Classique info
Magazine
Vendredi 12 juillet 2019
5 min

Classique info du vendredi 12 juillet 2019

Le Sénat valide la création du Centre National de Musique, la fin de la collaboration entre Zubin Mehta et le Philharmonique d’Israël, l’amertume du collectionneur américain David Bromberg et l’orchestre national de France en répétition pour le concert du 14 juillet, sont les sujets du jour

Classique info du vendredi 12 juillet 2019
Le chef d'orchestre Zubin Mehta , © Oded Antman

Le Sénat valide la création du Centre National de Musique

Les députés ont déjà donné leur accord à l’élaboration de cet établissement, qui se veut l’égal du CNC pour le cinéma. Ce centre réunira cinq structures en une seule entité. Côté financement, il bénéficiera des fonds de ces mêmes structures, 50 millions d’euros en tout. Mais il lui faudra 20 millions en plus pour en assurer le fonctionnement. Le ministre de la Culture se donne trois ans pour réunir la somme, selon le quotidien Les Echos. Le projet doit encore passer en commission mixte paritaire à la fois du mois, mais ce n’est qu’une formalité…

La fin d’un demi-siècle de collaboration

Zubin Mehta quittera ses fonctions de chef de l’Orchestre Philharmonique d’Israël dans quelques jours, le temps de donner encore quelques concerts. Zubin Mehta avait pris ce poste il y a plus de 50 ans, en 1968. Mehta et le philharmonique d’Israël, c’est donc une très longue histoire, qui l’a vu enregistrer le dernier disque de Rubinstein en 1976. C’est Lahav Shani qui succédera à Mehta.

L’amertume du collectionneur américain David Bromberg

Il est spécialisé dans les violons et en possède 263, dont des pièces uniques. A 73 ans, il souhaitait s’en séparer et les vendre à la Library of Congress pour qu’elle en assure la pérennité. Mais selon Bromberg, cette dernière a annulé la vente, et il craint à présent de voir sa collection s’éparpiller chez divers acquéreurs privés.

L’orchestre national de France est en plein travail pour le traditionnel concert du 14 juillet

Des milliers de personnes sont attendues sur le Champ de Mars, et bien davantage derrière leur télévision. Alors les répétitions s’enchaînent à un rythme effréné. Le casse-tête commence avant même les répétitions, car le problème principal, en amont, c’est la programmation. Qu’est-ce qui va plaire, comment attirer les spectateurs vers cette musique, etc. 

La Gaité Parisienne, c’est l’un de ces tubes que les musiciens répétaient hier dans l’auditorium, sous la direction d’Alain Altinoglu. C’est lui qui sera à la baguette le 14, et pour lui, il est important d’incorporer beaucoup d’airs connus. 

Mais il n’y aura pas que des œuvres célèbres, et présentées régulièrement. Les programmateurs tiennent à mettre des partitions qui sortent un peu de l’ordinaire. 

Cette année, le concert du 14 juillet fera une petite incursion dans la variété, avec un hommage à Aznavour. LA célèbre chanson "La mamma" a été spécialement orchestrée pour l’occasion. Et pour Alain Altinoglu, lui-même descendant d’une famille arménienne, le symbole est fort. 

Aznavour, Beethoven, Vivaldi, Brahms, Offenbach et bien d’autres sont donc convoqués le 14 sur le Champ de Mars sous la baguette d’Alain Altinoglu, et le concert sera diffusé en direct sur France 2. C’est dimanche soir à partir de 21h15.

L'équipe de l'émission :