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Samedi 5 janvier 2019
3 min

Danse classique : il n'est jamais trop tard pour essayer !

Il n'y a pas d'âge pour pratiquer la danse classique, pas de bonne ou mauvaise morphologie, et tout un chacun peut même en tirer nombreux bénéfices.

Danse classique : il n'est jamais trop tard pour essayer !
., © Getty / Sara Baena / EyeEm

Qui a dit que la danse classique était réservée aux petites filles en tutu ? Personne, mais l'image du ballet a parfois la vie dure : trop difficile, trop strict, réservé aux filles ou à certaines morphologies... Fort heureusement, les cours de danse pour adultes sont là pour nous prouver le contraire.

« Il n'y a pas d'âge pour commencer le classique, affirme Katia Fleming, professeure au Studio Lenvol (Paris). J'ai de tout dans mes cours : des étudiants, des femmes qui ont passé la quarantaine, des hommes aussi... Souvent ils ont peur de ne pas être à la hauteur, d'être trop vieux, de ne pas avoir le corps qu'il faut... Mais finalement ils s'aperçoivent très vite qu'ils peuvent tous exprimer quelque chose à travers cet art. »

« Rien qu'un simple port de bras, ça peut être formidable. » 

Pour danser à la manière des étoiles du Ballet de l'Opéra de Paris, il faut nécessairement débuter par l'apprentissage des bases : les cinq positions fondamentales, les demi-pliés, dégagés, placements de tête et ports de bras... Chaque cours commence par un travail à la barre, puis se termine par des exercices au milieu, face au miroir.

Pas facile, d'ailleurs, de se confronter à sa propre image en collant ou autre tenue moulante. Mais l'ambiance conviviale du cours ainsi que l'encadrement du professeur sont là pour nous permettre d'apprivoiser ce reflet. « Tout notre travail est axé sur la bienveillance, le bien être, explique Katia Fleming. Quand on commence les sauts, par exemple. Il y a un côté joyeux, rigolo, parce qu'en fait c'est très difficile de sauter quand on débute. Il faut faire très attention aux genoux, aux hanches... »

L'art du ballet est exigeant, codifié, mais il fait toujours autant rêver. Pourquoi ? « De manière très personnelle, je pense que c'est dû à son côté désincarné, répond Katia Fleming. On a l'impression que cette danse n'est pas terrestre.On est dans une recherche de légèreté. »

L'Etoile Dorothee Gilbert dans le ballet Giselle, en 2013, à Sydney (Australie).
L'Etoile Dorothee Gilbert dans le ballet Giselle, en 2013, à Sydney (Australie). , © Getty / Don Arnold
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