Dimanche à l'Opéra
Concerts
Dimanche 27 novembre 2016
4h

Les Contes d'Hoffmann à l'Opéra Bastille, 2016.

16 ans après sa création, reprise de la production des « Contes d'Hoffmann » version Robert Carsen. Sous la baguette de Philippe Jordan : Stéphanie d'Oustrac, Kate Aldrich, Yann Beuron et Ramón Vargas dans le rôle-titre, accompagnés par l'orchestre et les chœurs de l’Opéra national de Paris

► Concert donné le 12 novembre 2016 à 19:30 à l'Opéra Bastille à Paris.

Jacques Offenbach [1819-1881], Les Contes d'Hoffmann
Opéra fantastique en un prologue, trois actes et un épilogue sur un livret de Jules Barbier d'après sa pièce écrite en 1851 avec Michel Carré et créé à l'Opéra-Comique de Paris, le 10 février 1881.

► Distribution :

Olympia - Nadine Koutcher
Giulietta - Kate Aldrich
Antonia - Ermonela Jaho
La muse, Nicklausse - Stéphanie d'Oustrac
La mère d'Antonia - Doris Soffel
Hoffmann - Ramón Vargas
Spalanzani - Rodolphe Briand
Nathanaël - Cyrille Lovighi
Luther, Crespel - Paul Gay
Andrès, Cochenille, Pitichinaccio, Frantz - Yann Beuron
Lindorf, Coppélius, Dapertutto, Miracle - Roberto Tagliavini
Hermann - Laurent Laberdesque
Schlemil - François Lis

Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris
Direction musicale - Philippe Jordan
Chef des Choeurs - José Luis Basso
Mise en scène - Robert Carsen

► Argument :

Prologue
Le poète Hoffmann s’est mis en tête de raconter ses amours – trois amours malheureux mis en échec par trois personnages maléfiques, peut-être une seule et même incarnation du Diable, peut-être cet inquiétant conseiller Lindorf qui rôde et se moque de lui. Ivre, Hoffmann commence par entonner la légende de Kleinzach, avant de se laisser rattraper par ses passions tristes.
- Extrait : « Il était une fois à la cour d’Eisenach »

Acte I
Ebloui par la beauté d’Olympia, que le Docteur Spalanzani a présentée avec malice, Hoffmann s’est laissé aveugler : cette Olympia qu’il aime est une poupée ! Un automate ! Doué d’un vocabulaire très limité, mais capable néanmoins de réciter de sa voix suraiguë de délicieux couplets. Et d’étourdir totalement Hoffmann.
- Extrait : « Les oiseaux dans la charmille »

Acte II
Olympia a été détruite par Coppélius, et Hoffmann s’est brusquement réveillé de ses illusions. Son deuxième amour s’appelle Antonia : cette douce jeune fille est chanteuse, mais atteinte d’une maladie mortelle qui lui interdit la moindre vocalise. Hoffmann, tout comme le père d’Antonia, lui recommandent d’être sage et de se retenir. Mais l’intervention du Docteur Miracle est fatale, qui lui ordonne de chanter et de chanter encore, osant même lui faire apparaître sa mère en songe. Antonia s’écroule mortellement.
- Extrait : « Ta mère, oses-tu l’invoquer ? »

Acte III
La nouvelle passion d’Hoffmann l’entraine à Venise, où il s’est épris de la courtisane Giulietta, sous le pouvoir du magicien Dapertutto. En compagnie de Nicklausse, confident d’Hoffmann, Giulietta entonne une barcarolle Belle nuit, ô nuit d’amour ….
- Extrait : « Belle nuit, ô nuit d’amour »

Epilogue
On retrouve Hoffmann dans la taverne de Luther où il a livré ses trois récits. Qu’espérer désormais ? Une nouvelle conquête ? Lindorf lui chipe à l’instant même la cantatrice Stella, qui pourrait être l’incarnation des trois femmes qu’il a aimées. Que faire sinon se saouler encore ? La Muse attire alors le poète, tâchant d’adoucir ses peines à jamais : « des cendres de ton cœur réchauffe ton génie ».
- Extrait : « Des cendres de ton cœur réchauffe ton génie »

©Opéra Online

► Rencontre :

A la fin de la représentation, Judith Chaine s'entretiendra avec Stéphanie d'Oustrac (mezzo-soprano) et Yann Beuron (ténor).

Stéphanie d'Oustrac et Yann Beuron
Stéphanie d'Oustrac et Yann Beuron

► Programmation musicale :

♫ Jacques Offenbach (1819-1881)
Valse melancolique op 14 pour violoncelle et piano
Henri Demarquette, violoncelle
François-Frédéric Guy, piano

PV 795101

♫ Jacques Offenbach (1819-1881)
Extrait de La Périchole
Régine Crespin, soprano
Alain Vanzo, ténor
Orchestre philharmonique de Strasbourg
Chœurs de l'Opéra national du Rhin
Erato 2292-45686-2

► Photothèque :

Coupure de presse relatant la représentation des Contes d'Hoffmann de Michel Carré et Jules Barbier donnée le 21 mars 1851 au Théâtre de l’Odéon. BNF••
Coupure de presse relatant la représentation des Contes d'Hoffmann de Michel Carré et Jules Barbier donnée le 21 mars 1851 au Théâtre de l’Odéon. BNF••
Coupure de presse relatant la représentation des Contes d'Hoffmann de Michel Carré et Jules Barbier donnée le 21 mars 1851 au Théâtre de l’Odéon. BNF••
Coupure de presse relatant la représentation des Contes d'Hoffmann de Michel Carré et Jules Barbier donnée le 21 mars 1851 au Théâtre de l’Odéon. BNF••
Julies Barbier (Nadar, 1894) et Jacques Offenbach  (F. Grünewald, 1881).
Julies Barbier (Nadar, 1894) et Jacques Offenbach (F. Grünewald, 1881).
Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach ( p. 416)
Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach ( p. 416)

►La mort d'Antonia lors de la Création en 1881. De gauche à droite : Hippolyte Belhomme (Crespel), Marguerite Ugalde (Nicklausse), Pierre Grivot (Frantz), Émile-Alexandre Taskin (Miracle) et Jean-Alexandre Talazac (Hoffmann), entourant Adèle Isaac (Antonia)

© Julien Benhamou / OnP
© Julien Benhamou / OnP
Ramón Vargas (Hoffmann) dans "Contes d'Hoffmann", m.e.s de Robert Carsen, Opéra Bastille 2016 - © Julien Benhamou- •
Ramón Vargas (Hoffmann) dans "Contes d'Hoffmann", m.e.s de Robert Carsen, Opéra Bastille 2016 - © Julien Benhamou- •
Stéphanie d'Oustrac ( La muse) dans "Contes d'Hoffmann", m.e.s de Robert Carsen,  Opéra Bastille 2016 - © Julien Benhamou-
Stéphanie d'Oustrac ( La muse) dans "Contes d'Hoffmann", m.e.s de Robert Carsen, Opéra Bastille 2016 - © Julien Benhamou-
Roberto Tagliavini (Lindorf, Coppélius, Dapertutto, Miracle) dans "Contes d'Hoffmann", m.e.s de Robert Carsen, Opéra Bastille 2016 - © Julien Benhamou
Roberto Tagliavini (Lindorf, Coppélius, Dapertutto, Miracle) dans "Contes d'Hoffmann", m.e.s de Robert Carsen, Opéra Bastille 2016 - © Julien Benhamou

► Vidéothèque :

►Nadine Koutcher (Olympia) dans Les Contes d'Hoffmann sur la scène de l'Opéra Bastille : "les oiseaux dans la charmille".

Ermonela Jaho (Antonia) et Ramón Vargas (Hoffmann) dans les Contes d'Hoffmann sur la scène de l'Opéra Bastille : "c'est une chanson d'amour".

Dirigé par Jesus Lopez-Cobos, Byrn Terfel interprète l'air de Dapertutto : "Scintille, diamant !", inspiré du solo de violoncelle du prologue du Voyage sur la lune. Opéra National de Paris, 2002.

Bande annonce de l'adaptation cinématographique britannique sortie en 1951 : Les Contes d'Hoffmann réalisé par Michael Powell et Emeric Pressburger.

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