concerts dans les dernières minutes. »

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Au festival itinérant de Chaillol dans les Hautes-Alpes, la logistique ne permettait pas de mettre en place un stand de test à l’entrée des concerts. Michaël Dian évoque néanmoins une organisation complète autour du « pass » vaccinal. « Deux personnes de l’équipe avaient téléchargé l’application sur leur smartphone ; ça a très bien fonctionné, ça ne prend que trois secondes. Nous avons un très bon réseau partout, y compris dans des coins assez éloignés. Nous avions prévu un espace pour faire de la pédagogie et discuter avec les gens qui n’auraient pas eu de « pass » valide. On voulait accueillir ces gens de manière exceptionnelle en les faisant entrer masqués. »

En marge de cette organisation généralisée, le festival 1001 notes en Limousin fait le pari de proposer des concerts ballades limités à cinquante personnes avec le musicien Thibault Reznicek. L’occasion d’oublier le masque et le « pass sanitaire », le temps d’une promenade aux alentour ! Albin de la Tour, directeur du festival témoigne : « le violoncelliste part avec son violoncelle, sa boîte et joue une pièce, à chaque fois dans un lieu différent. Ça permet de faire des concerts exceptionnels, d’aller où on veut ! Et d’oublier les conditions sanitaires. Le but de 1001 notes est de s’adresser à tous les publics, et notamment au public jeune, celui qui forcément n’est pas vacciné. C’est pour eux que c’est le plus pénible. Le principe d’un festival est d’aller à plusieurs concerts. Pour le public, c’est détestable de se faire contrôler tous les jours. »

D’autres festivals sont encore au stade de la préparation. A partir de mercredi prochain, la souplesse ne sera plus de mise, et les festivals pourront être sanctionnés s’ils n’appliquent pas le protocole défini.

Aude Giger

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