Samedi 5 octobre 2019
3 min

Le choeur Accentus

Le chœur Accentus dans un singulier éloge de la lenteur : une version déconstruite et planante d'un choral de Bach, Immortal Bach de Knut Nystedt.

Le choeur Accentus
Accentus, © Julien Benhamou

Au-delà des grands chefs-d’œuvre, le chœur Accentus a interprété et enregistré une pièce  particulièrement remarquable intitulée Immortal Bach de Knut Nystedt.

Qu’y a t-il de fascinant dans cette œuvre ?

Cette pièce est écrite à partir d’un choral de Bach, le choral BWV.478. 

Cette écriture est intéressant par l’utilisation du glissement progressif de la consonance vers la dissonance et vice versa. C’est à la fois d’une simplicité et d’une virtuosité d’écriture confondante, loin de tous les dogmatismes stylistiques. 

Et cette sorte d’éloge de la lenteur, met en jeu les voix, la polyphonie, les nappes sonores dans un trip totalement planant qui fait penser à certaines merveilles de la pop des années 70. 

Quelles qualités spécifiques demande l’interprétation de ce genre de texture sonore ?

Une extraordinaire maîtrise du souffle et de la respiration, pour obtenir une stabilité vocale parfaite. Donc pas de chevrotements, d’accents intempestifs ou de dérapages non contrôlés… Paradoxalement, chanter ou jouer piano demande beaucoup d’énergie à l’interprète. 

Et puis, il faut aussi une bonne oreille pour se repérer dans ces trames tellement polyphoniques par moment.

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