Mardi 6 août 2013
59 min

New Orleans (2/10) Henry Butler

Faire le voyage à La Nouvelle Orléans, pour un amoureux du jazz, cela relève bien sûr du pèlerinage. Remonter à la source : l’eau y est-elle plus pure ? Oui, si l’on se réfère à l’esprit, pas du tout en ce qui concerne la lettre…

En 2013, parvenir à entendre à La Nouvelle Orléans du jazz « new orleans », au sens où on l’entend généralement, à savoir du jazz traditionnel tel qu’il aurait pu survivre en autarcie depuis les années 1920-30 relève de l’exploit. En fait le jazz là-bas à relevé le défi de ses origines : assumer son statut de musique de métissage, ses origines populaires et son statut social de divertissement. Et aujourd’hui, cela passe par une multitude de dosages entre le funk, le jazz dans toutes ses formes depuis un siècle, le blues, la soul, la musique cajun, le rap…

La ville regorge de lieux dédiés à la musique, de clubs en tout genre et dans (presque) tous les quartiers. Sans compter les carrefours et les rues piétonnes, le Mardi Gras ou les festivals, où s’ébrouent aussi bien les brass bands que des formations insolites… Il y a là une mine d’emploi pour des centaines de musiciens qui ne quittent quasiment jamais la ville, jouant parfois plusieurs fois par jour dans des lieux différents, accumulant les petits cachets en même temps que les rencontres musicales « tout terrain ».

Ceux qui s’expriment le plus ostensiblement dans l’idiome du jazz se retrouvent sur le catalogue du label Basin Street, qui en quinze ans d’existence a constitué un superbe album sonore des musiques qui se jouent aujourd’hui à New Orleans.

Du lundi 5 au vendredi 9 août, puis du lundi 19 au vendredi 23 août, Jazz Été fera chaque soir le portrait des musiciens marquants de la scène actuelle de La Nouvelle Orléans.

Aujourd’hui, le bluesman Henry Butler, mis en rapport du pianiste et chanteur Davell Crawford, du songwriter Jon Cleary et de la chanteuse et violoniste d’origine suédoise Theresa Andersson.

Henry Butler, qui aura 64 ans le 21 septembre prochain, est l’héritier de la longue lignée de pianistes-chanteurs qui illustrent le blues spécifique à New Orleans : Professor Longhair, dont la statue marque l’entrée du Tipitina’s Club étant le plus célèbre. Aveugle de naissance, il étudia plusieurs instruments à vents avant de se fixer sur le piano où il combine la puissance rythmique d’un McCoy Tyner avec la sophistication harmonique du pionnier néo-orléanais Jelly Roll Morton. Depuis que sa maison et son piano ont été dévastés par l’ouragan Katrina en 2005, il vit à New York, mais continue d’enregistrer pour le label Basin Street.

Liens : http://www.basinstreetrecords.com

Générique : John Boutté "Treme Song"
John Boutté
Geffen 602527508450

Henry Butler
Basin St. Blues, "Pianola Live"
Spencer Williams
Basin Street 0803-2

Davell Crawford
Valley of Tears, "Piano In The Vaults, Vol. 4"
Domino, Bartholomew
Basin Street EP

Davell Crawford
River / White Socks & Drawers, "My Gift To You"
E. McDaniels / D. Crawford
Basin Street 1402-2

CD VISUEL DAVELL CRAWFORD
CD VISUEL DAVELL CRAWFORD

Henry Butler
Orleans Inspiration, "Pianola Live"
Henry Butler
Basin Street 0803-2

Jon Cleary
More Hipper, "& Absolute Monster Gentlemen"
Jon Cleary
Basin Street 0901-1

CD JON CLEARY
CD JON CLEARY

Jon Cleary
Pin Your Spin, "Pin Your Spin"
Jon Cleary
Basin Street 0902-2

CD JON CLEARY
CD JON CLEARY

Henry Butler
Tipitina, "Pianola Live"
Professor Longhair
Basin Street 0803-2

Theresa Andersson
Injuns, "Street Parade"
Theresa Andersson
Basin Street 1005-2

Theresa Andersson
Hold On to Me, "Street Parade"
Theresa Andersson
Basin Street 1005-2

Henry Butler
North American Idiosyncrasies, "Pianola Live"
Alvin Batiste
Basin Street 0803-2

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