Histoires de Musique
Programmation musicale
Dimanche 20 juin 2021
11 min

Louis XIV, « je m’en vais… »

Ce dimanche 25 août 1715, quelques jours seulement avant son décès, Louis XIV veut que rien ne change aux solennités prévues : à son réveil les tambours et les hautbois viennent sous sa fenêtre, dans la cour de marbre, et il ne parait pas importuné par le bruit...

Louis XIV, « je m’en vais… »
Carnaval de Rio : Masque du Roi Soleil; Porrait de Louis XIV, © Getty

Il veut même que les vingt - quatre violons et les hautbois jouent dans son antichambre durant son dîner. Il fait alors ouvrir la porte pour mieux les entendre...

Louis XIV a enduré de nombreuses maladies tout au long de sa vie.
Chacun des maux qui le frappent entraîne l’acharnement  des médecins à imposer leurs extravagants remèdes : de multiples saignées au pied et au bras, des lavements et autres bouillons purgatifs, du vin émétique (antimoine), du baume de Saturne, du cristal minéral, une décoction de raclure de corne de cerf et d’ivoire, des opiats (remèdes contenant de l’opium), l’esprit de vitriol, des pommades à base d’essence de fourmis, d’écrevisse et de baume du Pérou, des tablettes d’or diaphorétique contre la fièvre, sans parler des boutons de feu, cicatrisations au fer rouge que le roi, à plusieurs reprise fut contraint d’endure. Et la terrible opération de la fistule en novembre 1686 : une intervention à vif, pratiquée par le chirurgien Félix, à l’aide d’une lame coupante. Ajoutons qu’en 1685, son palais fut troué à la suite d’une mauvaise extraction dentaire faisant communiquer les fosses nasales avec la bouche. Louis XIV fait preuve d’un stoïcisme exemplaire, capable d’endurer les pires épreuves imposées par l’impérieuse Maison médicale du roi. Son acharnement à survivre est tout autant saisissant.

Le dimanche 1er septembre, au moment où l’horloge de la chapelle neuve frappait huit heures un quart, après quelques petits soupirs et deux hoquets, sans agitation ni convulsion, Louis XIV rendit l’âme sans aucun effort, « comme une chandelle qui s’éteint ».

Corrigé : A 2'42 de l'émission il s'agit de l'année 1703 (et non 1793)

Programme musical 

Jean-Baptiste Lully
La marche royale
Le Concert des Nations
Jordi Savall, direction
ALIA VOX

Michel Richard Delalande
Te Deum S 32Laudamus -  Sinfonie
Ex Cathedra
Jeffrey Skidmore, direction
HYPERION

François André Danican Philidor
Quatuor n°4 en sib Maj : Adagio
Camerata Cologne
CPO

Anne Danican Philidor
Sonate en ré min.
Ensemble 1700
Dorothee Oberlinger, direction
SONY

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François André Danican Philidor
Quatuor n°1 en sol min. Con spirito I’arte della fuga
Camerata Cologne
CPO

Michel Richard Delalande
Miserere mei Deus S 27 – Psaume 51
La Chapelle Royale
Philippe Herreweghe, direction
HARMONIA MUNDI

Anne Danican Philidor
Les folies d’Espagne
La Simphonie du  Marais
Hugo Reyne, direction
FNAC ALPHA

Marin Marais
Airs pour les matelots et les tritons : Marche pour les matelots
Le Concert des Nations
Jordi Savall, direction
ALIA VOX

Michel Richard Delalande
Te Deum S 32 – Tu rex Gloriae
Le Poème Harmonique
Ensemble Aedes
Mathieu Romano, chef de Chœur
Vincent Dumestre, direction
ALPHA

Michel Richard Delalande
De profundis clamavi S 23 : De profundis clamavi
Lisandro Abadie, basse
Collegium Marianum
Les Pages et les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles
Olivier Schneebeli, direction
GLOSSA

Anne Danican Philidor
Marche funèbre pour le convoi du Royage
La Simphonie du  Marais
Hugo Reyne, direction
RICERCAR

Eustache de Caurroy
Le Roy est mort, vive le Roy !
Ensemble Doulce Mémoire
Denis Raisin-Dadre, direction
ASTREE

L'équipe de l'émission :