Klassiko Dingo
Magazine
Samedi 12 septembre 2015
25 min

L’histoire Dingo du 1er concerto pour piano de Tchaïkovski, et tout savoir sur le piano avec Léo Duroy, accordeur

Grâce à notre "quizz Dingo", gagnez des places en téléphonant au 01 56 40 69 35 pour le concert famille "Pierre et le Loup de Serge Prokofiev " le 19 septembre à 11h avec François Morel à Radio France.

Histoire Dingo

Il était une fois dans le monde dingo de la musique classique l’histoire du 1er concerto pour piano de Tchaïkovski.
Le début de ce concerto est puissant, profond, l’orchestre chante le thème alors que le piano fait une série d’accords. Le début paraît bien simple pour le pianiste, et pourtant, c’est une des partitions les plus difficiles du répertoire.
C’est une confrontation avec l’orchestre, mais parfois c’est aussi une discussion entre les instruments ou une ballade en amoureux entre le piano et l’orchestre. C’est le principe du concerto. Cette forme musicale met en avant un instrument (parfois plusieurs), ici c’est le piano qui est la star de cette composition. Derrière lui l’orchestre vient le soutenir, ou répondre à ses phrases musicales, acquiesce, le contredire.
Lorsque Tchaïkovski compose son premier concerto pour piano, il sait que sa partition est difficile à jouer, lui-même est pianiste, mais il préfère avoir les conseils de son ami Nikolaï Rubinstein, compositeur, virtuose du piano, à qui il voulait dédier cette partition. Mais la rencontre ne va pas se passer exactement comme il l’aurait souhaité, voici ce qu’il écrit quelques années plus tard à propos de ce moment… douloureux.

  • « Je jouai le premier mouvement. Pas un mot, pas une remarque. Si vous saviez dans quelle situation ridicule et insupportable se trouve un homme lorsqu’il sert à son ami un plat de sa confection, et que celui-ci mange sans dire un mot. Il en ressortit que mon concerto ne valait rien, qu’il était injouable, que les passages sont plats, maladroits, que l’œuvre en elle-même est mauvaise. Il me dit que si pour telle date je refaisais le concerto conformément à ses indications, il me ferait l’honneur de jouer cette œuvre dans un de ces concerts. Je ne réécrirai pas une seule note, lui répondis-je, et le ferai imprimer tel qu’il est ». *
    Tchaïkovski a du caractère et c’est pour cela qu’il a finalement dédié la partition à Hans von Bullow, il crée l’œuvre au Music hall de boston en 1875. Un succès fou !
    Tchaïkovski est un passionné, qui travaille beaucoup et qui aime particulièrement écrire de la musique pour le piano.
    Dans les familles bourgeoises russes de la deuxième moitié du 19e siècle, il est important que les enfants fassent de grandes études et apprennent un instrument, il étudie de droit et le piano.

On peut entendre dans le deuxième mouvement de son 1er concerto pour piano, quelques souvenirs de son enfance. La mère de Tchaïkovski vient d’une famille aristocrate française et sa nounou parle français. Ainsi, on retrouve la mélodie d’une vieille chanson française dans le 2e mouvement, les paroles de la chanson étaient : « Il faut s’amuser, danser et rire ».

Question / réponse

Notre invité s’appelle Léo Duroy,il est accordeur de piano, c’est lui qui s’occupe de tous les pianos de la Maison de la Radio.

Piano
Piano

Léo Duroy nous présente toutes les parties de cet instrument
En commençant par le clavier
l’intérieur du piano
les pédales
la différence avec un piano à queue et un piano droit

Quizz Dingo

Des places à gagner en téléphonant au 01 56 40 69 35

C.Abramowitz/rf
C.Abramowitz/rf

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Samedi 19 septembre 2015
11h00 Maison de la radio – Auditorium

Serge Prokofiev Pierre et le Loup
Alexandro Markéas Le Retour du loup
François Morel, récitant
Orchestre National de Radio France
Alexandre Bloch, direction

L'équipe de l'émission :