Jeudi 6 août 2015
2h

La Collection Masterworks Heritage (Chapitre 3)

Sony Classical lance la série Masterworks Heritage en 1997, une collection destinée à mettre en avant les jalons discographiques les plus prestigieux du catalogue américain Columbia Records. Proposé, préparé et présenté par Olivier Le Borgne. [Rediffusion]

Après de nombreuses parutions, la série est stoppée en 2008. Petit à petit, les titres deviennent indisponibles ou alors trouvables sur le marché de l'occasion à prix prohibitif.

En 2013, 20 titres de la collection Masterworks Heritage ressuscitent par le biais d'un coffret de 28 CD. Ce dernier paraît aux USA au mois d'avril, en Angleterre au mois de juillet et en France au mois d'août. Pour une somme dérisoire, quel plaisir de retrouver l'excellence d'une série faisant la part belle à de merveilleux artistes et des prises de sons superlatives, en mono ou en stéréo ! Des références couvrant la période 1900-1980...

Bruno Walter, disciple de la première heure de Gustav Mahler, entonne l'air de Frère Jacques (ou Bruder Jakob de l'autre côté du Rhin), dans sa gravure légendaire de la "Titan " à New York. Zino Francescatti accompagné par Ormandy à Philadelphie donne une version idéale du Poème de Chausson, équilibre parfait entre onirisme et lumière spirituelle. Nous jetterons une oreille sur le disque contenant l'intégralité du legs d'Eugène Ysaÿe : un enregistrement centenaire de la 5ème danse hongroise de Brahms, réalisé en 1912. Michael Rabin se démarque par son jeune âge : il vient d'avoir 14 ans lorsqu'il grave les Caprices de Paganini, faisant de lui un des violonistes les plus précocement virtuoses de l'histoire du disque. Robert Casadesus sera rejoint par son épouse pour une des plus tendres et émouvantes version de Ma mère l'Oye de Maurice Ravel. Champion de la musique française, Leonard Bernstein enregistra la 3ème symphonie de Roussel à plusieurs reprises ; dans le coffret Masterworks Heritage, c'est la version réalisée à New York en 61. La Toccata et fugue BWV 565 de Bach revue par les bons soins d'Eugene Ormandy sera suivie de près par le final du 1er concerto de Brahms résonnant de ce même ré mineur impressionnant, dans la version historique Fleisher / Szell / Cleveland. Enfin, nous resterons avec le chef hongrois et son orchestre de prédilection de 1946 à sa mort en 1970 pour un des albums les plus importants de sa carrière : l'intégrale des symphonies de Schumann, qu'il fut le premier à faire (re)connaître internationalement. C'est le printemps sur France Musique !

Date de 1ère diffusion : Vendredi 16 mai 2014
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