Dimanche 7 mars 2021
30 min

« Tribology » de Sébastian Rivas pour quatuor à cordes (diffusion intégrale et portrait du compositeur)

Création Mondiale rediffuse cette semaine une pièce de Sébastien Rivas, invité lui aussi en ce mois de mars par le Printemps des Arts de Monte Carlo qui a commandé au compositeur une pièce de théâtre musical qui sera créée le 20 mars à Monaco.

« Tribology » de Sébastian Rivas pour quatuor à cordes (diffusion intégrale et portrait du compositeur)
Sebastian Rivas & Le Quatuor Tana, © Antoine Porcher

« Tribology » de Sébastian Rivas pour quatuor à cordes
Quatuor Tana :
Antoine Maisonhaute et Ivan Lebrun, (violons), Maxime Désert (alto), Jeanne Maisonhaute, violoncelle
Enregistré le 24 octobre 2016 à Radio France - rediffusion 

Tribology, cinq Etudes de frictions, usures, et lubrifications

Diffusion intégrale et portrait du compositeur

Retour sur image... En 2016, Sebastian Rivas avait répondu avec grand plaisir au défi de la miniature en composant pour France Musique et pour le quatuor Tana un deuxième Quatuor à Cordes. Sabstain Rivas fait partie précisément des compositeurs qui trouvent dans la forme brève la possibilité de développer un discours plus radical : les formes brèves offrent la possibilité d'un laboratoire, qui annonce souvent d'autres œuvres plus développées.

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Sébastien Rivas est venu à la musique par le saxophone, le rock, le jazz, l'improvisation, puis le piano, et peu à peu il a eu envie d'organiser les sons sur le papier et à l'ordinateur. De son contact avec l'improvisation est resté le plaisir du geste instrumental et d'une forme de liberté dans l'organisation des sons. 

« Tribology »

Pour le quatuor Tana, il a imaginé une suite de pièces imprégnées par l'esprit d'art brut d'un Dubuffet ou du philosophe Georgio Agambe : il aborde ici l'archéologie des instruments à cordes, comme s'il avait oublié (amnésie culturelle) l'usage commun de ces instruments, un peu comme les humanoïdes du roman de Houellebecq"La possibilité d'une Ile".

Le point de départ des cinq pièces est le contact premier de l'instrumentiste (ses doigts, son archet) avec le corps d'un morceau de bois devenu violon, alto, ou violoncelle : ce que les sciences appellent "tribologie". Les musiciens du quatuor Tana ont dû eux aussi oublier une partie de leurs savoirs faire pour jouer ces déclinaisons de la Tribologie (Etudes de Frictions, Usures et Lubrifications).

Prise de son : Claire Levasseur
Montage : Laure Jung Lancrey
Mise en ondes musicales : Elsa Biston

Sébastien Rivas & La Radio

Sébastien Rivas aime les possibilités de relief offertes pas la radio. Il a imaginé pour le Prix Italia l'an passé une forme proche de l'opéra radiophonique d'après les Illuminations d'Arthur Rimbaud. C'est François Marthouret qui dit les poèmes choisis par le compositeur dans cette page intitulée La Nuit hallucinée.

Le Festival Présences a révélé en 2016 une page d'orchestre de Sebastian Rivas : Esodo Infinito, qui intègre aussi des voix parlées enregistrées (Pasolini, Didi Huberman) et des chants arabes et siciliens. Cette page nous parle des réfugiés qui meurent en mer : une actualité bouleversante, toujours aussi brûlante, et pour laquelle il a imaginé un écho sonore

Nous sommes en 2021. Beaucoup de choses se sont passées dans la vie de Sebastian Rivas. Il a quitté Paris pour Lyon, où il dirige le GRAME, Centre national de Création musicale et sa biennale.En 2017, il a intégré le programme doctoral Arts Sciences en composition musicale de l'université Côte d'Azur (Cirm de Nice). En 2018, il a reçu le Lion d'Argent de la Biennale de Venise.

Côté création et musique, Sebastian Rivas a poursuivi son chemin en étoile, à l'intérieur duquel le musical côtoie les formes scéniques, les installations, l'électronique, la vidéo, la danse...

A venir...

Le 20 mars - "Snow on her lips" au Printemps des Arts de Montecarlo

Sebastian Rivas, Snow on her lips, création-commande Printemps des Arts de Monte-Carlo, avec le soutien de la Fondation Francis et Mica Salabert

Monodrame pour une performeuse, deux instrumentistes, objets, électronique et vidéo.
Inspiré de Hans Bellmer
Textes de Heiner Müller extraits de Hamlet Machine

Sebastian Rivas, composition et conception
Emma Terno, performer
Daniel Zea, vidéo live et réalisation en informatique musicale

Collectif Êkheía, ensemble instrumental
Bastien Roblot, guitare électrique et objets
Olivia Martin, percussions

Géraldine Kosiak, regard extérieur
Jean Cyrille Burdet, lumières et scénographie

Spectacle produit par le Grame, Centre national de création musicale, Lyon
Avec l’aide du Fonds Scan (DRAC et Région Auvergne Rhône-Alpes)

Musiques additionnelles (de Sebastian Rivas) :

  • « Uqbar » pour violoncelle augmenté et électronique en temps réel
    Violoncelle : Pierre Strauch
  • « Stains in the carpet »Quintette avec contrebasse
    Interprété par le quatuor Van Kuijk et Florentin Ginot à la contrebasse
  • « We Must » pour contrebasse et électronique  
    Date : 6 juin 2018 Lieu : France, Paris, Église Saint-Merri, Festival ManiFeste
    Interprètes : Florentin Ginot, contrebasse, et Sébastien Naves, réalisation   informatique musicale. 
  • « Esodo infinito »la scomparsa delle luciole. Pour Orchestre et électronique
    Orchestre Philharmonique de Radio France
    Direction : Pascal Rophé
  • « La nuit Hallucinée » Opéra radiophonique sur des textes des Illuminations de Rimbaud
    Ensemble Multilatérale
    Direction Kanako Abe
    Récitant François Marthouret
L'équipe de l'émission :