Dimanche à l'Opéra
Concerts
Dimanche 4 juin 2017
4h

Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Elysées

Dans une musique sombre et d'une grande profondeur, Jean-Sébastien Bou et Patricia Petibon font vivre à merveille cette passion déchirante et poignante de Pelléas et Mélisande dans une nouvelle production avec l'Orchestre national de France dirigé par Louis Langrée.

Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Elysées
Pelléas et Mélisande (Patricia Petibon et Jean-Sébastien Bou), © Vincent Pontet

"Pelléas et Mélisande" de Claude Debussy (1862-1918), drame lyrique en 5 actes, crée à l'Opéra-Comique à Paris le 30 avril 1902, sur un livret de Maurice Maeterlinck d’après sa pièce Pelléas et Mélisande.

Distribution

Figurants :
Agnès Aubé, Camille Bardaud, Julie Mathiot

Eric Ruf, mise en scène et scénographie
Christian Lacroix, costumes
Bertrand Couderc, lumière

En coulisses

  • Interview du metteur en scène Eric Ruf et du chef Louis Langrée à l'entracte
  • Interview en sortie de scène de Jean-Sébastien Bou et de Patricia Petibon

Argument

Acte I

Petit-fils d’Arkel, roi d’Allemonde, le prince Golaud, chassant en forêt, se perd et arrive près d’une fontaine où pleure la mystérieuse Mélisande. Malgré sa peur, elle consent à le suivre. Golaud écrit à son jeune demi-frère Pelléas, afin que celui-ci demande pour lui à leur grand-père Arkel l’autorisation de rentrer au château avec sa nouvelle épouse. Leur mère, Geneviève, lit cette lettre au vieux roi presque aveugle, qui consent à son retour. Mais, pressentant le désastre des siens, il interdit dans le même temps à Pelléas de se rendre au chevet d’un ami mourant. Devant le château, Geneviève et Mélisande viennent contempler la mer au crépuscule. Pelléas les rejoint. Tous trois regardent s’éloigner le vaisseau qui a amené Mélisande au château. Pelléas annonce à Mélisande son départ.

Acte II

Pelléas et Mélisande se retrouvent auprès d’une vieille fontaine abandonnée et miraculeuse, la fontaine des aveugles. Mélisande joue avec son alliance jusqu’à ce qu’elle lui échappe et tombe à l’eau sur le coup de midi. A la même heure, Golaud fait une chute de cheval. Mélisande, qui veille sur son mari, éclate soudain en sanglots : elle n’est pas heureuse au château. Golaud tente de la réconforter mais s’aperçoit de la disparition de la bague et exige qu’elle aille immédiatement la rechercher. Pelléas et Mélisande vont de nuit dans la grotte où Mélisande prétend avoir égaré l’anneau. Trois vieux pauvres s’y sont réfugiés. Ne voulant pas les troubler, ils décident de revenir un autre jour.

Acte III

A une haute fenêtre de la tour, Mélisande peigne ses longs cheveux en chantant une complainte. Pelléas parle encore de partir. Mélisande l’emprisonne dans sa chevelure que le jeune homme caresse et embrasse. Golaud les surprend et se moque nerveusement de leur « jeu d’enfants ». Golaud entraîne Pelléas dans les souterrains du château où règne un air lourd et humide. Pelléas, pris de malaise, sort rapidement. La brise marine et le parfum des roses dissipent son angoisse. Golaud met un frein au lyrisme de son frère en faisant allusion à l’incident de la veille et lui demande d’éviter Mélisande. Doutant de son frère et de sa femme, Golaud interroge son fils Yniold, né d’un premier mariage, et se sert de lui pour épier Mélisande dans sa chambre. Mais devant la jalousie croissante de son père, l’enfant s’effraie.

Acte IV

Pelléas annonce son départ et, désirant faire ses adieux à Mélisande, lui demande un dernier rendez-vous. Celui-ci est fixé le soir même près de la fontaine des aveugles. Arkel croit maintenant que tout va changer au château et, plein de tendresse envers Mélisande, lui confie que c’est à elle d’ouvrir la porte de l’ère nouvelle qu’il entrevoit. La réalité est tout autre : Golaud survient, sombre et en proie à une crises de jalousie, il saisit sa femme par les cheveux et la jette à terre. Golaud sort, calme mais déterminé. Dans le parc, près de la fontaine, Pelléas et Mélisande se retrouvent et s’avouent enfin leur amour. Quoique se sentant épiés par Golaud, ils s’embrassent longuement. Golaud armé d’une épée tue son frère. Mélisande s’enfuit.

Acte IV

Mélisande, mourante, est entourée d’Arkel, de Golaud et d’un médecin. A côté du lit se trouve le berceau où repose son enfant. Golaud, tourmenté par le remords et le désir de savoir, implore en vain Mélisande de lui dire la vérité. Mélisande meurt doucement tandis qu’Arkel emmène sa petite-fille hors de la chambre, vers une nouvelle destinée.

Tiré du programme de salle Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Elysées.

Programmation complémentaire

♫ Jean Sibelius
Pelléas et Melisande, réduction pour piano : Entracte
Henri Sigfridsson, piano
HANSSLER CLASSIC

♫ Maurice Ravel
Concerto en Sol Maj : Adagio assai
Claire-Marie Le Guay, piano
Orchestre Philharmonique de Liège
Louis Langrée, direction
ACCORD

♫ Gabriel Fauré
Pelléas et Mélisande op 80 : La fileuse - pour violoncelle et piano
Pierre Fournier, violoncelle
Ernest Lush, piano
Deutsche Grammophon

♫ Arnold Schönberg
Pelléas et Mélisande op 5
L'Orchestre des Jeunes Gustav Mahler
Pierre Boulez, direction
Deutsche Grammophon

Photos / vidéos

Kyle Ketelsen (Golaud) et Patricia Petibon (Mélisande)
Kyle Ketelsen (Golaud) et Patricia Petibon (Mélisande), © Vincent Pontet
Patricia Petibon (Mélisande)
Patricia Petibon (Mélisande), © Vincent Pontet
Kyle Ketelsen (Golaud), Patricia Petibon (Mélisande) et Arnaud Richard (le médecin)
Kyle Ketelsen (Golaud), Patricia Petibon (Mélisande) et Arnaud Richard (le médecin) , © Vincent Pontet
Patricia Petibon (Mélisande) et Jean-Sébastien Bou (Pelléas)
Patricia Petibon (Mélisande) et Jean-Sébastien Bou (Pelléas), © Vincent Pontet

Bibliographie

  • Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, Avant-scène opéra N°266

Pour aller plus loin

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