Vendredi 6 novembre 2015
4 min

L'Elixir de l'amour à l'Opéra Bastille au saut du lit

L’Elisir d'amore est à Donizetti ce que Il Barbiere di Siviglia est à Rossini : son passeport pour l’éternité. À l’instar du chef-d’oeuvre comique de son glorieux aîné, la partition fut d’ailleurs achevée en moins de quinze jours. Le succès de l’entreprise n’allait cependant pas de soi : le compositeur venait en effet d’essuyer un échec cuisant à la Scala de Milan avec Ugo, conte di Parigi, et surtout, Alessandro Lanari, impresario du théâtre rival, n’avait guère mieux à lui offrir qu’« une prima donna allemande, un ténor qui bégaie, un buffo qui a une voix de chèvre et une basse française qui ne vaut pas grand-chose, mais à qui nous devons rendre honneur. »

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