Couleurs d'été
Programmation musicale
Mercredi 10 août 2016
2h 28mn

Couleurs d'été du 10 août 2016 par Judith Chaine (3/5)

Programmation musicale

César Franck
Sonate en La Maj m 8 : Allegro
Christian Ferras, violon
Pierre barbizet, piano
Testament 93791

Cora Vaucaire
Heureusement on ne s'aimait pas
Cora Vaucaire, voix
Musidisc 112692

Astor Piazzolla
Las quatro estaciones porteñas : Otoño porteño
Extrait des Quatre Saisons
David Grimal, violon
Ensemble Les Dissonnances
Aparte 011

Isaac Albeniz
Iberia : Cahier III : El Albaicin
Jean-François Heisser, piano
Musicales Actes Sud ASM 01

Chant traditionnel napolitain
La Palummella
Neapolis Ensemble
Caliope 9377

Heitor Villa Lobos
Bachianas brasileiras no.1/ Preludio
Ensemble de viloncelles
Peter Buck, direction
Harmonia Mundi 905240

Chanson traditionnelle catalane
El cant dels ocells
Victoria de Los Angeles, soprano
Geoffroy Parsons, piano
Brillant Classics 9178

Frédéric Chopin
Prelude op 28
Grigory Sokolov, piano
Opus 111 2009

Frank Sinatra
Misty
Frank Sinatra, voix
R 8122 73589-2

John Coltrane
After the rain
Mac Coy Tyner, piano
George Mraz, basse
Al Foster, batterie
Impulse 589183-2

Jean Sebastien Bach, arrgt par Gustav Mahler
Suite n°3 en Ré Maj BWV 1068 - extrait
Orchestre Philharmonique de Los Angeles
Esa Pekka Salonen, direction
Sony 89012

Philip Glass
Einstein on the beach
Ouverture de l’acte 1
Ensemble Philip Glass
Michael Riesman, direction
Nonesuch 79323-2

Traditionnel
Blow the wind southerly
Kathleen Ferrier, contralto
Phyllis Spur, piano
Decca 433475-2

Charles Ives
*The unanswered question - La question sans réponse*
Adolph Herseth, trompette
Orchestre Symphonique de Chicago
Michael Tilson-Thomas, direction
CBS 42381

Franz Schubert
Impromptu n° 2 D. 899
Alfred Brendel, piano
Philips 420840-2

Alain Bashung
Madame rêve
Alain Bashung, voix
Barclay 517221-2

Richard Wagner
La romance à l’étoile
Tannhaüser acte III scène 2
René Pape, basse
Staatskapelle Berlin
Daniel Barenboim, direction
Deutsche Gramophon 477 6617

Max Bruch
Kol Nidrei op. 47 / adagio
Alisa Weilerstein, violoncelle
Staatskapelle de Berlin
Daniel Barenboim, direction
Decca 478 2735

Georges Enesco
Presto
Daniela Koch, flûte
Olivier Triendl, piano
Indesens 074

Serge Prokofiev
Concerto n°2 en sol min op 16
scherzo - intermezzo - finale
Evgueni Kissin, piano
Orchestre Philharmonia
Vladimir Ashkenazy, direction
EMI 2645362

Jean Sebastien Bach
Cantate BWV 24 / extrait
Paul Agnew, ténor
English Baroque Soloists
John Eliot Gardiner, direction
SDG 141

Programmation poétique

Marcel Proust
Du côté de chez Swan
« Et avant que Swann eût le temps de comprendre et de se dire : « C’est la petite phrase de la sonate de Vinteuil, n’écoutons pas ! » tous les souvenirs du temps où Odette était éprise de lui, et qu’il avait réussi jusqu’à ce jour à maintenir invisibles dans les profondeurs de son être, trompés par ce brusque rayon du temps d’amour qu’ils crurent revenu, s’étaient réveillés et, à tire d’aile, étaient remontés lui chanter éperdument, sans pitié pour son infortune présente, les refrains oubliés du bonheur »…

Henry Bataille
« Déjà » extr. de Le beau voyage
Hé quoi ?... Déjà ?... Amour léger comme tu passes !
À peine avons-nous eu le temps de les croiser
Que mutuellement nos mains se désenlacent.
Je songe à la bonté que n'a plus le baiser.

Un jour partira donc ta main apprivoisée !

Yves Bonnefoy
A la voix de Kathleen Ferrier
Toute douceur toute ironie se rassemblaient
Pour un adieu de cristal et de brume,
Les coups profonds du fer faisaient presque silence,
La lumière du glaive s’était voilée.
Je célèbre la voix mêlée de couleur grise
Qui hésite aux lointains du chant qui s’est perdu
Comme si au delà de toute forme pure
Tremblât un autre chant et le seul absolu.
Ô lumière et néant de lumière, ô larmes
Souriantes plus haut que l’angoisse ou l’espoir,
Ô cygne, lieu réel dans l’irréelle eau sombre,
Ô source, quand ce fut profondément le soir !
Il semble que tu connaisses les deux rives,
L’extrême joie et l’extrême douleur.
Là-bas, parmi ces roseaux gris dans la lumière,
Il semble que tu puises de l’éternel.

Blaise Cendras
La Prose du Transsibérien
En ce temps-là j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais
Déjà plus de mon enfance
J'étais à seize mille lieues du lieu de ma naissance
J'étais à Moscou, dans la ville des mille et trois
Clochers et des sept gares
Et je n'avais pas assez des sept gares et des mille
et trois tours
Car mon adolescence était si ardente et si folle
que mon cœur, tour à tour, brûlait
comme le temple d' Éphèse ou comme la Place Rouge
de Moscou quand le soleil se couche….

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