Klassiko Dingo
Magazine
Samedi 14 mai 2016
24 min

L'histoire de la harpe dans la musique classique. Notre invité Nicolaz Cadoret

Ce matin, l'histoire de la harpe, l'un des plus anciens instruments au monde. Le harpiste Nikolaz Cadoret répondra aux questions de Nicolas Lafitte.

**Histoire Dingo

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TRAIT
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Il était une fois dans le monde Dingo de la musique classique, l’histoire de la Harpe !

Sa puissance évocatrice la lie à l’eau, la forêt, la nature, les fées : un univers de tendresse et de douceur. La harpe est l’un des plus vieux instruments de musique, qui appartient à la famille des cordes « pincées » ; une technique utilisée depuis l’Antiquité pour faire vibrer les cordes et produire un son.

Si la technique reste la même, il existe toutefois de nombreuses harpes différentes ; nous nous penchons aujourd’hui sur la harpe « diatonique » ou « à pédales », dite aussi harpe « de concert ».
Les sept pédales (une par note de la gamme) qu’a créé pour elle Sébastien Erard en 1810, permettent de jouer des demi-tons, les dièses et les bémols, et font sa singularité. Elle peut être utilisée en soliste au milieu de l’orchestre.

Au début du 18e siècle, Carl Philipp Emanuel Bach, puis Mozart en 1778, composent pour elle :

À ÉCOUTER

Mozart Concerto pour flûte et harpe extrait

Mozart
Concerto en Ut Maj k 299, pour flûte traversière, harpe et orchestre - I. Allegro
Orchestre de Cadaqués
Jaime Martin, flûte
Bryn Lewis, harpe
Sir Neville Marriner, direction

Suivront Hector Berlioz qui l’intègre dans sa Symphonie Fantastique :

À ÉCOUTER

Berlioz Symphonie fantastique Bal

Hector Berlioz
Symphonie fantastique op.14 : Un Bal
Orchestre Symphonique de Londres
André Prévin, direction

Ou encore Luciano Berio qui lui consacre sa Sequenza II en 1963 :

À ÉCOUTER

Berio Sequenza II harpe

Luciano Berio
Sequenza II per arpa
Claudia Antonelli, harpe

Aujourd’hui, en France, Marielle Nordmann, Xavier de Maistre ou encore Emmanuel Ceysson font honneur à cet instrument.

► A noter : les 33es Rencontres Internationales de Harpes Celtiques auront lieu du 13 au 17 juillet 2016 à Dinan. Plus d'informations sur le site du festival.

**Questions/réponses

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TRAIT
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Nikolaz Cadoret © Jean-Pierre Dupuy 2014
Nikolaz Cadoret © Jean-Pierre Dupuy 2014

Notre invité le harpiste Nikolaz Cadoret répondra aux questions sur son instrument la harpe.

Originaire de Bretagne, Nikolaz Cadoret est un musicien aux multiples facettes : formé sur la harpe celtique auprès de Dominig Bouchaud, Katrien Delavier ou Janet Harbison, il est également diplômé de la Hochschule de Zürich en harpe classique et a étudié aux côtés de Evelyne Gaspart, Catherine Michel ou Xavier de Maistre. Lauréat de prestigieux concours internationaux (Reinl Stiftung, Bloomington...) il travaille pendant plusieurs années comme harpe solo en Allemagne et notamment au Komische Oper Berlin.

En parallèle, il développe un travail sur l’improvisation et la rencontre entre différentes pratiques artistiques au sein du Collectif Polop dont il est l’un des fondateurs ou aux côtés du fûtiste Jérémie Mignotte dans Meteoros et de Hélène Breschand dans Fack Ze Dirty Cut. Il revisite également la musique celtique au sein du Duo Descofar avec Alice Soria-Cadoret (2 harpes électriques). Leur premier album est sorti en Janvier 2014. Il est également fondateur, aux côtés de Cristine Mérienne, Clotilde Trouillaud, Tristant Le Govic et Alice Soria-Cadoret, du Collectif ARP.
Depuis janvier 2013, il est professeur au Conservatoire de Brest où il enseigne les musiques traditionnelle, classique, et l'improvisation.

**Quizz

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Visuel Après-midi d'un foehn
Visuel Après-midi d'un foehn

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« Des marionnettes volantes animées par des courants d'airs s'envolent et nous emmènent dans un monde féerique. Simplement enchanteur.
Dans le même espace circulaire que Vortex, l'autre pièce de son diptyque, Phia Ménard offre un spectacle lumineux et d'une beauté à couper le souffle. On a rarement vu ballet chorégraphique aussi aérien, éthéré et gracieux que celui-ci. Et pour cause, les danseurs sont des créatures translucides qui évoluent au gré d'une tornade invisible, créée à partir de ventilateurs. Une quarantaine de personnages multicolores s'élèvent à la verticale, aussi légers que des bulles, aussi délicats que des ballerines, aussi vifs que des feux follets. Ils défient la pesanteur, tournoient, voltigent, retombent en cascade. Ces banals sacs plastiques découpés offrent une chorégraphie éblouissante, incroyablement précise et complexe. Sans un mot, des drames minuscules se nouent : la révélation d'une danseuse étoile, le déploiement d'un grand corps de ballet, un combat contre un monstre, la relation ambiguë entre le maître et ses créatures... Le poème visuel est magnifié par les musiques subtiles et grandioses de Debussy, dont le célèbre Prélude à l'après-midi d'un faune mais aussi Dialogue du vent et de la mer et Nocturne.

Ce spectacle jeune public créé en même temps que Vortex n'a rien d'une version édulcorée du premier. À partir d'un même principe, la manipulation aérienne de la matière, l'artiste a écrit un autre récit. À l'image du foehn, ce vent des Alpes qui bouleverse brusquement les températures, le tourbillon aérien transforme l'atmosphère et change le trivial en rêve. Il ne faut pas manquer ce petit bijou de « théâtre du merveilleux », qu'on y aille en famille, ou pas. »

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