Klassiko Dingo
Magazine
Samedi 2 mai 2015
22 min

L'Histoire de la 5e Symphonie de Beethoven, des flûtes et des flûtes et de l'actu

Histoire Dingo
Il était une fois dans le monde Dingo de la musique classique, l’histoire de la Symphonie n°5 de Beethoven dite du destin.
Peut-être avez-vous déjà entendu ces quelques notes résonner, c’est le début d’une des partitions les plus célèbres de la musique classique. Composé par l’un des compositeurs les plus célèbres de l’histoire de la musique : Ludwig van Beethoven.

Symphonie n°5 Beethoven
Symphonie n°5 Beethoven

Le petit Ludwig est né le 17 décembre 1770 à Bonn en Allemagne. Très vite son père, musicien lui-même, s’aperçoit que le petit est doué pour la musique et il va lui faire étudier le piano, l’orgue, la composition. A un peu plus de 20 ans, il s’installe à Vienne, grande capitale culturelle où il étudie avec un célèbre compositeur : Joseph Haydn.
A la fin du 18e siècle, il joue ses œuvres au piano un peu partout en Europe et il commence à écrire ses plus grands chefs d’œuvre tel que le concerto pour piano n°1 n°2, avant de débuter en 1800 la composition du célèbre concerto pour piano n°3 :
au tournant du 19e Beethoven se rend compte qu’il est atteint d’un mal incurable, il devient sourd, en quelques années il perd toute son audition mais tente tant bien que mal de cacher son handicap au public et à ses amis. Ce qui ne l’empêche pas d’écrire quelques chefs d’œuvre pour piano comme la célèbre Bagatelle en la mineur, la Lettre à Elise.
En vieillissant, il devient un personnage de plus en plus sombre certainement à cause de son handicap, de sa solitude et de drames personnels qui l’affectent. Mais il compose tout de même 3 ans avant sa mort, alors qu’il est quasiment totalement sourd, un autre chef d’œuvre, la Symphonie n°9 et sa célèbre Ode à la joie :
Cette symphonie, Beethoven a commencé à y réfléchir en 1803, il travaille sérieusement dessus en 1805 et il la termine en 1808, année à laquelle il la dirige pour la première fois à Vienne le 22 décembre.
Cette œuvre est monumentale, titanesque. En écoutant cette œuvre, Goethe, le célèbre romancier et poète allemand dit : « C’est très grand, c’est absolument fou, on aurait peur que la maison s’écroule ! » Et le compositeur français Hector Berlioz quant à lui écrit : « L’auditoire dans un moment de vertige a couvert l’orchestre de ses cris. Un spasme nerveux agitait toute la salle ».

1er mouvement :
Est-ce que l’on peut échapper à notre destin, c'est-à-dire à notre futur, à ce que la vie nous réserve ? C’est la question que se pose Beethoven et à entendre la puissance et l’énergie qui se dégage de ce mouvement on a l’impression qu’il veut nous dire que : « personne ne peut lui échapper, on peut essayer de le contourner, de trouver un autre chemin, quoiqu’il arrive le destin est là puissant et déterminé.
Mais le destin est bien plus fort que ça, rien ne peut l’arrêter.
2e mouvement :
il débute avec un thème plus calme et plus posé qui vient contraster avec la fin du mouvement précédent, un peu de douceur. Un moment de douceur qui ne durera pas longtemps puisque très vite, les instruments de l’orchestre se transforment en une armée de petits soldats prête à dégainer les fusils !
tout au long de ce mouvement Beethoven passe de mélodies sereines à des instants plus violents et plus sombres.
3e mouvement :
Dans cette troisième partie, ce troisième mouvement, on retrouve très vite le caractère et le rythme du thème du destin.
C’est notre destin qui avance fièrement la tête haute. Il est presque effrayant…
Il semblerait que tout ce petit monde se prépare pour une grande fête : c’est l’explosion du thème du 4e mouvement !
Quelle fête, quelle joie, les instruments semblent crier « Victoire » !
Quasiment tout ce mouvement a des airs fanfares triomphantes, un peu comme si ce fameux destin que l’on suit depuis le début de la Symphonie se montre enfin réconfortant et lumineux et qu’il promet un avenir radieux.

Interprétation du West Eastern divan Orchestra sous la direction de Daniel Barenboïm.

Robot Dingo

Robot Dingo
Robot Dingo

Question qu’Alyssa : combien il existe de sorte de flûte dans le monde
Imaginez que les archéologues, ceux qui fouillent dans la terre pour découvrir et comprendre l’histoire des hommes, ont retrouvé des flûtes qui datent de la préhistoire.
On a retrouvé des flûtes fabriquées dans des os, notamment en Slovénie, en Europe Centrale, où l’on a découvert un fragment de flûte qui aurait 45 000 ans. Cette flûte serait un os d’ours des cavernes, troué dans lequel les hommes préhistoriques soufflaient pour créer un son.
On ne sait pas vraiment quel était l’usage qu’on en faisait à l’époque, faisait-on de la musique pour de la musique ou était-ce un moyen de communiquer ? De signaler un danger, d’effrayer un animal sauvage ? Certains scientifiques pensent que l’homme était musicien, d’autres imaginent que c’est plus tardif mais qu’en tout cas, au moins à l’âge de Pierre, 6000 à 4000 ans avant Jésus Christ, la flûte était utilisée pour faire de la musique, généralement pour communiquer avec le ciel. C’était donc un acte spirituel.
Il y a des flûtes millénaires cachées un peu partout dans le monde. Et surtout elles sont pour la plupart très différentes.

Flûtes
Flûtes

Combien de sortes de flûtes ?
Impossible de vous dire combien exactement. Peut-être entre 50 et 100 mais on n’a pas encore tout découvert, tout exploré et il faut savoir ce que l’on range dans la catégorie des flûtes.

Flûtes 2
Flûtes 2

Quel est leur point commun ?
Ce sont des instruments à vent, il faut souffler dedans pour produire un son.
Le son est produit par l’air et cet air est dévié par un morceau de bois ou de métal en tout cas, il est détourné dans sa course par une arrête et c’est ce détournement qui crée le son.
Un petit jeu : prenez une bouteille, vous placez votre lèvre inférieure contre le goulot d’une bouteille à son extrémité. Soufflez doucement, en amenant votre lèvre supérieure, au dessus de l’ouverture du goulot, vous envoyez de l’air qui va être dévié par l’arête de la bouteille et écoutez- vous obtenez un son ! Si vous soufflez tout bêtement dans le trou de la bouteille, vous ne jouerez aucune note.
La flûte droite est un simple tube auquel on a taillé une arête bien aiguisée qui va créer le son.
La flûte de pan, ce sont plusieurs flûtes droites, de différentes tailles, que l’on a accrochées ensemble.
La flûte traversière que l’on joue à la perpendiculaire de son corps, on pose ses lèvres au bord d’un trou ovale et l’air va venir percuter le bord du trou et donc être dévié.
La flûte à bec se joue droit devant soit.

téléphone Robot Dingo
téléphone Robot Dingo

Pour poser ta question, un seul et unique numéro de téléphone : 01 56 40 69 35
____

LIVRE DISQUE

Fou de Flûtes
Fou de Flûtes

un livre disque qui pourrait vous passionner, Le Fou de flûte est paru dans la collection Little village d’Harmonia Mundi
Le début de l’histoire du Fou de flûte est un bon prétexte pour présenter la famille des flûtes et plus particulièrement de la Flûte à bec. Le conte est signé Claude Clément, l’illustration poétique de Barbara Brun et c’est le comédien Guillaume de Tonquédec qui joue les narrateurs. Vous entendrez dans le disque qui accompagne le livre des extraits des Concertos pour flûte à bec de Vivaldi de très bonne qualité puisque le label Little Village a choisi l’interprétation de Maurice Steger sous la direction de Diego Fasolis.
La Flou flûte est paru chez Little Village Harmonia Mundi sp;Victoire » !
Quasiment tout ce mouvement a des airs fanfares triomphantes, un peu comme si ce fameux destin que l’on suit depuis le début de la Symphonie se montre enfin réconfortant et lumineux et qu’il promet un avenir radieux.


Aux éditions des Braques vient de sortir un livre disque,

Les Symphonies Subaquatiques
Les Symphonies Subaquatiques

un conte musical qui nous plonge au cœur des océans et qui nous embarque à ladécouverte du 6e continent.
Un livre disque de Valérie Bour qui a souhaité sensibiliser les enfants et les familles à l’écologie. Elle est entourée d’une équipe de choc avec de prestigieux intervenants : Dominique A, Jacques Gamblin, Agnès Jaoui, Kent ou encore la pieuvre Sheila interprété par Marianne James.
Les Symphonies Subaquatiques de Valérie Bour, la musique est de Sébastien Buffet et les illustrations de Stéphane Girel.

L'équipe de l'émission :