Dans l'air du soir
Programmation musicale
Mardi 21 octobre 2014
52 min

Le rouet 2/2

Tacatacatacatacatac… C’est au rythme du rouet que se dérouleront les deux premières émissions de la semaine, pour célébrer les deux-cents ans de Gretchen am Spinnrade de Schubert…

En octobre 1814, avec Gretchen am Spinnrade (Marguerite au rouet ), Franz Schubert compose l’un des plus beaux chants de tous les temps. Deux cents ans après, nous nous pencherons sur plusieurs partitions également inspirées par la mécanique de cet instrument domestique. De La Fileuse de Couperin à la Danse du rouet dans Ma Mère L’Oye de Ravel (inspiré de La Belle au Bois dormant de Perrault), et au Rouet d’Omphale de Saint-Saëns, le rythme entêtant de machine parcourt tous les genres, depuis la musique pour clavier à la musique symphonique en passant par l’opéra, avec Gwendoline de Chabrier ou Le Vaisseau Fantôme de Wagner.

Gretchen am Spinnrade

Johann Wolfgang von Goethe

Meine Ruh´ ist hin,
Mein Herz ist schwer;
Ich finde sie nimmer
Und nimmermehr.
Wo ich ihn nicht hab
Ist mir das Grab,
Die ganze Welt
Ist mir vergällt´.
Mein armer Kopf
Ist mir verrückt,
Mein armer Sinn
Ist mir zerstückt.
Meine Ruh´ ist hin,
Mein Herz ist schwer;
Ich finde sie nimmer
und nimmer mehr.
Nach ihm nur schau´ ich
Zum Fenster hinaus,
Nach ihm nur geh´ ich
Aus dem Haus.
Sein hoher Gang,
Sein´ edle Gestalt,
Seines Mundes Lächeln,
Seiner Augen Gewalt,
Und seiner Rede
Zauberfluß,
Sein Händedruck,
Und ach sein Kuß!
Mein Ruh´ ist hin.
Mein Herz ist schwer,
Ich finde sie nimmer
Und nimmer mehr.
Mein Busen drängt
Sich nach ihm hin.
Ach dürft´ ich fassen
Und halten ihn!
Und küssen ihn
So wie ich wollt´,
An seinen Küssen
Vergehen sollt´!

Traduction française

Mon repos m’a quittée
Mon cœur est lourd.
Je ne le retrouverai jamais
Jamais plus.
Où je ne l’ai pas
C’est pour moi une tombe,
Le monde entier
Me saisit de dégoût.

Ma pauvre tête
Perd la raison,
Mon pauvre esprit
Est déchiré.
Pour lui seulement je regarde
Par la fenêtre,
Pour lui seulement je sors
De la maison.

Sa démarche fière,
Sa noble silhouette,
Son sourire aux lèvres,
La force de son regard.

Le flux enchanté
De ses paroles,
L’étreinte de ses mains,
Et son baiser!

Mon repos m’a quittée
Mon cœur est lourd.
Je ne le retrouverai jamais
Jamais plus.

Mon corps
A soif de lui.
Ah, que ne puis-je le saisir
Et le tenir,

Et l’embrasser
Tout mon saoul?
Sous ses baisers
Que ne puis-je mourir !

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