Mercredi 9 septembre 2015
2 min

Le crédit coopératif, la banque des structures culturelles

Ce matin gros plan sur une banque très importante dans le milieu culturel, le Crédit Coopératif.

Il y a son logo sur tous les programmes du Festival d’Avignon, le Crédit coopératif est un mécène très important dans la culture. Avant d’être mécène, le Crédit coopératif, c’est la banque de la culture : elle compte aujourd’hui plus de 9500 structures culturelles parmi ses clients.

Mais pourquoi les structures culturelles vont dans cette banque ?

Une structure culturelle est un client un peu particulier pour une banque. Cela tient au décalage entre d’une part la réalisation des spectacles, les envies de créations et d’autre part, l’arrivée des subventions et le paiement des spectacles. Ce qui implique un important besoin en fond de roulement. Le Crédit coopératif a pour particularité d’avancer sur un dossier de financement rien qu’avec des lettres d’intention ou des conventions de la part des subventionneurs, avant l’arrivée de l’argent.

C’est un peu risqué non ?

Il y a une part de risque à coup sûr et c’est pour cette raison, que le Crédit coopératif est, attention c’est un peu technique, administrateur de l’Ifcic. L’Ifcic, c’est un organisme de garantie bancaire mis en place par le Ministère de la culture et le Ministère de l’économie et des finances. L’Ifcic va ainsi donner sa garantie ou non sur un dossier de prêt dans le secteur culturel.

Mais pour le Crédit coopératif, quel intérêt d’avoir ce type de clients ?

Historiquement, le Crédit coopératif a toujours été la banque des associations et en particulier de la culture depuis la décentralisation des années 70. Elle couvre les champs de l’économie social et solidaire. Et c’est une banque coopérative où les sociétaires sont des personnes morales. On n’oubliera pas de dire qu’en plus des structures culturelles, cette banque compte aussi parmi ses clients beaucoup de particuliers exerçant dans la culture, avec là aussi des trésoreries un peu particulières : pensez aux intermittents du spectacle, avec leurs réguliers problèmes de renouvellement.

En soutenant la culture et non pas des machines à cash, le Crédit coopératif peut se targuer d’une image plutôt flatteuse. Et ce n’est pas rien, surtout depuis la crise des subprimes qui a sérieusement écorné l’image des banquiers. Reste que du côté du Crédit coopératif, on regarde avec un peu d’inquiétude le mouvement de baisse des subventions publiques dans le secteur culturel. Une chose est sûre : l’accompagnement de ces clients ne va sans doute pas être de toute repos dans les prochains mois.

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