J'écris pour l'avenir (Beethoven par Michaël Levinas)
Programmation musicale
Samedi 15 août 2020
1h

J'écris pour l'avenir, Beethoven par Michaël Levinas 3/4

Beethoven a inspiré et inspire toujours la vie de pianiste, de compositeur et de pédagogue de Michaël Lévinas. Celui-ci décrypte cette proximité dans une série dont le troisième volet s'intitule : "Qu'est-ce qu'une grande forme ?"

J'écris pour l'avenir, Beethoven par Michaël Levinas 3/4
Ludwig van Beethoven, portrait de jeunesse, illustration du 19ème S. ©Gettyimages. Michaël Lévinas ©C. Daguet/éd. Henry Lemoine

Michaël Levinas aborde ici une problématique centrale et névralgique, celle de deux siècles d'héritage musical pour les interprètes, les compositeurs et les musicologues : la constitution de la grande forme, qui a été l’un des grands projets beethoveniens. 

Interpréter une intégrale des 32 sonates, des 9 symphonies ou des 16 quatuors est une prise de conscience de la dimension monumentale des ces immenses corpus et de ce projet majeur.

Quel serait ce projet beethovénien qui aurait constitué ces sommes monumentales ?
Qu'est-ce que cette grande forme, qui a marqué deux siècles d’histoire musicale, du romantisme  à la seconde école de Vienne et la fin du XX siècle ?
Il est coutumier de parler de trois manières beethovéniennes, qui seraient un cheminement vers l’unité idéale de la forme sonate (de la cellule génératrice à la macro-structure totalisante).

S'agit-il vraiment de trois manières ? Ne peut-on voir aussi un seul et même processus généré par des mutations complexes du concept même de développement tonal, harmonique et temporel de la fin du XVIII siècle, dans une approche directement post baroque dont Beethoven est l’héritier direct.

Michaël Lévinas aborde ici la question des échelles temporelles, des échelle tonales qui s’altèrent et ces clairières modulantes, moment d’ouverture et de développements complexes. Il analyse dans certaines perspectives, des dimensions très spécifiques et peu abordées concernant l’évolution de la forme beethovenienne; le concept temporel du « passage », l’insert, « le perdre le temps »,  le No man’s land et le rôle essentiel de la polyphonie.

C’est en tant qu’interprète et compositeur que Michael Levinas commente avec des exemples au piano cette approche de certains fondements, qui lui paraissent essentiels concernant l’évolution du corpus et la constitution de la grande forme beethovenienne.

programmation musicale et discographique :

Bach : Prélude en do# m, BWV 873
Zhu Xio-Mei (piano)
Mirare Mir 235

Beethoven : Sonate n° 23 en fa m, Appassionata
Sviatoslav Richter (piano)
2016

Beethoven : Sonate n° 13 en mi b M op 27
Claudio Arrau (piano)
Philips 432301-2

Beethoven : Symphonie n° 6 en fa m op 68, Pastorale
Orchestre symphonique de la NBC de New York
Arturo Toscanini (direction)
RCAGD 60254

Berlioz : Symphonie Fantastique op 14
Orchestre symphonique de Boston
Georges Prêtre (direction)
RCA GD 86720

Beethoven : Sonate n° 29 en si b M op 106
Alfred Brendel (piano)
Philips 412587-2

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