Samedi 27 mars 2021
3 min

Les choeurs amateurs durant la crise sanitaire

Comment surmonter la crise des chœurs amateurs en cette période de pandémie et comment envisager le retour à la pratique chorale ? De nombreuses questions pour un monde associatif en réelle souffrance.

Les choeurs amateurs durant la crise sanitaire
26 February 2021, Rhineland-Palatinate, Koblenz : Singing teacher Juliane Berg rehearses virtually with a choir via video conferencing software. , © Getty / Thomas Frey/picture alliance via Getty Images

Priscille Lafitte : Marc-Olivier, parlons de la situation des chœurs amateurs en cette période si difficile. Comment la vivent-ils ?

Marc-Olivier Dupin : Généralement très mal. A la fois pour des raisons artistiques mais aussi sociales. Ne plus se retrouver pour partager des moments musicaux est une réelle souffrance pour beaucoup de choristes et de chefs de chœurs.

Chant d’inspiration populaire du compositeur bulgare Petar Lyondev, par un chœur de femmes du Conservatoire de Bordeaux sous la direction de Thibaut Fuster.

Priscille Lafitte : depuis le début de l’épidémie comment les chefs de chœurs maintiennent-ils le lien avec leurs choristes ?

Marc-Olivier Dupin : De différentes façons au gré des recommandations sanitaires et des interdits. Depuis Mars 2020, à certaines périodes des répétitions en petits groupes ont été possibles, en intérieur ou en extérieur... A d’autres moments, seul le lien en visio, généralement par zoom, a permis une forme de continuité. Et parfois des prouesses autant musicales que techniques. New York, 150 choristes et instrumentistes se réunissent virtuellement pour réaliser cette chanson.

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Priscille Lafitte : Mais concrètement que peut-on faire comme travail régulier par zoom ?

Marc-Olivier Dupin : Ce travail est limité et quand on fait de la musique ensemble, rien de remplace le contact direct, le regard, le geste partagé. Mais on peut tout de même faire un certain travail technique, sur la respiration, l’échauffement, la préparation des œuvres voix par voix etc.

Et même si ce travail ne remplace pas le vécu « d’avant », il faut néanmoins soutenir les associations 1901 qui sont le support juridique de la pratique chorale. Je sais par exemple que certains choristes rechignent à payer l’inscription à la chorale, alors que les répétitions « en live » sont interrompues. Mais il ne faut pas affaiblir ces associations financièrement d’autant plus que les chefs de chœur font preuve d’une extraordinaire imagination et inventivité pour conserver par tous les moyens le lien avec leurs choristes. Une juste rémunération leur est due.

Priscille Lafitte : Et selon vous quelle forme prendra la sortie de crise ?

Marc-Olivier Dupin : On peut espérer qu’au cours du printemps la situation sanitaire s’améliore progressivement. En mai, juin les chœurs retrouveront peu à peu une activité, espérons-le. Alors, si j’ai un conseil à donner, il est important que les chorales d’amateurs préparent pour la fin de l’année scolaire un programme très court et très festif, pour redonner du plaisir aux chanteurs et retrouver un public ! Et faisons notres, les paroles de, devinez qui…

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