Samedi 25 juillet 2020
1h

Charlie Parker a 100 ans : Les ailes brûlées (1953-54)

Charlie Parker était né le 20 août 1920. À sa mort, à New York, le 12 mars 1955, les murs de la ville s'étaient couverts du graffiti Bird Lives. On le signe. Des deux ailes.

Charlie Parker a 100 ans : Les ailes brûlées (1953-54)
Charlie Parker, © Getty / Bob Parent

Sa vie comme une fulgurance. Célébrer le centenaire de la naissance d’un génie fauché à 35 ans, pourrait passer pour une ironie. Sauf que justement, il s’agit d’un génie. Ils ne sont pas si nombreux. Dans le jazz on les compte sur les doigts de la main. Louis, Duke, Miles, Coltrane… et Bird.Si sa musique impressionne comme au premier jour, c’est tout simplement dû à la puissance de ce qu’il faut bien appeler son génie musical : l’une des avancées théoriques (harmonique et rythmique) et expressive (un son, un souffle, un cri, un blues inconsolable) les plus considérables de toute l’histoire de la musique. Dans l’histoire du jazz, il y a un avant et un après Charlie Parker. Une éruption volcanique qui délimite le jazz classique et le jazz moderne. En quatre volets, l’histoire de la plus sensuelle des beautés convulsives.

1)    Dial B for Bird (1940-47)

Dès les premiers pas de l’Oiseau hors du nid, la marque d’une altérité radicale. Un génie comme il en apparait une poignée par siècle. Immortalisé sur les labels Savoy et Dial. 

2)    Bebop or not to be (1947-49)

Il n’est pas seul. Le pionnier s’appuie sur un commando de fous furieux qui révolutionnent les codes du jazz. Le bebop rase tout sur son passage. À New York, la 52ème rue leur appartient.

3)    Bird en Verve (1950-52)

Le producteur Norman Granz a pris le prodige sous son aile et le programme dans les lieux les plus prestigieux. Bird at the Philharmonic… et sur le toit du monde de la créativité.

4)    Les ailes brûlées (1952-54)

Une série de concerts d’anthologie, un son de saxophone halluciné, des phrases sculptées dans la lave. Une aura de statue de marbre dans la brume des petits matins hors du temps. À sa mort, les murs de New York se couvrent de cette inscription : Bird Lives. La légende commence.

Une émission en partenariat avec Libération

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