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Mercredi 30 octobre 2019
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Classique info du mercredi 30 octobre 2019

La mise en vente d'un précieux portrait de Mozart enfant, la rénovation de la villa Viardot a démarré, une musique qui unit les manifestants au Chili et la rencontre entre le BDSM et Rachmaninov.

Classique info du mercredi 30 octobre 2019
Manifestation à Santiago au Chili, contre le président Piñera, le 21/10/2019 - Classique info du 30/10/2019, © Getty / Marcelo Hernandez

Un événement dans le monde de l’art, la mise en vente très prochaine d’un rare portrait de Mozart enfant

Ce tableau qui provient de la collection Cortot est attribué au peintre véronais Giambettino Cignaroli. Daté de janvier 1770, on y voit donc Mozart, âgé de 13 ans, costume rouge vif, perruque blanche, devant son clavecin. C’est l’un des très rares portraits de Mozart enfant, peints de son vivant « probablement le dernier encore en collection privée » déclare la maison Christie’s. Elle le vendra aux enchères le 27 novembre prochain à Paris, pour un prix estimé entre 800 000 et 1,2 millions d’euros. 

A Bougival, dans les Yvelines, le chantier de rénovation de la villa Viardot a officiellement démarré 

Il a été lancé hier, en présence du baryton Georges Chaminet, à l’origine du projet. Ancienne résidence de la cantatrice Pauline Viardot, disparue en 1910, la villa a été construite en 1830. Extrêmement dégradée, elle a bénéficié d’une aide de 500 000 euros du Loto du Patrimoine lancé par Stephane Bern. A terme, elle devrait pouvoir recevoir du public, à partir de juillet 2021, peut-on lire dans Le Parisien, et faire partie du futur Centre européen de musique, lancé par Georges Chaminet.

Au Chili, à Santiago, la musique soutient les manifestants 

Une vidéo diffusée sur internet nous montre un orchestre qui interprète El pueblo unido jamás será vencido (Le peuple uni ne sera jamais vaincu). L’ensemble est rejoint par la foule qui chante avec les musiciens. Composé par le musicien Sergio Ortega et interprété par le groupe Quilapayún dans les années 70, juste avant la dictature de Pinochet, ce titre est devenu un hymne, un symbole des luttes sociales dans le monde entier. Il a été repris par les manifestants au Chili qui, hier encore, étaient dans la rue pour protester contre les inégalités socio-économiques du pays dirigé par le président Sebastian Pinera.  

Du cuir, Rachmaninov et des harnais

Ce savoureux mélange est le fruit de la rencontre entre le fétichisme et la musique classique à Berlin dans le cadre du festival Folsom, consacré au BDSM. Un événement également politique qui prône la liberté sexuelle. Pour son ouverture, des concerts de musique classique étaient donc organisés, avec un violoncelliste vêtu de cuir noir pour interpréter Rachmaninov ou encore un clarinettiste en harnais pour Vivaldi. A retrouver dans un article du New York Times. 

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