Klassiko Dingo
Magazine
Samedi 27 février 2016
24 min

L'histoire du Sacre du printemps de Stravinsky. Momo Kodama nous parlera Stravinsky

Aujourd’hui, la musique d’Igor Stravinski s’invite au petit déjeuner ! Avec Robot Dingo, nous vous raconterons l’histoire du Sacre du printemps. Et nous recevrons une pianiste Momo Kodama, qui connaît bien la musique de Stravinsky. Et à gagner en répondant à une question des places à Besançon pour « Blanche Neige ou la chute du Mur de Berlin » Un ciné concert de la compagnie La Coordonnerie.

Ø Histoire Dingo

Marie Piltz, danse du sacrifice - croquis de Valentine Gross réalisés le 3 juin 1913 publiés in Montjoie! Magazine, juin 1913
Marie Piltz, danse du sacrifice - croquis de Valentine Gross réalisés le 3 juin 1913 publiés in Montjoie! Magazine, juin 1913

Il était une fois dans le monde dingo de la musique classique, l’histoire du Sacre du printemps d’Igor Stravinsky
Le Sacre du printemps est une œuvre très célèbre de Stravinsky parce qu’elle est novatrice, au moment de sa création on n’avait jamais entendu une musique pareil, une musique si moderne, si nouvelle.
Le Sacre du printemps est aussi célèbre pour le scandale qu’il provoque la première fois qu’il est joué. C’était au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, le 29 mai 1913.

À ÉCOUTER

Le Sacre du printemps de Stravinsky L'adoration de la terre

Une grande partie du public était choquée par la musique de Stravinsky. Certains, riaient, d’autres sifflaient, d’autres criaient : « C’est un massacre, c’est le massacre du printemps ».
Les auditeurs, les spectateurs ont été déroutés par cette musique de Stravinsky qui est construite d’une manière nouvelle pour l’époque. Imaginez une musique à plusieurs étages. Stravinsky superpose à plusieurs reprises des mélodies très différentes et des accords qui se frôlent et s’entrechoquent.
Des rythmes qui surprennent et qui tiennent en haleine, un peu comme dans un thriller : la diversité des rythmes utilisés par Stravinsky provoquent de la tension, du suspens, de la surprise.
En 1913, à Paris le Sacre du printemps a été présenté sous forme de ballet avec la célèbre compagnie de danse des Ballets Russes.
C’est d’ailleurs grâce aux Ballet russes que Stravinsky est devenu un compositeur si célèbre. Diaghilev, le directeur de la compagnie l’avait repéré à la fin des années 1900 et il lui commande la musique pour un ballet : l’Oiseau de feu, un triomphe lors de sa création en 1909 à l’Opéra de Paris.
Stravinsky est né en Russie et la Russie est partout dans ses œuvres, dans le Sacre du printemps aussi.
Stravinsky a sous-titré sa partition du Sacre du printemps : Tableaux de la Russie païenne en deux parties.
Stravinsky a écrit à propos de l’histoire :

  • « En finissant à Saint-Pétersbourg les dernières pages de l'Oiseau de feu, j'entrevis un jour […] dans mon imagination le spectacle d'un grand rite sacral païen : les vieux sages, assis en cercle et observant la danse à la mort d'une jeune fille qu'ils sacrifient pour leur rendre propice le dieu du printemps. Ce fut le thème du Sacre du printemps. À Paris, j'en parlai aussi à Diaghilev qui s'emballa d'emblée pour ce projet. »*

À ÉCOUTER

Le Sacre du printemps de Stravinsky Le sacrifice : Glorificatin de l'élue

C’est donc l’histoire des vieux sages qui sacrifie une jeune femme pour le dieu du printemps.
Les deux parties du Sacre du printemps sont « Le baiser à la Terre » et « Le grand sacrifice ». On assiste à des rituels magiques, des incantations qui à la fin de chacun des tableaux fini dans une Danse.
Dans la danse de la Terre, les sages et le plus vieux des sages célèbrent le printemps et la Terre qu’il piétine et sur laquelle ils dansent.
Si Stravinsky casse les codes de la musique avec le Sacre du printemps - Nijinski, le chorégraphe des ballets russes lui aussi casse les codes de la danse avec cette œuvre, avec de nouveaux pas.

À ÉCOUTER

Le Sacre du printemps de Stravinsky Cercles mytérieux des adolescentes

Les danseurs et les danseuses ont très souvent les pieds rentrés vers l’intérieur qui forme comme un triangle, ce qui ne se faisait pas du tout à l’époque.
C’est le cas des adolescentes qui dansent un rituel mystérieux en cercles.
La version écoutée est celle de l’Orchestre Philharmonique de Berlin sous la direction de Simon Rattle paru chez EMI CLASSICS.

Le sacre du Printemps Rattle
Le sacre du Printemps Rattle

Ø Question / réponse

Momo Kodama(c)Marco Borggreve
Momo Kodama(c)Marco Borggreve

Notre invitée aujourd’hui est pianiste Momo Kodama, une grande soliste qui connait bien la musique de Stravinsky.

Ø Quizz Dingo

Des places à gagner pour le 1er à 20h ou le 3 mars à 15h à Besançon aux « 2 Scènes, scène nationale»pour le spectacle « Blanche Neige ou la chute du Mur de Berlin » Un ciné concert de la compagnie La Coordonnerie.

« Blanche Neige ou la chute du Mur de Berlin » Un ciné concert de la compagnie La Coordonnerie Visuel mur - Mike Guermyet / Photos scène - Sébastien Dumas
« Blanche Neige ou la chute du Mur de Berlin » Un ciné concert de la compagnie La Coordonnerie Visuel mur - Mike Guermyet / Photos scène - Sébastien Dumas

En téléphonant au 01 56 40 69 35
En répondant à la question posée en fin d’émission

Ne pas oublier de nous laisser ton nom, ton numéro de téléphone et une adresse email
Un tirage au sort sera effectué pour désigner le gagnant !

L’histoire : Fin de l’été 1989. Au dernier étage de la plus grande tour du « Royaume » (une cité HLM à l’orée d’un bois), une femme d’une quarantaine d’années, Elisabeth, élève seule sa belle-fille, Blanche.
La vie à deux n’est pas toujours simple. Au fil des années, un mur s’est construit entre Blanche et Elisabeth.
La Cordonnerie
Scénario, réalisation et mise en scène : Samuel Hercule et Métilde Weyergans
Musique originale : Timothée Jolly

L'équipe de l'émission :