Etonnez-moi Benoît
Magazine
Samedi 22 février 2014
1h 28mn

Claude Dubois " piaf de Rambuteau " biographe de l'accordéoniste amoureux de Paris : Jo Privat « Quel mec ce mec ! » s’exclamaient ses potes … et les potes de ses potes. Martin Pénet présente : Dalida

« Bon sang sang de bois, il ne faut pas que le musette, fleuron du Paris populaire pendant un siècle tombe dans l'oubli ! Vive Pantruche et haut les coeurs, Paname ! » signé JO PRIVAT ! évoquant le paradis des doubles-croches où il est monté rejoindre Emile Vacher, en avril 1996.

« Jo Privat le frisson de Paname » éditions de Paris – Max Chaleil
« Jo Privat le frisson de Paname » éditions de Paris – Max Chaleil, © Autre

« Jo Privat le frisson de Paname »
éditions de Paris – Max Chaleil
Claude Dubois, le " piaf de Rambuteau ", le " titi du 4ème " a reçu le 20 décembre 2013 en présence de Jo Privat Jr, le 1er prix littéraire du Balajo !
Au Balajo, Claude Dubois s'était lié à Jo Privat, des projets s'étaient ébauchés, Claude Dubois n'avait qu'évoqué Privat, il rend enfin hommage au roi de « la boîte à frissons » ou plus simplement l'accordéon, comme le facétieux Jojo aimait taquiner son instrument !

Le 3 avril 1996, mourait Jo Privat, " quel mec ! " disent de lui ceux qui l'ont connu. À Paris, en province, là où le musette reste à l'honneur, l'âme de Jo Privat vivifie encore les pistes de danse, dès que l'accordéon attaque " Balajo ", " Sa préférée ", " Mystérieuse ", les gambilleurs s'y bousculent toujours !

Jo Privat a composé environ 700 valses-musette, à la fin des années 1940, son " musette swingant " avait rénové le genre. Indissociable du musicien et du compositeur inspiré, il y avait le " mec ", ses mille et une nuits que clope aux lèvres, de sa " voix pleine de rustines, pur jus de chique Ménilmuche ", l'accent de Jo Privat grasseyait un argot infiniment drôle.

Jo Privat aimait les truands, le milieu, " les canailles ", Emile Vacher, pionnier du musette, avait été son maître. 1934, en sa compagnie à 15 ans, Jo Privat jouait déjà à L'Ange bleu, près de la place Clichy. Le monde interlope " s'y dégrippait les mollets ", pour Jo Privat l'avant-guerre avait été le zénith de ce Paris de la rue.

Après Le Petit Jardin, 26 avenue de Clichy, en 1937 à 18 ans, il était entré au Balajo, 9, rue de Lappe à la Bastille. À la Libération tout était reparti, et la Bastaga ( Bastille ) s'est mise à rimer avec Jo Privat et sa légende embrayait !
Un exemple superbe de culture populaire parisienne, mémoire unique de Paris, plutôt, de Paname !

Claude Dubois " piaf de Rambuteau " auteur d'une biographie de l'accordéoniste amoureux de Paris : Jo Privat
Claude Dubois " piaf de Rambuteau " auteur d'une biographie de l'accordéoniste amoureux de Paris : Jo Privat, © Radio France

1993, avec Robert Lageat, le taulier du Balajo, Claude Dubois publie « Des Halles au Balajo », il entrait au coeur du célèbre bal de la rue de Lappe et de plain-pied, dans ce qu'il appelle « le Paris populaire mâtiné voyou ». Sur cet univers Claude Dubois écrit ensuite « Pans gangster », « Je me souviens de Paris », « La Bastoche-Une histoire du Paris criminel », « La rue Pigalle », et en novembre 2013, « Jo Privat le frisson de Paname » aux éditions de Paris – Max Chaleil.

ETONNEZ-MOI BENOÎT - GENERIQUE DEBUT
►RHYTMES GITANS : JO PRIVAT
►JAMES BROWN et son groupe les JB's : SAME BEAT
JO PRIVAT ET LES MANOUCHES
►FRANZ SCHUBERT : POLONAISE

ETONNEZ-MOI BENOÎT - GENERIQUE FIN
►MODIANO / LOUVAIN : ETONNEZ MOI BENOIT
FRANCOISE HARDY
ALBUM 33T MODE 509 191
CD LABEL VIRGIN 8406382

Installé derrière un ordinateur : Paul Simonacci. Sa mission ? Minuter les temps de parole des invités, chroniqueurs, et les disques pour les droits d’auteurs.
Installé derrière un ordinateur : Paul Simonacci. Sa mission ? Minuter les temps de parole des invités, chroniqueurs, et les disques pour les droits d’auteurs. , © Autre

ETONNEZ-MOI BENOÎT - PROGRAMME

Dans le studio 141, Martin Pénet, pendant sa chronique
Dans le studio 141, Martin Pénet, pendant sa chronique , © Autre

ETONNEZ-MOI BENOÎT - CHRONIQUE DE MARTIN PENET : La carrière internationale de Dalida (1/2 )
1956, est pour Dalida l'année de tous les succès, elle fait ses premiers pas à l'Olympia en vedette américaine de Charles Aznavour.
" Bambino " la propulse et le public l'accueille avec enthousiasme ! Dalida fait désormais les couvertures des magazines. 17 septembre 1957, on invente pour elle, le premier disque d'or ...

►Dalida « Willingly - Mélodie perdue » 1958
( p : Carl Sigman - m : Hubert Giraud )

►Dalida « Am Tag als der Regen kam - Le jour où la pluie viendra » 1959
( p : Ernst Bader - m : Gilbert Bécaud )

►Dalida « Aquarella rosa - Spanish Harlem » 1961
( p : M. Alex - m : Jerry Leiber et Phillip Spector )

►Dalida **« Gli zingari - Les Gitans » 1958
( p : Chiosso, m : Hubert Giraud )**

Bruine et soleil timide sur Paris, samedi 22 février 2014. Et dans le studio 141 : Claude Dubois, Martin Pénet & Benoît Duteurtre ( de gauche à droite )
Bruine et soleil timide sur Paris, samedi 22 février 2014. Et dans le studio 141 : Claude Dubois, Martin Pénet & Benoît Duteurtre ( de gauche à droite ), © Radio France

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