Samedi 13 février 2021
3 min

Paul Arma et le folklore musical de la France

Un compositeur au destin singulier, pris dans le tourbillon du 20ème siècle : Paul Arma. Elève choyé de Bartok, pianiste concertiste, compositeur passionné de technologie, il sera dès la seconde guerre mondiale, l'un de nos plus importants ethnomusicologues sur les traces de notre patrimoine vocal.

Paul Arma et le folklore musical de la France
Groupe de chanteurs sur le pont d'un bateau lors de la Fête des chants de marins à Paimpol en 1997, Bretagne, France., © Getty / Gérald MORAND-GRAHAME/Gamma-Rapho

Saskia de Ville : Marc-Olivier, nous évoquons aujourd’hui un extraordinaire musicien du siècle dernier, Paul Arma.

Marc Olivier Dupin : Né à Budapest en 1904, mort à Paris en 1987, Paul Arma traverse le siècle  d’une façon incroyablement riche et singulière. Élève en composition très apprécié de Bartók, il sera aussi pianiste concertiste aux États-Unis, chef de chœur, ethnomusicologue et sur le tard, passionné de technologie. 

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Bartok : Suite paysanne (arrangement de Paul Arma) par Jean-Pierre Rampal et Robert Veyron-Lacroix.

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Saskia de Ville : Et sur le plan vocal, où sont ses centres d’intérêt ?

Marc-Olivier Dupin : Comme ses aînés Bartok et Kodaly, il se passionne pour l’ethnomusicologie. La montée du nazisme et la guerre, le contraignent à l’exil aux États-Unis et en France. A chaque étape il se passionne pour les traditions vocales orales qu’il découvre. En France, entré dans la clandestinité, il s’intéressera notamment aux chants de maquisards, de résistants et de prisonniers. A la Libération, il enregistre des negro spirituals chantés par des soldats américains sur le sol français, qu’il transcrira ultérieurement. 

Saskia de Ville : Que devient-il après la guerre ?

Marc Olivier Dupin : Il a de multiples activités musicologiques à Paris, à l’université, à la radio. Il se passionne pour la musique électromagnétique en tant que compositeur avec des projets qu’il réalise à l’ORTF, l’ancêtre de notre Maison de la Radio et de la Musique. Avec son épouse Edmée, il produit des pièces inspirées du folklore, pour le jeune public.

Et dans le domaine vocal qui nous intéresse, il entreprend une collecte impressionnante d’enregistrements de chants populaires français. Il publiera d’ailleurs une anthologie sonore du folklore musical de la France en 1952. Rien ne remplace les ethnomusicologues hongrois !

Voici un chant angoumoisin, L’âne mort qu’il a enregistré, au plus tard, dans les années 1950.

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L'actualité de Marc Olivier Dupin

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